L’esclavage moderne…

1 juin 2005

Le travail forcé de nos jours ou

La planète semble avoir « évolué » ; le monde moderne s’est introduit dans nos vies pour le meilleur et pour le pire. Cependant, toute cette évolution n’est peut-être qu’une simple régression lorsqu’on ouvre un peu les yeux pour se rendre compte que l’esclavage remplit de plus en plus de poches (de riches, bien entendu).

Encore aujourd’hui, l’esclavage se poursuit et fait son petit bout de chemin. Beaucoup d’entre nous le savent, mais qu’en est-il vraiment et que pouvons-nous faire, en tant que citoyens et citoyennes responsables, pour contrer cette réalité ?

Des millions à travers le monde

Selon une étude menée par le Bureau international du tra­vail (BIT), l’esclavage n’aurait jamais pris autant d’ampleur qu’aujourd’hui. Par conséquent, les chiffres démontrent l’éten­due de la situation, fortement liée au phénomène de la mon­dialisation. En effet, selon le BIT, au moins 12,3 millions de personnes dans le monde sont soumises au travail forcé pour fournir aux gens qui les exploitent la « modique » somme de 32 milliards de dollars. L’Asie est la région du monde la plus concernée par ce fléau : on estime à 9,5 millions le nombre de travailleuses et travailleurs forcés. Cependant, l’ensemble du globe est touché par le phénomène, y compris les pays industrialisés où, croit-on, près de 210 000 personnes seraient exploitées.

Notons que la notion de travail forcé réfère à toute forme de travail non désiré ordonné sous la menace d’une peine. Cette définition comprend aussi les détenus de camps de travail ainsi que les travailleurs-euses dont les supérieurs gardent en leur possession salaire et/ou papiers d’identité dans le but d’empêcher ces derniers de quitter.

La majeure partie de cet esclavage bat son plein furti­vement dans le secteur privé, et ce, par le biais de la sous-traitance (soit dit en passant, l’économie traditionnelle). Néanmoins, force est d’admet­tre que les « exploiteurs » en question demeurent quasiment intouchables face aux poursuites ou enquêtes à cet effet.

Considérant le fait que l’escla­vage moderne soit intime­ment lié à la mondialisation, il est de notre devoir d’agir afin d’atténuer la gravité de la situation. Évitons d’encoura­ger la déportation de nos entreprises et de permettre à certains opportunistes de voir les humains de la planète uniquement comme des sources de revenus (dollars). Consommons de manière avertie tout en sachant que chacune de nos transactions a un impact sur l’esclavage moderne.

 

 

 

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