J’ai hésité longtemps à lever la main quand le poste de rédacteur en chef s’est libéré. Après tout, je n’ai pas d’expérience à ce titre, je ne suis pas vraiment issu ni de la gauche ni du communautaire et mes talents d’écriture sont très moyens. Alors pourquoi y aller ?
D’abord merci !
À Sylvain Bérubé qui a pris le poste au pied levé au cours de la dernière année. Ses textes et éditoriaux sont toujours pertinents. Surtout le dernier éditorial de décembre : « Écrire localement pour faire vivre notre communauté ».
Au Collectif d’Entrée libre qui a décidé de me confier l’intérim même si mon profil pour ce poste peut surprendre.
Mon profil académique
Je suis plutôt cartésien, c’est ce qui m’a amené à devenir ingénieur industriel après un bacc à l’UQTR et à compléter un MBA à l’Université de Sherbrooke. Le génie industriel est vaste : il va du développement d’un produit à sa mise en marché en passant par toutes les phases d’aménagement d’usine, de gestion de la production, des inventaires et du personnel. L’objectif est de combiner tous les intrants pour maximiser les profits de façon harmonieuse.
Mes expériences professionnelles
J’ai oeuvré dans plusieurs entreprises de fabrication de la région en gestion de la production pour améliorer les méthodes et processus souvent en implantant des systèmes informatiques de gestion de la production. La collecte et la gestion des informations sous forme de bases de données spécialisées est primordiale pour améliorer la performance de l’entreprise. Il n’y a pas d’Intelligence artificielle qui peut rivaliser avec cela.
La politique municipale
C’est par hasard qu’en 2008 j’ai commencé à m’intéresser à la politique municipale sherbrookoise. Je n’y connaissais rien. Rien de rien.
Je me suis fait connaître par mes analyses approfondies, toujours à partir de documents mis en ligne sur le site de la Ville. Voilà pourquoi je suis intransigeant pour que les procès-verbaux soient disponibles promptement : « une Ville parle par résolutions » dit-on, d’où l’importance de les publier rapidement.
L’urbanisme
L’un de mes intérêts fait l’objet du thème de ce numéro. J’y ai passé plusieurs mois pour faire le tour du sujet depuis 17 ans. Je suis intervenu dans plusieurs dossiers importants comme l’adoption du Schéma d’aménagement et des règlements de zonage. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de jouer un rôle central, en sourdine, dans le dossier de « l’épicerie de la zone C1845 dans Ascot » dont il est question plus loin.
Pourquoi écrire dans le Journal Entrée Libre ?
Parce que je veux que les gens soient informés. C’est par l’information de qualité que les gens en viennent à s’intéresser à ce qui influence leur vie. Ça vaut pour l’urbanisme comme pour la politique. Si six personnes sur dix ne votent pas aux élections municipales, c’est parce que l’information pertinente et de qualité ne percole pas dans la population.
Je me suis donné l’objectif de renverser cette tendance. Comme citoyen en intervenant au Conseil municipal d’abord, comme chroniqueur ensuite et maintenant comme Rédacteur en chef par intérim. Mais ce poste, je n’y serai pas pendant 17 ans. Héhé !




