Stage de Québec sans frontières Dans la rue
Pour une deuxième année, grâce au soutien du ministère des Relations internationales par le biais du programme Québec sans frontières (QSF), le Carrefour de solidarité internationale (CSI) permet à des jeunes de la rue de rencontrer l’Afrique de l’Ouest. Cette année, c’est en partenariat avec la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, que l’expérience s’y vit pour cinq jeunes. Le grand départ s’est fait le 11 janvier dernier en direction de Bamako, capitale du Mali. Avant de quitter la grande ville pour Boidié, les jeunes nous laissent un petit mot démontrant bien toute l’ampleur du travail de l’Association Kilabo, principal partenaire malien du CSI.
Un petit mot pour dire qu’il fait très beau ici et que tout le monde va bien. Nous mangeons vraiment très bien. Nous sommes allés faire quelques visites des sites historiques ; avons des cours de bambara à l’ombre d’un arbre et avons eu la visite d’un fabriquant de jembe et d’un couturier. Kilabo fait un travail des plus exceptionnels. Les gens là-bas prennent leurs rôles de guide touristique, de professeur, de chauffeur et surtout, d’intermédiaire dans les situations les plus compliquées. C’est très rassurant de travailler avec eux. Les jeunes sont vraiment très autonomes et ils sont constamment avec des Maliens. Ils ont une belle ouverture. Les premiers signes de choc culturel se font sentir… Nous partons pour Boidié demain midi ou une nouvelle aventure nous attend.
Mali-Claude
La famille : pilier de la société
« Le portrait de la famille malienne est une petite maison remplie de tantes, oncles, cousins et cousines, frères et sœurs, grands-parents, et bien sûr, de quelques animaux. Et cette famille passe avant tout, solidaire, respectée et honorée. Les liens familiaux nous ont paru très forts : tout le monde a une place bien précise et importante pour assurer le bon fonctionnement de la famille, comme une micro-société ! » (Mélanie Séguin, Kaylee Irvine, Gulled Hussein, QSF 2004)
« Le Mali est riche en beauté extérieure et intérieure, les gens sont extraordinaires. Ce pays mérite d’être visité… Merci au CSI. » (Maxime Dubois Leclerc, QSF 2004)
« Au Mali, la pollution est présente surtout dans les grandes villes à cause du pétrole non raffiné et des vieux moteurs non ajustés. De plus, des systèmes de collecte de déchets par exemple, ne sont pas monnaie courante. Les problèmes de pollution, s’ils ne sont pas réglés, s’envenimeront d’année en année, sans oublier ce coin de pays qui perdra sa beauté. Selon moi, la meilleure solution reste, le développement durable qui inclut une vision à long terme dans le développement. Sans être draconien, le développement durable peut accomplir de grandes choses, avec l’aide de gens dévoués, bien sûr. » (Mathieu Guillet, QSF 2004)
« À mon arrivée au Mali, j’avais l’impression d’avoir trouvé une société qui rejoignait mes valeurs. Déjà l’absence de stress, moi qui est maladivement stressée ! Et la famille unie, qui passe avant tout, même avant le travail, ce même travail, qui est difficile, mais qui revient directement à : nourrir sa famille du fruit de ses efforts ; la proximité entre les vieillards, et les enfants…
Cependant, en y réfléchissant plus, je me suis rendu compte que ce Mali n’était pas parfait, que chaque société, la nôtre et la leur, a ses mauvais côtés. D’accord, le stress est absent mais par contre, il semble y avoir un manque d’organisation répandu. De plus, il faut souvent beaucoup de temps, là aussi, pour que les choses changent. Et l’agriculture, si proche de la terre, est aussi, de façon générale, toxique. En effet, les Maliens utilisent beaucoup d’engrais Chimiques contribuant ainsi à l’appauvrisse= ment des sols. Et les femmes, Piliers de la Société malienne, ont rarement accès à l’éducation et travaillent très fort toute leur vie.
Ce que le Mali m’a apporté ? J’y ai saisi toute l’importance et la chance de pouvoir faire des choix dans la vie. Rien au monde ne pourra m’obliger à suivre une voie que je n’ai pas choisie ! » (Flo, Christine Benoît Belisle, QSF, 2004)
Source : CSl-informe, été 2004 Volume 8 n° 2



