Palestine, refus de disparaître

1 Décembre 2006

Conflit israélo-palestinien

Palestine : Le refis de disparaître est le titre du livre de Rezeq Faraj, Palestinien de naissance qui a immigré au Canada en 1966. C’est avec un grand plaisir que la Table Ronde des Organismes Volontaires d’Éducation Populaire de l’Estrie (TROVEPE) a reçu M. Faraj pour une conférence tenue le mercredi 6 décembre au Carrefour de solidarité internationale. Nous vous en présentons un résumé portant sur l’historique du conflit israélo-palestinien et la réalité à laquelle les Palestiniens ont eu et ont à faire face au quotidien.

Il faut constater que les origines du conflit israélo-palestinien datent d’il y a plus de cent ans. « Au débit du XXe siècle, la Palestine était encore une pro­vince de l’empire ottoman (…) ». À la suite de l’effondre­ment de l’empire en 1912, la France et la Grande-Bretagne, par l’entremise des accords de Sykes-Picot, se partagèrent le territoire. C’est ainsi qu’en 1916, le territoire palestinien qui occupait 27 000 km2 fut oc­troyé aux Britanniques. « C’est sous ce mandat, qui dura jus­qu’en 1948, que la colonisation de la Palestine, par le mouve­ment sioniste, s’organisa et prit de l’ampleur ». A l’époque, les sionistes qui voulaient prendre le territoire palestinien pour en frire une terre de refuge pour les juifs européens persécutés, reconnaissaient au territoire palestinien un lieu idéal pour la réalisation de leur plus grand rêve, la renaissance nationale juive sur la terre de Palestine. Pour justifier cette colonisation du territoire, il affirmait que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».

Une conférence de Razeq Faraj, c’est remettre les pendules à l’heure dans le conflit israélo-palestinien. Que de chemin parcouru, mais combien en reste-t-il encore pour arriver à la paix

Un mythe entretenu

Il faut voir que c’est encore ce mythe qui est entretenu par Israël pour justifier sa politi­que colonialiste envers la Pa­lestine. En 1947, l’Organisa­tion des Nations Unies (ONU) signa la résolution 181 qui prévoyait le partage des terres. De ce fait, « les sionistes se retrouvaient avec 56 % du terri­toire, même s’ils représentaient moins du tiers de la popula­tion et qu’ils n’avaient que 7 % des terres ». Les Palestiniens (660 000 musulmans) et les autres peuples arabes, – ne pou­vant pas accepter cet iniquité, le nouveau pouvoir de domi­nation octroyé aux sionistes et leur propension à vouloir vider la Palestine de tous Palesti­niens pour en prendre le contrôle -, n’ont pas eu d’autres choix que d’entrer en guerre avec Israël à la suite de la procla­mation de son indépendance en 1948. Cette guerre fut perdue par les Arabes, donnant alors à Israël 78 % du territoire au moment de l’Armistice. En même temps, Israël expulsa un grand nombre de Palestiniens.

Nettoyage atroce

« Le nettoyage ethnique de la Palestine est au cœur du projet sioniste et l’expulsion massive des Arabes palestiniens en 1948 n’est pas un accident, mais plu­tôt le résultat d’un long proces­sus mené sans relâche jusqu’à aujourd’hui. La Nakba (qui veut dire en arabe : catastrophe, désastre, ou tout simplement malheur) est le nom que les Palestiniens ont donné à cette expulsion ». Toutes ses guerres du Nord), sont liés à des grou­pes armés ou se sont rendus coupables par le passé, de vio­lation des droits humains » (Raymond Legault, À Bâbord, oct.-nov. 2006). Il faut voir, que les élections se sont faites dans un climat d’intimidation, d’où une faible participation de 36 % de la population. En plus de ce gouvernement pro-américain des plus douteux et expulsions du peuple pa­lestinien de la part d’Israël ont mené à de nombreuses atro­cités : destruction de milliers de maisons dont certaines habitées depuis plusieurs générations, destructions des infrastructures, 257 000 Palestiniens sur le chômage et 90

écoliers et étudiants empêchés de suivre leur cours. D’autres exemples pourraient s’additionner.

Pour la population palesti­nienne, cette réalité des plus préoccupantes, qui ne date pas d’hier, se doit d’être corrigée. En se sens, la TROVEPE tient à remercier Razeq Faraj pour les éclaircissements qu’il a su ap­porter lors de sa conférence en lien avec les pistes de solution envisageables à ce conflit.

Les citations sont tirées du livre de FARAj, Razeq. « Palestine Le refus de disparaître •, éd. de la Pleine Lune, Québec, 4e trimestre 2005, p. 69-88.

 

 

 

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