Le changement de garde à la mairie et dans six districts (plus deux districts d’arrondissement) est peut-être plus important que les neuf changements de 2021.
Il faut accepter les prérogatives de la mairesse
C’est la mairesse qui détermine qui fera partie de son cabinet. Point. Qu’on aime ou pas.
C’est aussi elle qui détermine la composition du Comité exécutif. C’est pourquoi vous ne verrez jamais de résolution du Conseil en ce sens. Les discussions se font à huis clos, les personnes invitées peuvent accepter ou refuser librement et en connaissance de cause.
Oui, mais…
Je trouve maladroit d’exprimer qu’un des critères de sélection pour l’Exécutif est de ne pas être associé(e) à un parti politique. La liberté d’association étant une des libertés fondamentales garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, pour une ancienne ministre fédérale, c’est une première craquelure dans l’image de la personne « rassembleuse » qu’elle a prétendu être tout au long de la campagne électorale.
D’autant plus surprenant qu’elle a participé elle-même jusqu’en 2017 au financement du parti « Renouveau sherbrookois », parti dirigé par son conjoint, allant même jusqu’à prendre une part active à la campagne de 2017 en faisant du porte-à-porte avec un candidat de ce parti alors qu’elle était ministre fédérale.
Dogmes et idéologie
La nouvelle mairesse est catégorique : « Les commissions, c’est fini ! ». Elle explique que ce sont des séances où des élu(e)s s’installent « comme sur un piédestal » pour entendre des invité(e)s choisi(e)s sans nécessairement tenir compte de ce qu’ils\elles ont à dire.
C’est un dogme par son caractère indiscutable qui consiste à détruire les structures qui ont mené aux plus grands changements positifs des dernières décennies comme l’adoption du premier Plan d’urbanisme depuis le rejet de celui de Jean Perrault par la population en 2007, le Plan nature, la Politique de l’arbre et (surtout peut-être) les résultats financiers exceptionnels du dernier mandat.
Celle qui prétend baser ses décisions sur des données probantes devraient vérifier la validité et l’adéquation des politiques récentes avec la Direction générale et les directeurs de services tant pour les résultats financiers, la gestion du territoire, des ressources humaines et matérielles ou des paramunicipales et régies AVANT de « brasser les structures » par idéologie (passéiste, disons-le !) pour revenir à une multitude de comités à définir.
En attente des résultats finaux
Les résultats financiers de 2025 ne seront connus qu’en juin 2026. Ce n’est que là qu’on aura le portrait global de l’administration d’Évelyne Beaudin.
Les résultats de l’éventuel « tour de laveuse » dans les structures que désire instaurer Marie-Claude Bibeau ne seront connus qu’en juin 2027. Il sera alors trop tard pour revenir en arrière.
Des nominations en contremplois
Les nominations les plus urgentes ont été faites à la première séance du Conseil municipal du 18 novembre. Je remarque les contremplois auxquels doivent se soumettre les ancien(ne)s élu(e)s : celle qui excellait à la gestion du territoire est envoyée à la mobilité (STS); celle qui excellait à la mobilité et aux finances est envoyée aux immeubles (OMH), celle qui était à la sécurité et au développement social est envoyée à l’agriculture, etc.
J’y vois un modèle inquiétant. Pas que je doute des capacités des personnes à s’adapter à leurs nouvelles fonctions mais, dans une vision globale des intérêts de la Ville, je crains la perte d’une expertise longue à acquérir. Hâte de voir la suite.



