Depuis le début de l’année 2026, le Journal de rue de l’Estrie occupe un nouveau bâtiment sur la rue Galt Ouest, près de la Taverne Alexandre. Après une dizaine d’années dans un local adjacent à la Chaudronnée de l’Estrie, l’organisme a fait l’acquisition de cet espace pour répondre à une demande en croissance.
En effet, le nombre de camelots n’a jamais été aussi élevé, et l’équipe a dû s’agrandir en conséquence. Posséder plutôt que louer s’est imposé comme un choix judicieux : à long terme, cela revient moins cher et assure une stabilité précieuse. Les nouveaux locaux offrent également des bureaux fermés, essentiels pour garantir la confidentialité des services d’intervention sociale.
Ce déménagement marque une étape importante dans l’histoire d’un organisme fondé en 1999 à Sherbrooke. Depuis plus de vingt-cinq ans, le Journal de rue de l’Estrie poursuit une mission claire : favoriser la réintégration progressive à l’emploi de personnes vivant des difficultés psychosociales, de précarité ou d’exclusion sociale.
Le modèle est à la fois simple et humain : des camelots achètent chaque exemplaire du journal au cout de 2 $ et le revendent 4 $ aux portes de commerces partenaires. La différence leur revient directement, en plus des pourboires. Mais au-delà du revenu d’appoint, le Journal représente un moyen de briser l’isolement, de retrouver une routine et de regagner confiance en soi. Un service d’intervention sociale accompagne chaque camelot dans son cheminement, tout en les invitant à s’exprimer dans les pages du journal à travers des poèmes, des dessins ou des articles.
Les valeurs de l’organisme que sont le respect, l’inclusion, l’ouverture et la solidarité guident autant le contenu éditorial que l’accueil offert à chacun. Une nouvelle adresse, le même engagement indéfectible envers les plus vulnérables !




