PROGRAMMES D’ÉTUDE À L’ÉTRANGER

31 janvier 1998

Étudiant d’ici « en visite » ailleurs

Qui n’a pas eu à rencontrer à Sherbrooke, des étudiants de nationalités différentes, venus ici pour un séjour à l’université ? Mais qu’en est-il des étudiants québécois allant à l’étranger ? Malgré les coûts considérables et les exigences académiques , les demandes d’inscription demeurent élevées, ce qui n’est pas sans susciter des intérêts nouveaux quant aux choix des universités et des formations offertes.

Ces programmes d’étude à l’étranger existent depuis dix ans. Ils ont été mis sur pied par les universités du Québec, dans le cadre de la Conférence des recteurs et des principaux des uni­versités du Québec (CREPUQ.), afin d’encoura­ger les relations entre peuples et cultures de pays différents. Vu sous un autre angle, ils permettent aux étudiants québécois de vivre une expérience enrichis­sante. Les avantages qu’ils en retirent sont d’ailleurs abondants compléter leur formation académique; développer leur autonomie, leur débrouillardise et leur tolérance; s’ouvrir aux autres cultures; apprendre une autre langue ainsi qu’un nouveau mode de vie.

Intérêt grandissant

Depuis la création de ces programmes d’échange, le nombre de participants n’a cessé d’augmenter au fil du temps. L’an dernier seu­lement, au moins 85 étudiants et étudiantes ont pu poursuivre leur formation académique à l’étranger. En contrepartie, au-delà de 130 étudiants et étudiantes sont venus étudier à l’université de Sherbrooke. On prévoit une hausse de participation pour l’année actuelle, spécifiquement en provenance de l’Europe, des États-Unis et du Canada. Le Mexique, le Brésil, l’Australie et, plus récem­ment, l’Île de la Réunion et la Finlande y collaborent.

En général, les demandes se répartissent en trois domai­nes : les sciences appliquées, l’administration et les sciences ( donc plus de 110 institutions seulement en France dans ces derniers programmes. L’accord de libre-échange, l’ALENA, a fait augmenter le nombre d’universités participantes donc, les États-Unis qui comptent 32 institutions de plus, et le Mexique, qui en compte 30.

Critères d’admissibilité

Les critères d’admissibilité pour les étudiants demeurent importants. En effet, ceux-ci doivent avoir fait l’équivalent d’au moins une année d’études à temps plein dans le programme auquel ils sont inscrits et demeurer inscrits à temps plein à ce même programme pendant leur séjour à l’université d’accueil.

Ils doivent aussi obtenir de l’université d’attache l’approbation du programme de cours qu’ils comptent suivre à l’université d’accueil, posséder un dossier académique solide, maîtriser la langue de l’université d’accueil, assu­mer les frais de transport, de gîte et de couvert au pays d’accueil, ainsi que les frais d’assurance-maladie et répondre aux exigences particulières imposées et par l’université d’attache et par l’université d’accueil.

Comme ces programmes d’échange ne cessent de s’étendre, l’université de Sherbrooke espère faire partie d’un consortium de 148 institutions américaines offert dès l’an 1999. Tous les états américains y prendront part, à l’exception de l’Arkansas. Notons que notre institution est la seule université québécoise et la seule du Canada, avec une université de la Colombie Britannique à y participer. Parfaire une formation à l’étranger, c’est un rêve qui peut devenir réalité. Un rêve qui permet de. vivre des expériences enrichissantes.

Source : Josée Garceau
Coordonnatrice des Programmes d’études à l’étranger. U. de S.

 

 

 

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