Les élections… les droits individuels… les droits collectifs…

17 avril 2007

Regroupant une majorité d’organismes de défense collective des droits, la TROVEPE (Table Ronde des Organismes d’Éducation Populaire de l’Estrie) demande aux députéEs provinciaux récemment éluEs de travailler en vue de rehausser substantiellement le financement de ces organismes afin qu’ils soient en mesure de réaliser leur mission première, soit celle de permettre aux citoyenNEs de se donner des lieux d’apprentissage, de promotion et de défense collective de leurs droits.

Avec l’accroissement des iné­galités sociales, les nombreuses pertes d’emplois, le recul sur dif­férentes questions touchant les femmes, la détérioration des conditions de travail, les mul­tiples coupures dans les pro­grammes sociaux, la remise en question de l’accessibilité et la gratuité des services publics, la détérioration de l’environnement et autres impacts découlant de la mondialisation des marchés, les groupes de défense collective des droits sont plus que jamais indispensables.

Un rôle essentiel

Les groupes de défense collec­tive des droits jouent un rôle essentiel au Québec touchant plusieurs catégories de gens majoritairement moins bien nantis : locataires, personnes assistées sociales, chômeurs, femmes victimes de violence, personnes handicapées, tra­vailleurs non-syndiqués, con­sommateurs lésés, accidentés du travail, citoyennes et citoyens préoccupés d’environnement, etc. Ces organismes contri­buent, sur différents aspects, au respect des droits reconnus par les chartes et les pactes inter­nationaux auxquels le Canada et le Québec ont adhéré.

De plus, ces organismes per­mettent, en les informant, à des milliers de personnes de faire reconnaître leurs droits tout en les soutenant dans leurs dé­marches auprès des instances décisionnelles concernées. Ce travail d’éducation populaire contribue à ce qu’un plus grand nombre de citoyenNEs par­ticipe à la vie démocratique du Québec en les outillant pour intervenir dans les grands débats sociaux actuels.

Carrément sous-financés !

En Estrie, le financement des organismes de défense collec­tive des droits par le gouverne­ment du Québec, octroyé via le Secrétariat à l’action commu­nautaire autonome et à l’in­novation sociale (SACAIS), était en moyenne de 40 835 $ en 2005-2006 (excluant les regroupements régionaux). Certains organismes reçoivent aussi peu que 7 192 $ et que 14 257 $ par année ! Cette somme sert à payer l’ensemble des dépenses reliées au fonc­tionnement d’un organisme : loyer, téléphone, activités, déplacements, salaires, etc. On ne peut affirmer que ces orga­nismes .r.‹ roulent sur l’or »

La plate-forme nationale de revendications financières dé­posée par les organismes de défense collective des droits auprès du SACAIS est claire. Nous demandons, pour 2007-2008, une augmentation de 5,2 millions afin d’indexer et d’augmenter à un seuil minimal de 50 000 $ tous les groupes de défense collective des droits du Québec déjà financés et pour ac­cueillir les groupes en attente de financement.

À cet égard, la TROVEPE demande aux députéEs fraî­chement éluEs en Estrie, de défendre les demandes men­tionnées ci-dessus, et ce, afin de contribuer concrètement à l’avancement de la démocratie québécoise.

 

 

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