C’est un enjeu de société
Dans d’autres secteurs, la grève est un outil légitime reconnu pour se faire entendre. Ce qui est valable pour les secteurs de l’enseignement, des soins infirmiers et du milieu ouvrier l’est tout autant pour nous. Il est tout à fait légitime que le communautaire puisse utiliser les mêmes leviers.
Nous sommes partie intégrante du filet social. Nous tenons nos services à bout de bras. Or, notre travail, souvent invisible, est perçu comme une vocation, une passion, un engagement. Pourtant, nos compétences et l’expertise de nos travailleuses et travailleurs du communautaire doivent être reconnues à leur juste valeur et rémunérées de façon adéquate. Nous revendiquons une pleine reconnaissance de notre rôle, un financement à la hauteur de notre mission qui permettra d’établir des conditions de travail décentes.
Nos conditions de travail comptent. Nos missions aussi. Nos actions quotidiennes sont des services essentiels, créent des liens précieux avec des humains, protègent et font la promotion de la justice sociale et du bien commun. Faire la grève, c’est donc dire que nos voix méritent d’être écoutées.
Au fil du temps, nous avons essayé les pétitions, les manifestations pacifiques, les appels à l’aide et multiplié les rencontres. Pourtant, rien n’a vraiment bougé. Notre mouvement de grève peut créer un tournant politique.
Se rassembler autour d’une idée forte et audacieuse : celle de faire de la force collective de Shawinigan et de Mékinac, un exemple inspirant et porteur. Devant l’échec des regroupements nationaux à mobiliser largement les organismes de base, il nous faut montrer la voie. Une grève bien pensée, portée localement, peut exercer une influence réelle.
Notre action contribue à construire un mouvement social d’envergure, à retrouver le courage et à rallumer l’étincelle de la mobilisation.
ARGUMENTAIRE SIMPLIFIÉ
Ce n’est pas juste le communautaire qui est à boutte, c’est tout le Québec qui s’essouffle. Si nous ne pouvons pas effectuer notre travail, c’est toute la société qui perd. L’action communautaire autonome, est un trésor collectif. Préserver notre autonomie, c’est préserver notre voix, nos valeurs.
Montrer concrètement notre rôle
Levons-nous ensemble, dans toutes les villes, même avec des moyens limités. Plus nous serons nombreux.ses, plus nous serons solides. Une grève coordonnée est un geste significatif qui peut forcer les décideurs à prendre le temps de nous écouter.




