Sous-financés depuis des années et privés d’indexation, les organismes en défense collective des droits pressent le gouvernement d’agir. Une vaste mobilisation, qui s’étendra jusqu’au budget de mars 2026, vise à obtenir des engagements financiers jugés essentiels à la survie de leurs missions.
Les organismes en défense collective des droits (DCD) repartent en campagne afin de dénoncer un sous-financement qu’ils qualifient de « chronique et intenable ». Selon leurs constats, ces groupes n’ont reçu aucune indexation depuis plusieurs années, un recul qui les oblige à multiplier les appels à projets pour compenser, souvent au détriment de leurs missions centrales. Cette situation contribue à la surcharge de travail, à la précarité salariale et à la difficulté de maintenir des services stables.
Face à cet état de fait, les organismes portent trois revendications majeures :
- 155 millions de dollars supplémentaires par année pour financer adéquatement la mission des groupes, incluant des mesures pour les personnes ayant des limitations fonctionnelles ;
- Un mécanisme permanent d’indexation basé sur les couts réels du communautaire ;
- Un processus transparent pour financer les nombreux groupes encore en attente.
Pour y parvenir, le mouvement adopte une stratégie d’escalade des moyens de pression, structurée en trois phases : mobilisation locale et régionale, actions coordonnées et démarches politiques ciblées auprès des ministres. L’objectif : créer un rapport de force avant le budget préélectoral de mars 2026. La mobilisation inclut également la possibilité de journées de grève communautaire, présentées comme un geste collectif symbolique visant à dénoncer le manque de financement et à rappeler que la défense des droits est un pilier essentiel du filet social québécois.




