Les yeux rieurs, remplis d’expression, sourire aux lèvres, c’est toujours ainsi qu’est Gilles Jean, peu importe l’endroit où on le croise. Son besoin de plaire, d’intéresser les gens est de plus en plus présent, et de plus en plus comblé.
Son travail : Livreur pour les postes
Son amour : La comédie
Le Bas du Fleuve
Gilles Jean est originaire du Bas du Fleuve et a grandi paisiblement et calmement dans une ferme située sur un petit rang. À l’époque, c’était Gilles le « tranquille ». Renfermé émotivement, timide, sa priorité : plaire, toujours plaire.
C’est en secondaire V qu’on lui a offert l’option théâtre. Pour quelqu’un de timide ce fut tout un contrat, d’autant plus qu’à la première journée du cours il a constaté qu’il était le seul gars du cours. Il m’avoue qu’à cette époque il avait, malgré son désir de faire du théâtre, essayé de se trouver des excuses du genre : « J’pourrai pas aider mon père le soir pour la traite des vaches si j’ai des pratiques. Ça donne beaucoup de travail… ! »
Malgré tout, il a réussi son cours. C’était enfin la rencontre entre lui et le théâtre. Son « feeling » à la fin de cette année : « C’est la plus belle année de ma vie. Vivre des contacts humains; Hey ! j’ai fait un show ». Une belle expérience quoi !
De E.T. et Indiana Jones au théâtre
Puis il est entré au Cégep en sciences humaines : l’expérience en théâtre étant toute récente, Gilles n’était pas convaincu encore que le théâtre pourrait devenir le métier qu’il pourrait exercer : À cette époque, Gilles était très attiré par le mystérieux et c’est ce qui le poussait vers des études en ufologie et en archéologie. Mais, c’est vraiment au Cégep lors du cours français-théâtre qu’il a vraiment pris conscience de la beauté et la profondeur du théâtre. Durant ce cours, il a connu le plaisir de devenir un « clown ». Pour quelqu’un de timide, être soudainement un clown lui permet de s’extérioriser puisque c’est un autre personnage que les autres gens voient.
Sherbrookois d’adoption
C’est à l’été 81 que Gilles fit sa première visite à Sherbrooke. Ravi du cours que l’U. de S. lui offrait en « animation en théâtre » il s’installa à Sherbrooke pour y rester. Pour Gilles Jean, l’année 81 fut marquante :
- 1ère fois qu’il partait du Bas du Fleuve,
- un engagement dans le monde du théâtre,
- les Sherbrookois, des gens à découvrir.
Animateur en théâtre
1984, fin des classes. Gilles Jean sort de l’Université avec un BAC en… animation théâtrale. Pour lui, ce fut une approche différente. Bien sûr, il a pu faire du théâtre mais encore bien plus. Le cours lui a permis de toucher à tous les points qui entourent le théâtre : décor, éclairage, son, direction, etc.
Public de l’avenir
C’est au printemps 85 qu’il devient comédien avec la troupe I’EXAGON dirigée par Daniel Larkin. Sa première pièce avec la troupe a été Lucky Luck et l’Extra terrestre. Présentée dans les écoles, notre E.T. démontrait à notre Lucky Luck fumeur que la cigarette était nocive pour la santé. Parallèlement à la présentation de cette pièce, Gilles faisait des interventions à la boutique « Santé 2000 » sur la sensibilisation face au tabac en utilisant le théâtre-image et l’improvisation gestuelle comme médias. Ces deux pièces visant à sensibiliser surtout nos jeunes (non-fumeurs de l’avenir), ils ont utilisé des accessoires qu’on retrouve habituellement dans chaque foyer afin qu’à leur tour, une fois à la maison, ils puissent jouer, créer, inventer et passer eux aussi leurs messages.
V’là pas longtemps
En avril, c’était le montage du décor de la pièce « Berthe et Rose en Floride » jouée à l’U. de S. la semaine du 29 avril. Cette pièce traitait des vacances avec un brin d’humour. Et le 10 mai au Cégep de Sherbrooke, on a pu revoir Gilles dans « La vie à 3 étages », un atelier en collaboration avec le Sang Neuf.
Projets d’avenir…
Quoiqu’il veuille continuer à se tailler une place dans le monde du théâtre, Gilles aimerait toucher aussi au monde de l’écriture théâtrale, étant donné l’insuffisance d’écrivains québécois dans ce domaine. Il orienterait davantage son travail sur les enfants en les sensibilisant aux différents problèmes sociaux.
Pour l’instant, c’est entre deux livraisons prioritaires qu’il se livre à tous ses rêves qui deviendront réalité, du moins on le lui souhaite.




