Pour les nostalgiques
Érigé en 1928 sur la rue principale du centre-ville de Sherbrooke, l’hôtel New Wellington fut acquis par un homme d’affaires du nom de J.O. Gagné. Construit de briques et de pierres, l’édifice abritait une soixantaine de chambres disposées sur quatre étages. L’hôtel possédait une enseigne électrique et valait 80 000 . Monsieur J.O. Gagné en assuma la direction jusqu’à sa mort en 1951.
En 1953, l’hôtel passa aux mains d’Eddie Bloiom et environ deux ans plus tard, le cabaret Le Flamingo ouvrit ses portes. En 1964, ce cabaret pouvait accueillir jusqu’à 500 personnes. L’endroit était plutôt chic et de 20 h 30 à minuit, la musique populaire égaillait les jeunes gens. Toute une génération se souvient des soirées colorées au Flamingo, alors devenu l’endroit le plus fréquenté du centre-ville.
En 1964, l’hôtel comptait, en plus de ses chambres, une piscine intérieure, un bain de vapeur sauna, un endroit où l’on donnait des massages suédois et une salle à manger. Il y avait aussi la salle Chevalier qui pouvait accueillir 800 personnes pour diverses réceptions tels des bals étudiants, des mariages, etc.
L’hôtel Wellington fut le théâtre de plusieurs incendies, dont ceux de 1959, 1962 et 1971. Il connut aussi quelques fermetures, dont celle de 1986, et ouvertures, dont celle de 1988. La dernière fermeture remonte à 1990.
Réouverture attendue
Durant l’hiver 2001, l’hôtel Wellington on a été racheté par un homme d’affaires de Toronto, monsieur Feroze A. Virani, qui s’associa à la chaîne Ramada. L’immeuble fut payé 375 000 $ alors que l’évaluation municipale le chiffrait à 676 000 $. Un million de dollars a été investi afin de revitaliser l’édifice. L’hôtel Wellington rouvrit ses portes le 18 mai 2001 et devint officiellement le quatrième Hôtel Ramada au Québec le P’ août de cette même année. L’hôtel emploie une cinquantaine de travailleurs et compte, entre autres, un restaurant et un bar nommé Le Coude (pour les nostalgiques).
Aujourd’hui, l’hôtel Wellington est ouvert pour tous les visiteurs qui souhaitent y séjourner et diverses activités peuvent aussi se tenir au Flamingo. Par exemple, le 1er mai dernier lors de la fête internationale des travailleuses et des travailleurs, un goûter s’y est donné après la marche populaire tenue dans les rues de la ville. De plus cet été, du théâtre y sera présenté alors que la pièce « Ça passe ou ça casse » fera partie d’un forfait souper-spectacle.
Ainsi, depuis 1928, l’édifice de l’hôtel Wellington fait partie de l’ensemble culturel du centre-ville de Sherbrooke. En plus de servir de lieu de relaxation et de repos, aujourd’hui, l’hôtel veut redevenir un lieu de rencontre pour l’ensemble de la communauté sherbrookoise.



