- Les soldats canadiens devraient continuer à fouler le sol afghan pour une période indéterminée, et ce, en autant que les pays alliés de l’OTAN acceptent d’offrir des renforts. Graduellement, une place plus large sera faite à la formation accélérée des Forces nationales afghanes ;
- La mission du Canada en Afghanistan est vouée à l’échec si les pays de l’OTAN n’acceptent pas de dépêcher au moins 1000 soldats supplémentaires dans la région de Kandahar, au sud du pays, où les insurgés sont les plus actifs et où sont déployés les soldats canadiens depuis deux ans ;
- Le déploiement d’hélicoptères pour le transport des troupes et de drones (petits avions sans pilote) pour la surveillance aérienne ;
- Si ces conditions ne sont pas acceptées par les pays alliés, mieux vaudra leur annoncer que le Canada retirera ses troupes de l’Afghanistan à l’échéance prévue, février 2009;
- Le premier ministre devrait convaincre les pays membres de l’OTAN de renforcer les efforts et de mieux coordonner toute la mission internationale;
- Le premier ministre doit faire de cette mission une priorité;
- Le comité demande aussi que des informations plus « franches » circulent auprès du public pour maintenir un dialogue « ouvert et constructif » ;
- Les suites qui y seront données seront surveillées de près par les pays alliés pour qui le retrait du Canada de la province de Kandahar, aurait des conséquences majeures ;
- Le Canada réoriente son budget d’aide de 1,2 milliard $ (ce qui en reste car ce montant s’étale sur 10 ans, de 2002 à 2011) vers des projets qui répondraient aux besoins plus immédiats des Afghans, particulièrement à Kandahar.
N.B. La mission de combat actuelle, à Kandahar, doit se terminer en février 2009, à moins d’un renouvellement. Le Groupe de travail sur l’avenir de la mission canadienne en Afghanistan, présidé par John Manley, aura coûté près de 450 000 $ aux contribuables canadiens.
*En collaboration avec le Collectif Échec à la guerre


