Il était une fois la démocratie. On la voulait partout dans tous les pays. La démocratie était une très belle femme, mais on l’a voilée, violée, martyrisée, défigurée. on l’a retrouvée sous les décombres des villes bombardées en Irak, elle fut excisée en Afrique, mise nue et torturée près des puits de pétrole de l’Algérie, elle a été enterrée jusqu’au cou et lapidée au Nigéria. La démocratie était notre mère et on l’a jetée dans la boue au Chili. Elle a été étouffée sous des coussins dans un avion à l’arrêt sur le tarmac de Zaventem en Belgique. Et ceux qui ont tué la démocratie marchent la tête haute sur les boulevards des villes; ils ont cassé leur rétroviseur; ils ont la maladie d’ Alzheimer quand on leur demande des comptes. La démocratie a été écrasée sous les bulldozers en Palestine. Et le grand ogre mondial et universel, Bush, veut que la démocratie crève et il lève des années et il fait pousser des fusils, des missiles et il envoie des missi dominici au nom de Dieu au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice : toute arme aussi perfectionnée soit-elle est pourtant anachronique.
Le bon sens et l’amour sont devenus le partage des brutes. Des sous-marins atomiques transportent dans leur ventre des bombes qui pourraient détruire 16 fois Hiroshima et la mer, notre mère polluée par des nappes de pétrole. M. Bush fait la guerre pour instaurer la démocratie, il la tue pour apprendre à vivre; c’est une ancienne nouvelle méthode d’éducation. La démocratie est encore au berceau. Elle est entre nos mains dans nos gestes quotidiens, dans nos pensées quotidiennes qui sont comme des missiles sol air qui jaillissent de nous avec force comme si nous étions chacun, chacune, de puissants geysers. Pourvu que nos pensées soient des missiles d’amour pour tous les habitants de toute la planète, enfants, femmes et hommes, animaux, arbres et roches étendues d’eau et nappes phréatiques.Nous sommes responsables de nos pensées et l’avenir de la planète est entre nos mains.
Julos Beaucarne 16 09 03 Tourinnes la Grosse, Belgique



