La solidarité, une affaire de cœur

18 mars 2009

Au Domaine Fleurimont

En février dernier, lors d’une manifestation, Solidarité populaire Estrie (SPE) a donné son appui aux travailleuses et aux travailleurs du Domaine Fleurimont. Pour l’organisme régional, la solidarité est une affaire de cœur. Présentement, les négociations sont au point mort clans le conflit sévisant au Domaine Fleurimont, une résidence pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Les personnes qui y travaillent, sont déterminées à obtenir gain de cause.

« Nous sommes sensibles à la lutte menée par ces personnes syndiquées contre la précarité d’emploi », a souligné Alain Roy de l’Association des locataires.

Les 24 travailleuses et travailleurs du syndicat du Domaine Fleu­rimont, affilié à la CSN, sont en grève illimitée depuis le 8 juillet 2008. « Les deux enjeux principaux de cette grève sont les salaires et le niveau d’emploi qui garantit une qualité de ser­vice adéquat aux résidantes et aux résidants. Une préposée gagne 10,96 $ /heure, et ce, après trois ans, dix ans ou 18 ans de service », a mentionné Michel Tétreault, vice-président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

« Depuis que Marcel Savoie est propriétaire du Domaine Fleu­rimont, le nombre de travailleurs et de travailleuses est passé de 45 à 24 alors que le nombre de résidants est resté le même, soit 116. C’est dire que la charge de travail s’est grandement alourdie pour ces personnes », rappelle

Michel Tétreault. La précarité d’emploi tend à se généraliser dans nos sociétés dites moder­nes, ce qui détériore la qualité de vie d’un nombre croissant de travailleurs et de travailleuses, tout particulièrement chez les femmes.

Un p’tit coup de klaxon, ça va droit au cœur

Les grévistes font du piquetage à l’extérieur de la bâtisse pour rappeler à la population qu’il y a un conflit à cet endroit. Lors­que que vous passez devant la ligne de piquetage, un petit coup de klaxon de solidarité les aide à tenir la minute de plus.