Le Collectif ReCirque : Jeux, esprit de fête et partage

17 janvier 2009

Il y a ceux qui tentent de joindre les deux bouts, il y a ceux qui trouvent toujours le moyen de joindre l’utile à l’agréable et il y a ceux qui, en tentant de répondre à ces deux derniers, ont su jume­ler les arts du cirque et leur intérêts environnementaux. Cette équation magique donne lieu à un nouvel organisme à but non lucratif (OBNL) dans la région sherbrookoise : le Collectif ReCirque.

Né de trois jeunes citoyens du monde qui ont découvert les arts du cirque en voyage, ReCirque a vu le jour il y maintenant six ans. L’objectif est simple : partager la passion d’un esprit sain dans un corps sain en ex­plorant les diverses facettes des jeux cirquassiens, le tout dans une atmosphère de respect et de créativité.

« Le cirque est avant tout un sport mais, contrairement à plusieurs autres, il est non-compétitif. La jonglerie donne du rythme, les acrobaties ren­dent souple et fort, les clow­neries stimulent la créativité et l’accomplissement renforce l’estime. En jouant, tous y trouvent leur compte en plus de collabo­rer à l’esprit de fête et de partage qui se dégage des périodes de jeux », lance Annie Deslong­champs, membre active de l’organisme.

Les arts du cirque « recyclés »

ReCirque s’est aussi donné comme mandat de créer des jouets de cirque à l’aide de matériaux réutilisables comme des bouteilles de plastiques, des retailles de tissus ou encore des balles de tennis rendues inuti­lisables mais très pratiques quand il s’agit de les convertir en balles à jongler. Ses mem­bres ont même trouvé une uti­lité aux vieilles chambres à air de bicyclette.

« Nous croyons qu’il existe des tonnes de façon de réutiliser le matériel que plusieurs n’esti­ment bons que pour la poubelle. Avec une pincée d’imagination et un peu de recherche, nous avons trouvé presque tout le né­cessaire pour fabriquer des quilles, de jolies balles à jongler et des bâtons fleurs », explique Xavier Graveline, membre fondateur de ReCirque.

Les autres matériaux ne prove­nant pas de sources recyclées ou réutilisées, proviennent de petites quincailleries, de pro­duits d’ici et parfois même d’échanges de service. « Dans notre démarche de création, nous favorisons l’économie lo­cale et équitable au meilleur de nos possibilités. De plus, tout notre matériel est fabriqué de façon unique et artisanale, c’est-à-dire, à la main. Nous souhai­tons rendre accessible les arts du cirque, sans avoir à encourager le travail à la chaîne et j’estime que de cette manière, nous y contribuons bien », lance M. Graveline.

Et que la fête commence !

Et puis, en plus d’organiser des soirées de jonglerie et de fabriquer du « matos » de cirque comme ils savent si bien le dire, les membres de ReCirque or­ganisent une fête carnavalesque éponyme qui a généralement lieu au début du mois de juin. Cette année encore, pour la sixième année, ils comptent bien être au rendez-vous et ils nous réservent sans doute des sur­prises qui demeureront secrètes jusqu’à leur dévoilement. Ef­fet d’étonnement oblige !

ReCirque offre non seulement du matériel pensé et fabriqué ici, mais également des spectacles, de l’animation, des ateliers et des cours de cirque. Si vous souhaitez en savoir plus, que vous êtes intéressé par les ser­vices ou les produits offerts par ReCirque, ou encore, si la cause vous interpelle, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons une joie de vous répondre.

Cirquement vôtre !

Vous pouvez rejoindre le Col­lectif ReCirque au 819-34b­1299