Les nouvelles du Pérou

29 janvier 2000

Stages outre-mer

« Hola Cochera ! jEste pats es mi hermano ! jVen
aci ! jTe voy a presentar a mi gente ! jVamos a
chupar una chelita ! »

Tout en me souvenant de ces phrases, me reviennent en mémoire toutes sortes de choses que j’ai dû expéri­menter depuis 1997, depuis que des élèves du Collège Champlain nous rendent visite. Je me dis en moi-même : jPucha ! C’est l’ex­périence la plus merveilleuse de ma vie ! Je crois que pour un jeune latino-américain, étudiant, danseur, amou­reux, placoteux, rêveur, en­ragé du peuple comme moi, et pour les autres chicon du Nord, peut-être avec les mêmes caractéristiques, mais avec une vision diffé­rente du inonde, il y a quelque chose de très fort qui nous unit : l’amitié.

Cette amitié qui s’est créée grâce au stage, j’ai su dès le premier jour où nous nous sommes rencontrés qu’elle allait donner de très bons fruits.

Vivre avec un étranger chez soi

Je ne sais pas si j’ai déjà tout dit, ou trop ou rien, peu importe… Je suis aussi bien de continuer avec mon his­toire ! Avoir chez soi un jeu­ne étranger qui ne parle pas ta langue, qui ne connaît pas tes mets, tes danses, ta façon de concevoir le monde, etc., en un sens, ce fut très com­pliqué, car ni moi ni per­sonne de ma maison ne par­lait le français ou l’anglais.

[…] Ce qui se fit de plus intéressant, furent les chan­tiers auxquels les stagiaires durent participer : accom­pagner des enfants pour ramener chez eux le pain quo­tidien, ou travailler avec des handicapés physiques et mentaux, ou dans les gran­des cuisines collectives qui ont surgi de la volonté et de l’organisation du peuple pé­ruvien pour tuner contre la faim, donner de la tendresse et de l’affection à des en­fants abandonnés, ou écou­ter un moment nos vieux ou s’immerger dans les écoles de l’État qui n’ont pas les infrastructures adéquates, ou encore se balader dans les collines où vivent des gens dans des maisons faites de quatre panneaux de paille et qui durent tout abandonner à cause du terrorisme (ou autres chose… )…

Désir de collaboration

Donc, là où sont les « pro­blèmes sociaux », là où l’on essaie tant bien que mal de survivre à la vie, là aussi sont allés les stagiaires ve­nus du Nord pour être avec ceux du Sud, contents de connaître et rencontrer, ame­nant avec eux beaucoup de rêves et de désir de collabo­rer… Ceci me remplit d’or­gueil, de savoir qu’il existe des jeunes gens qui, comme moi, apprennent à penser aux autres, et nous misons ensemble sur l’avènement d’une société plus juste et plus digne pour tous et tou­tes sur la terre sans distinc­tion.[…]

« jAyayay me duele le corazón, ayayay me duelle por tu amor ! » Ce sont les paroles d’une des chansons que nous avons apprises et dansées, stagiaires et ju­meaux péruviens. […] Ami, ami, lève ton verre… ! À la prochaine, à bientôt ! Bonne chance à tous ! Je me sou­viendrai toujours de vous !

 

 

 

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