Élections municipales du 6 novembre

C’est parce qu’elle considère que les locataires ont des inté­rêts communs à défendre lors des élections municipales du 6 novembre que l’Association des locataires de Sherbrooke a organisé une assemblée publique sur le logement le samedi 15 octobre dernier afin de s’assurer que les candidatEs à la mairie prennent des engagements concrets concernant le lo­gement social et qu’ils et elle en fassent une priorité.

Cette assemblée a réuni une soixantaine de locataires pré­occupés par la problématique du logement à Sherbrooke. Les locataires ont exigé que les candidatEs s’engagent à se doter, dans la première année de leur mandat, d’un code du lo­gement qui permettra à la Ville d’obliger les propriétaires à effectuer les réparations né­cessaires aux immeubles loca­tifs. De plus, les locataires se sont assurés que la Ville aug­mente son budget consacré au logement social et qu’elle fasse pression sur les paliers de gou­vernement supérieurs afin qu’ils investissent davantage pour le logement social et qu’ils accélèrent et facilitent le processus de mise en chantier des projets. Enfin, l’Association des locataires de Sherbrooke a revendiqué que les candidatEs s’engagent à maintenir la table de concertation sur le loge­ment et l’augmentation de son soutien financier.

L’Association des locataires de Sherbrooke a revendiqué que les candidatEs s’engagent à maintenir la table de concertation sur le logement et l’augmentation de son soutien financier.

Les candidatEs se sont engagés à la réalisation d’un code du logement et à l’augmentation du budget consacré au logement social. En ce qui concerne la table de concertation sur le lo­gement et le soutien financier octroyé à l’Association des lo­cataires, seul Jean Perrault s’est engagé pour les quatre pro­chaines années au maintien de la table de concertation et à l’augmentation du soutien fi­nancier.

Madame Gravel, pour sa part, s’est engagée à créer une fon­dation publique-privée dans un objectif d’augmenter le nombre d’unités de logement abordable. L’Association des locataires s’oppose à cette for­mule qui, à son avis, ne profi­tera qu’aux investisseurs. Elle a refusé de s’engager à mainte­nir le financement de l’Asso­ciation des locataires en repor­tant sa décision après les élec­tions, si elle est élue. La for­mule suggérée par madame Gravel concernant la table de concertation est d’orienter l’Association des locataires vers Ville en santé, alors que l’ex­périence nous a démontré que cette structure n’est qu’un lieu de consultation et qu’elle n’a aucun pouvoir décisionnel, au contraire de la table de con­certation.

Monsieur Richard s’est engagé au maintien de la table de concertation et à l’augmentation du budget consacré au loge­ment social. Pour ce qui du fi­nancement, monsieur Richard propose que le soutien finan­cier de l’Association des loca­taires soit maintenu pour une période de deux ans, pour les années subséquentes, il favorise un financement de base équivalent de un dollar par unité de logements sur le ter­ritoire. Cette dernière formule, qui s’inspire de la revendication de l’Association des locataires, permettrait à l’Association des locataires de répondre à une augmentation de son budget de façon récurrente. L’Asso­ciation des locataires de Sher­brooke continuera d’exiger, auprès des candidates et can­didats, des engagements fer­mes et chiffrés sur l’ensemble des revendications portées par l’organisme d’ici la tenue du scrutin.

 

 

 

 

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