Qualité de l’air et de vie

15 juin 2000

À Sherbrooke

Lors de la tenue d’une conférence de presse et dans le cadre de la Journée de l’air pur célébrée le 7 juin dernier, le Comité des usagers du transport urbain de la région de Sher­brooke (CUTS) a émis plusieurs données sur l’environnement à Sherbrooke, données que nous reproduisons dans l’article et l’encadré ci-dessous.

L’arrivée de l’automobile au début du siècle comme transport privé et par la suite du camion pour le transport de marchandises, s’ils ont été salués avec maints éclats et adoptés en un temps record, n’ont pu empêché la multiplica­tion des impacts au niveau de la pollution atmosphérique et sur la santé en général. Et Sherbrooke n’y a pas échappé. En effet, ici comme partout ailleurs sur la planète, notre dépendance à ce type de déplacement a fait du transport routier l’un des principaux pollueurs au monde.

On constate malheureuse­ment que les impacts sur l’environnement ne connais­sent pas de limites géogra­phiques et qu’aucune bar­rière n’est capable de les contenir aux frontières de pays limitrophes. Aussi, force nous est-il de recon­naître qu’à chaque fois que nous utilisons l’automobile, nous polluons. De plus, il faut ajouter les déchets cau­sés par les véhicules eux-mêmes et ceux du dégla­çage de la chaussée l’hiver. Ces derniers s’attaquent principalement aux plans d’eau et aux nappes souter­raines.

Comment concilier l’utile à l’agréable sans polluer

Que l’on soit à Montréal, Québec, Calgary ou Sher­brooke, le problème est le même comment concilier les activités humaines d’un milieu urbain donné tout en utilisant le transport routier sans nuire à notre qualité de vie. Ici, il est bon de rap­peler, qu’en 1991, à Sher­brooke, seulement pour le transport léger, on dénotait 250 000 tonnes de CO2. On n’ose imaginer ce que cela serait si on y ajoutait le tra­fic lourd… Par contre, la géographie de même que la taille de la ville la sauvent d’un air qui pourrait être jugé fort inacceptable hor­mis le corridor de la rue King Ouest au centre-ville les jours de canicule.

74 000 véhicules …

Malgré cette situation et le fait que les automobiles possèdent aujourd’hui un système antipollution, la quantité de polluants sévis­sant sous les cieux sherbrookois n’en est pas moins trompeuse.

Selon Environnement
Canada, une voiture émet
annuellement 30 kg
d’hydrocarbures, 35 kg
d’oxyde d’azote (NO2) et
4 000 kg de dioxyde de
carbone (CO2).


Et bien, si nous multiplions ces taux par 74 000 véhicules légers qui circulent à Sherbrooke, nous ne pouvons douter des impacts négatifs de ces émissions de gaz sur notre environnement immédiat. Ajoutons à cela, des quantités importantes de monoxyde de carbone (CO) ainsi que des par­ticules en suspension et nous voilà en présence d’un cocktail assez indigeste.

Source : Plan d’action trans­port, service d’ingénierie et environnement, Ville de Sher­brooke, 1991.