On peut dire de la démocratie qu’elle est promotrice du progrès mondial qui supporte les valeurs sociales et personnelles comme le droit de faire, de penser et de dire ce que l’on veut.
Par ailleurs, la démocratie protège les droits humains qui permettent, de leur côté, de s’exprimer, de circuler librement, de voter et d’être lu. Elle offre une énorme liberté qui est limitée – juste qu’à un certain point – par la liberté des autres. Certains théoriciens s’opposent à la démocratie en disant qu’à sa base, elle est injuste parce que c’est la domination de la majorité sur la minorité. Cependant, malgré toute la résistance qu’on lui oppose, principalement dans le monde non développé, la démocratie fleurit en détruisant beaucoup d’obstacles. Les gouvernements rétrogrades qui se battent vainement contre le progrès et l’avènement de la démocratie, perdent souvent la bataille.
Même si la démocratie est en pleine croissante dans plusieurs pays, force est de constater qu’elle n’est pas seulement menacée par ses ennemis habituels, par exemple, les régimes totalitaires, mais également par ses propres promoteurs qui prétendent en être les plus grands défenseurs et par conséquent, les plus grands démocrates au monde.
Le double standard !
Ces derniers, en développant leur « propre » démocratie ont laissé croître en son sein, un virus menaçant capable de compromettre le concept même de liberté sur lequel la démocratie a pris naissance. Très antidémocratique, ce virus porte le nom de « double standard ». Au niveau international, les exemples sont frappants : double standard pour l’application d’un critère des droits pour soi-même et ses alliés et autre critère pour ses opposants et non alliés ; possession de l’arme prohibée pour les uns et empêchement de l’avoir pour les autres ; appellation de démocratiques pour certains régimes dictatoriaux alliés et appellation d’antidémocratiques pour des régimes pareils non alliés. Beaucoup d’autres exemples pourraient s’y appliquer.
Ainsi, le double standard ronge la démocratie en dedans et l’entraîne à sa perte car son postulat dit que tous et toutes sont égaux et que tous et toutes possèdent les mêmes droits. Comment peut-on parler d’égalité, de liberté et de justice lorsqu’on favorise les uns au détriment des autres ? Gravement atteinte, la démocratie a créé ses propres antidotes qui lui ont fait perdre l’authenticité de ses valeurs et de sa propre attirance. De telle façon, dans un sens symbolique et involontairement, la démocratie contribue à son propre suicide.



