Les permis temporaires d’alcool permettent aux associations et organismes à but non-lucratif de s’amasser des fonds pour leurs activités. L’association des hôteliers et autres détenteurs de permis d’alcool de l’Estrie soutient qu’ils servent souvent à opérer illégalement des boîtes de nuit. Cette association a porté une plainte formelle auprès de la Régie des permis d’alcool du Québec pour obtenir des modifications à la loi actuelle et une application plus rigoureuse de celle-ci.
Les demandes de l’association des hôteliers visent à réduire l’émission des permis temporaires ce qui pourrait compromettre, d’une certaine manière, la survie de certains organismes qui vivent de ces activités. Ce n’est toutefois pas la volonté première de l’association, qui voudrait restreindre ces partys, plutôt que de les taire disparaître. Lors de l’audition, qui a eu lieu le lundi 8 septembre dernier à l’Université de Sherbrooke, le représentant de l’association a décrit les différentes entraves qui ont pu être faites à la loi et qui rendent la compétition déloyale face aux détenteurs de bars. C’est particulièrement face à ces entraves, qui permettent la vente de bière à prix très bas, et aux différences entre la loi des permis temporaires et celle des permis permanents que s’en prend l’association.
Bien que les témoignages soutenus durant l’audition n’accusaient pas particulièrement le cégep et l’Université, ce sont les partys tenus dans ces établissements qui soulèvent l’intérêt. En effet, ces soirées rapportent de fortes sommes aux associations organisatrices, les associations de finissant-e-s, et font l’envie des hôteliers de la ville. Comme, en général, ces soirées se font dans l’ordre et la légalité, il semblerait que les détenteurs de permis permanents soient prêts à restreindre l’ensemble des permis temporaires pour arriver à réduire le nombre de ceux émis pour ces établissements et qui visent leur public spécifique.
Suite aux témoignages entendus à la première audition, le président de la Régie des permis d’alcool a considéré qu’il devait y avoir enquête. Une nouvelle audition aura donc lieu le 7 octobre prochain, toujours à l’Université de Sherbrooke, où seront entendues, cette fois, les associations organisatrices des partys.


