RASSEMBLEMENT POUR UNE ALTERNATIVE POLITIQUE

31 janvier 1998

« Du fait qu’un petit groupe de personnes engagées
et sérieuses puissent changer le monde, il ne faut
pas (en) douter. À vrai dire, on y est jamais
parvenu autrement. »

Les 28 et 29 novembre 1997, s’est tenu à Montréal un Rassemblement pour une alternative politique qui a réuni 615 personnes de partout au Québec : de la Gaspésie à l’Abitibi en passant par le Lac St-Jean; des jeunes et des moins jeunes, des hommes, des femmes, des marginaux, des gens très politisés, d’autres moins, des membres de partis politiques alternatifs et sûrement un libéral ou deux ainsi que quelques péquistes.

Sous le thème Pour que l’espoir renaisse ce ras­semblement se voulait d’abord un lieu de ré­flexion. Le vendredi soir, une dizaine de conféren­ciers et conférencières ont tracé, chacun à leur ma­nière, un portrait de la situation du Québec. Mi­chel Chartrand, Léo-Paul Lauzon, Victor Lévy-Beaulieu, Nicole Frascadore et quelques autres ont gonflé les participants et parti­cipantes à bloc en faisant ressortir les énormités du message néolibéral porté .par nos gouvernements, les injustices sociales créées par le système en place. De plus, ils ont élaboré des pistes de solutions afin de confronter les choix faits par nos dirigeants et diri­geantes politiques.

La journée du samedi a été consacrée à des discussions en ateliers thématiques : citoyenneté, démocratie et souveraineté; économie; emploi et exclusion; déve­loppement régional; envi­ronnement; culture et lan­gue. Une résolution portant sur la création d’un mouve­ment d’action politique au printemps 1998 a été adopté par l’ensemble des person­nes participantes. Près de quinze personnes de la région ont pris part au rassemblement.

Quelques jours plus tard, soit le 9 décembre, le Rassemblement pour une alternative politique de Sher­brooke, la contrepartie ré­gionale du mouvement d’ac­tion politique, s’est réuni. Près d’une vingtaine de personnes y ont discuté des propositions du Rassemble­ment de Montréal. Il a été décidé que le groupe allait arrimer sa démarche à celle du mouvement d’action po­litique national. Suite à cela, trois comités ont vu le jour : Coordination, Con­tenu et Formation. Ceux-ci ont pour but de mettre sur pied un colloque régional, ouvert à tous et à toutes, qui se tiendra samedi, le 4 avril prochain.

Source : Francine Couture, L’Accidenté (CTTAE) hiv.97

Proposition principale (telle qu’amendée)

Qu’un mouvement d’action politique, en rupture avec les partis traditionnels (PLQ. PQ. ADQ) et à adhésion individuelle, soit créé lors d’une assemblée de fondation, tenue au printemps 998, au cours de laquelle les participants décideront :

  • du nom du nouvel organisme;
  • de l’adoption de ses statuts;
  • de l’adoption du manifeste qui en établira l’orientation en par tant des lignes directrices établies dans les ateliers du présent rassemblement et des ateliers futurs; du choix des membres de son comité de coordination national;
  • du choix des priorités d’action notamment de l’opportunité d’une participation du nouvel organisme aux prochaines élections québécoises et, s’il y a lieu, de sa forme et de la participation active aux luttes populaires en lien avec la justice sociale et des propositions secondaires sur les structures, le membership, le contenu et les colloques régionaux.

 

 

 

Partager l'article

facebook iconfacebook icon