Parler de pauvreté c’est bien mais l’éliminer c’est mieux

25 novembre 2000

Lettre à tous nos candidats et candidates

La pauvreté gagne du terrain depuis 25 ans. De 1981 à 1997, la pauvreté chez les enfants a augmenté, passant de 14,9 % à 19,9 %. De plus, on comptait 1,4 million d’enfants pauvres en 1997 au Canada. On constate une augmentation de 1,3 million de ménages pauvres de 1973 à 1997.

À Sherbrooke, les organismes d’aide alimentaire
et de services directs voient grossir de façon
alarmante le nombre de demandes d’aide.

Les membres de la Table d’action contre l’appauvrissement de l’Estrie aimeraient savoir ce que vous compter faire pour lutter contre ce fléau. Nous voudrions connaître les projets concrets que vous pensez mettre de l’avant pour combattre la pauvreté. Nous ne parlons pas ici de réductions d’impôt qui ont agrandi l’écart entre les riches et les pauvres (par exemple, un couple à deux revenus gagnant 200 000 $ aura une économie d’impôt en 2003 de 5 121 $ tandis que celui gagnant 30 000 $ économisera 198 $) mais de projets réels pour éliminer la pauvreté.

Que pensez-vous du montant astronomique que le gouvernement fédéral dépensera pour assurer la sécurité des gouvernants qui seront présents lors du Sommet des Amériques en 2001 ? Ne serait-il pas mieux investi dans les transferts sociaux, dans l’assurance-emploi et/ou dans une fiscalité plus juste ? Cet exemple n’est qu’un parmi tant d’autres du gaspillage de l’argent des contribuables. Ne serait-il pas temps de se donner une société juste et équitable ?

Les membres de la Table attendent des réponses concrètes à ces questions.