Mesure d’urgences dans le logement : la ministre Nathalie Normandeau dit non

1 avril 2006

Souvenons-nous que l’année dernière à Sherbrooke, plus de 50 ménages locataires n’avaient toujours pas trouvé de logement au 1er juin et 25 autres étaient sans logis au 1er juillet Toutefois, grâce au tra­vail concerté de ces ménages, de la Table de concertation, et de la mise en place d’un programme de mesures d’urgence et des suppléments au loyer d’urgence, l’ensemble des ménages locataires ont pu. être relocalisés et relogés au terme du 31 août.

Les statistiques de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) révè­lent qu’à Sherbrooke, la crise de pénurie de logement conti­nue avec un taux d’inoccupa­tion de 1,1 %, toutes catégories Confondues. De plus, ce taux diminue dramatiquement pour les logements de deux chambres à coucher et plus et cette problématique touche plus particulièrement les fa­milles à très faible, faible et moyen revenu. Pour la région métropolitaine, le taux d’inoc­cupation des logements 41/2 et plus, est de 0,5 % pour les appartements se louant moins de 500 $ par mois et il atteint 0,8 % pour ceux se louant à partir de 500 $ jusqu’à 700 $. Bien que le taux d’inoccupa­tion ait légèrement aug­menté depuis l’année dernière et que la crise de pénurie de logements semble se transformer pour l’ensemble des villes les plus touchées au Québec, l’offre de loge­ments à bas loyer se fait de plus en plus rare. Les logements locatifs cons­truits dans les dernières années ont contribué à l’augmentation du taux général d’inoccupation mais cette augmentation est trom­peuse puisqu’elle concerne les logements à loyer plus élevé et les logements répondant à des demandes culées. L’offre de logements à bas loyer étant carrément insuffisante, de nombreux ménages locataires risquent fort de se retrouver à la rue le 1er juillet 2006. L’Association des locataires, en collaboration avec le FRAPRU, ont rencontré le 26 janvier dernier, la ministre Normandeau, responsable de l’Habitation, afin de dresser un portrait de la situation et d’exi­ger des mesures d’urgence pour le 1er juillet. Il semble que ni la ministre ni son gouverne­ment ne se soucient de la situation alors que les listes d’attente pour un HLM at­teignent des sommets jamais rencontrés jusqu’ici.

Source Association des locataires de Sherbrooke

 

 

 

 

 

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