Développement et environnement
La Coalition Sherbrooke Milieu de Vie (CSMV) a récemment lancé sa campagne en faveur d’un moratoire sur l’implantation de magasins à grande surface sur le territoire sherbrookois. Des dizaines de propriétaires de petits commerces ont accueilli favorablement la pétition.
Adopter un moratoire sur l’installation de nouveaux commerces à grande surface ne signifie pas l’arrêt du développement de notre ville. Le développement durable consiste à harmoniser entreprises, environnement et société. Or, au plan strictement commercial, Sherbrooke connaît un déséquilibre marqué, avec une offre commerciale sursaturée à 160 % (étude de la firme Géocom, année 2006).
La Ville persiste et signe
L’administration en place, théoriquement responsable du bien public, persiste à envisager d’autres développements du genre (près du CHUS), tout en étant au courant des effets de l’automobile démultipliés, de l’étalement urbain du fait de sa situation périphérique, d’une entrave au maintien des aînés dans leur milieu de vie, de capitaux qui fuient la région, etc. Est-ce du développement que de faire fermer des commerces pour en ouvrir d’autres, de format géant cette fois-ci ?
Un moratoire, au contraire, permettrait d’œuvrer à équilibrer l’offre et la demande, et surtout, de mieux employer l’argent des contribuables englouti dans les infrastructures de ces projets inutiles (16 millions pour le seul plateau Saint-Joseph).
Pour toutes ces raisons, nous invitons les citoyennes et les citoyens à signer, en masse, la pétition, mise en ligne ou à en imprimer un exemplaire à partir de notre site, la faire signer par votre entourage ou par vos clients. Nous l’expédier d’ici la fin février 2008 à : CSMV, 615, rue Victoria, app. 1, Sherbrooke (Québec) J1H 3J4.
Ensemble, nous pouvons contribuer à changer les choses !
« […[ les profits des commerçants locaux tendent à être réinvestis dans l’économie locale, contrairement aux commerces à grande surface, chez qui on observe un phénomène de fuite des capitaux vers les multiples intermédiaires de l’industrie et du marché ». (Texte tiré de la brochure du Comité commerce de la CSMV)




