Le projet, présenté par le Carrefour de solidarité internationale (C.S.I.) il y a quelques mois, fait suite à un premier programme d’autosuffisance alimentaire réalisé sur une période de quatre ans dans cinq villages de Dioila au Mali. Ainsi, le gouvernement du Québec accorde 170 000 $ pour le renforcement de ce programme à la satisfaction générale. Les résultats extraordinaires de la première phase ont incité les populations et les partenaires maliens à exprimer le souhait de poursuivre ces activités.
Au C.S.I., on a répondu. Le projet, soumis au Secrétariat à l’aide humanitaire, a été approuvé et sera donc financé pour une nouvelle période de trois ans. « C’est une excellente nouvelle pour les paysans maliens, nos partenaires et le C.S.I. », a déclaré Marco Labrie, chargé des programmes au C.S.I.
Participation de plusieurs villages
Au total, sept villages du cercle de Dioila participeront à la phase II; trois d’entre eux ont antérieurement été impliqué dans cette phase et trois autres dans la phase I. Environ 5 000 personnes vont bénéficier directement des bienfaits des interventions qui seront menées par l’Association Kilabo. Le nouveau programme comporte dix volets d’intervention : la gestion des revenus, la sécurité alimentaire, les séchoirs solaires, les moulins mixtes, la culture maraîchère, le petit élevage, les équipements agricoles, l’agro-foresterie, la fédération paysanne et la coordination logistique.
Amélioration des conditions de vie
Ce programme, explique Marco Labrie, vise à fournir aux paysans et, de façon particulière, aux femmes, les outils nécessaires à la prise en charge de leur développement économique et social. « On veut améliorer les conditions de vie des populations, favoriser l’autosuffisance alimentaire, renforcer l’autonomie financière des femmes et les structures organisationnelles villageoises, amener les populations à mieux gérer les ressources environnementales et favoriser la concertation entre une organisation non-gouvernementale (ONG) malienne et québécoise. »


