La TROVEPE a 20 ans … déjà

15 juin 2000

Vous connaissez la TROVEPE ? Si changer le monde vous intéresse et que cet acronyme vous est inconnu, c’est qu’il doit y avoir des incohérences entre vos pensées et vos actes… Cela dit avec humour, bien entendu !

L’histoire de ce regroupe­ment remonte au milieu des années 1970, alors que des organismes communautai­res de l’Estrie se rencon­trent pour échanger sur leur reconnaissance, le finance­ment étatique et leurs prati­ques d’éducation populaire autonome. En 1980, ces groupes organisent le collo­que « On s’prend en charge » pour examiner plus à fond ces questions. Le 18 no­vembre de la même année, ils tiennent une Assemblée générale de fondation qui donne naissance à la Table ronde des organismes vo­lontaires d’éducation popu­laire de l’Estrie.

« L’ensemble des démar­ches d’apprentissage et de réflexion critique
par les­quelles des citoyens et citoyennes mènent collecti­vement
des actions qui amènent une prise de conscience individuelle et
collective au sujet de leurs conditions de vie ou de travail, et qui
visent à court moyen ou long terme, une transformation sociale,
économique, culturelle et politique de leur milieu. »

Qu’est-ce donc que l’ÉPA

L’objectif fondamental de la TROVEPE est la promo­tion, la défense et le déve­loppement de l’éducation populaire autonome (ÉPA). Mais qu’est-ce donc que l’ÉPA ? Déjà, en 1978, une définition avait été adoptée à l’Assemblée générale de fondation du MÉPACQ (Mouvement d’éducation populaire et d’action com­munautaire du Québec) dont est membre notre Table régionale :

La TROVEPE regroupe aujourd’hui 17 organismes qui œuvrent dans différents secteurs de la société, com­me le logement, la consom­mation, les droits sociaux, etc. En accord avec les prin­cipes de l’ÉPA, ces groupes ne se limitent pas à offrir des services aux popu­lations défavorisées, mais visent également l’implica­tion de leurs membres dans des luttes pour une société plus juste. Malheureuse­ment, après vingt ans d’exis­tence, ce travail se heurte encore aux Politiques gou­vernementales et ainsi, ex­plique le fait que depuis sa naissance, la TROVEPE maintient sa lutte pour la reconnaissance et le finan­cement de l’éducation po­pulaire autonome et de l’ac­tion communautaire auto­nome (ACA).

Des outils pédagogiques

Notons qu’en vingt ans d’existence, la TROVEPE a su développer de nombreux outils pédagogiques : On s’prend en charge (1984, 160 pages), le Manuel de ressources pour l’action communautaire L’ATOUT (1994, 436 pages) et l‘Outil d’appropriation de 1’ÉPA (1992, 23 pages).

Des alliances incontournables

Plusieurs alliances ont per­mis la tenue d’événements significatifs sur les plans ré­gional et provincial : le col­loque L‘ÉPA : un pouvoir en jeu, en 1984; Journée de mobilisation et de visibi­lité du mouvement popu­laire et communautaire du Québec, en 1989; participa­tion à la mise sur pied du Comité communautaire estrien du développement local et régional, en octobre 1997; des campagnes de fax sur la reconnaissance et le financement de l’ÉPA et de l’ACA, à l’automne 1999.

Pour tout ce travail accom­pli et l’indispensable contri­bution de ce regroupement à l’avènement d’une société plus égalitaire et plus démo­cratique, souhaitons un bon anniversaire et une longue vie à la TROVEPE !

« L’ensemble des démar­ches d’apprentissage et de réflexion critique par les­quelles des citoyens et citoyennes mènent collecti­vement des actions qui amènent une prise de conscience individuelle et collective au sujet de leurs conditions de vie ou de travail, et qui visent à court moyen ou long terme, une transformation sociale, économique, culturelle et politique de leur milieu. »