À Sherbrooke
Lors de la tenue d’une conférence de presse et dans le cadre de la Journée de l’air pur célébrée le 7 juin dernier, le Comité des usagers du transport urbain de la région de Sherbrooke (CUTS) a émis plusieurs données sur l’environnement à Sherbrooke, données que nous reproduisons dans l’article et l’encadré ci-dessous.
L’arrivée de l’automobile au début du siècle comme transport privé et par la suite du camion pour le transport de marchandises, s’ils ont été salués avec maints éclats et adoptés en un temps record, n’ont pu empêché la multiplication des impacts au niveau de la pollution atmosphérique et sur la santé en général. Et Sherbrooke n’y a pas échappé. En effet, ici comme partout ailleurs sur la planète, notre dépendance à ce type de déplacement a fait du transport routier l’un des principaux pollueurs au monde.
On constate malheureusement que les impacts sur l’environnement ne connaissent pas de limites géographiques et qu’aucune barrière n’est capable de les contenir aux frontières de pays limitrophes. Aussi, force nous est-il de reconnaître qu’à chaque fois que nous utilisons l’automobile, nous polluons. De plus, il faut ajouter les déchets causés par les véhicules eux-mêmes et ceux du déglaçage de la chaussée l’hiver. Ces derniers s’attaquent principalement aux plans d’eau et aux nappes souterraines.
Comment concilier l’utile à l’agréable sans polluer
Que l’on soit à Montréal, Québec, Calgary ou Sherbrooke, le problème est le même comment concilier les activités humaines d’un milieu urbain donné tout en utilisant le transport routier sans nuire à notre qualité de vie. Ici, il est bon de rappeler, qu’en 1991, à Sherbrooke, seulement pour le transport léger, on dénotait 250 000 tonnes de CO2. On n’ose imaginer ce que cela serait si on y ajoutait le trafic lourd… Par contre, la géographie de même que la taille de la ville la sauvent d’un air qui pourrait être jugé fort inacceptable hormis le corridor de la rue King Ouest au centre-ville les jours de canicule.
74 000 véhicules …
Malgré cette situation et le fait que les automobiles possèdent aujourd’hui un système antipollution, la quantité de polluants sévissant sous les cieux sherbrookois n’en est pas moins trompeuse.
Selon Environnement
Canada, une voiture émet
annuellement 30 kg
d’hydrocarbures, 35 kg
d’oxyde d’azote (NO2) et
4 000 kg de dioxyde de
carbone (CO2).
Et bien, si nous multiplions ces taux par 74 000 véhicules légers qui circulent à Sherbrooke, nous ne pouvons douter des impacts négatifs de ces émissions de gaz sur notre environnement immédiat. Ajoutons à cela, des quantités importantes de monoxyde de carbone (CO) ainsi que des particules en suspension et nous voilà en présence d’un cocktail assez indigeste.
Source : Plan d’action transport, service d’ingénierie et environnement, Ville de Sherbrooke, 1991.

