Perrault tient ses promesses

1 août 2006
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Vie communautaire

Alors que le communautaire a longtemps été perçu comme l’enfant pauvre » de la gestion municipale, ce secteur est devenu une des priorités capitales à la ville de Sherbrooke depuis la réélection du maire Jean Perrault en novembre 2005. Les espoirs patients des organismes communautaires ont enfin obtenu écho au cœur de l’administration publique : la Ville com­mence à structurer son rôle pour le développement social !

Pendant plusieurs années, une des grandes difficultés concernant la collaboration entre les organismes com­munautaires et la ville de Sherbrooke, se situait au centre de la définition des compétences municipales. La Corporation de développe­ment communautaire (CDC) de Sherbrooke explique que le défi à relever « c’est de tracer en quoi les services offerts par le communautaire portent soit sur la santé et les services sociaux (de compétence pro­vinciale), soit sur la vie associative (de compétence municipale) ».

Cela dit, c’est tout récemment que la Ville s’est engagée à re­penser son intervention auprès des organismes communau­taires. Désormais, sa vision du bien-être des Sherbrookois et Sherbrookoises s’élargit au-delà de la vie associative (clubs, jeux, groupes sociaux, etc.), pour inclure des éléments es­sentiels comme la lutte contre la pauvreté et l’intégration des communautés culturelles. Dans cette optique, Marc Laten­dresse affirme que la Ville est « vraiment au tout début du processus », puisque la percep­tion du communautaire, comme une « préoccupation de gouvernance », est un tout nouveau phénomène au municipal.

Plus que de la poudre aux yeux

Si la fusion avait marqué un avancement en matière de financement des organismes communautaires, la réélection du maire Jean Perrault a eu un impact encore plus constructif sur le développement de ce secteur. Jean Yves La Rougery, au Service de coordination à la vie communautaire, affirme : « Avant, le communautaire était considéré dans la formu­lation des politiques de la ville, mais il n’y avait pas de comité en permanence. Depuis l’élection, on assiste à la mise sur pied du Comité des relations interculturelles et de la diversité, du Comité consultatif de la famille et du Comité consultatif du déve­loppement social et commu­nautaire ».

En plus de la création de ces comités, le maire Perrault s’est engagé à faire une politique de développement social, qui va soulever les problématiques et les lacunes du milieu com­munautaire à Sherbrooke. En gros, il s’agit de déterminer les besoins financiers et logistiques du secteur, dans le but de formuler un véritable plan de développement social. Par la suite, celui-ci permettra à la Ville de mieux définir ses champs d’intervention auprès des organismes commu­nautaires.

En ce qui concerne les com­posantes concrètes du plan de développement social, Marc Latendresse laisse entendre la possibilité d’un éventuel centre communautaire qui regrou­perait les locaux de plusieurs organismes. Cependant, le milieu communautaire devra patienter encore longtemps pour évaluer l’ensemble du plan d’action proposé par le Comité du développement social et communautaire.

Pour le moment, on peut conclure que les efforts des intervenant-es communau­taires ont enfin porté fruit au sein de la gestion, municipale.

Maryse Ruel, directrice de la Corporation de développe­ment communautaire, termine en disant : « Il semble avoir une belle collaboration, un esprit d’ouverture et un momentum à la ville, afin de discuter véritablement du développe­ment social, de l’économie sociale et de la vie communau­taire à Sherbrooke ».

 

 

 

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