Réalité écologique en Estrie: L’envers du mirage

13 juin 1986

Le principe premier en matière d’écologie, c’est l’équilibre des êtres vivants et des êtres organiques, c’est-à-dire, aussi l’harmonie avec la nature. Pour illustrer le dossier qui suit, nous vous montrerons des exemples qui se vivent quotidien­nement dans la ville de Sher­brooke ainsi que dans la région périphérique de l’Estrie, c’est-à-dire :

  1. Les produits chimiques dans l’agriculture
  2. Le recyclage du papier, du verre et des métaux

Avant d’aller plus loin, j’aime­rais mentionner à nos amis-es lecteurs-trices que s’ils-elles considèrent pouvoir apporter des renseignements pertinents sur ces sujets, alors qu’ils-elles prennent aussi leur plume ou leur machine à écrire et qu’ils-elles écrivent à l’équipe d’Entrée Libre.

1) Les produits chimiques dans l’agriculture

Depuis la première guerre, nos industries occidentales produi­sent une quantité d’engrais et de produits chimiques nocifs : ni­trates, phosphates, D.D.T., in­secticides et pesticides multiples qui empoisonnent la vie ! L’agri­culture familiale d’il y a un siècle est devenue industrielle, inten­sive et à propriété privée. La série de poisons que l’on répand systé­matiquement dans le sol, étant avalés par le bétail, arrivent jus­que dans l’estomac des Estriens-nes, des Québécois-es.

Pour riposter à ces AGRES­SEURS ÉCOLOGIQUES, c’est du côté du Mouvement d’Agri­culture Biologique (M.B.A.) existant depuis 20 ans au Qué­bec, avec une dizaine d’agricul­teurs biologiques en Estrie qu’il faut se tourner.

Pour rejoindre les Agriculteurs Biologiques de l’Estrie, vous pouvez contacter la COOP d’ali­ments naturels « La Grande Ruche », située au 85 Short à Sherbrooke, de 9 h à 17 h les mardis, mercredis et samedis et de 9 h à 21 h les jeudis et vendre­dis. Le numéro de téléphone est 562-9973.

2) Le recyclage du papier, du verre et des métaux

Le-la citoyen-ne moyen-ne produit 5 fois la quantité d’ali­ments et autres articles d’hygiène et de ménage en déchets. Ces dé­chets sont pour la plupart non biodégradables, c’est-à-dire qu’ils ne se transforment pas en éléments organiques pour nourrir de nouveau les sols. Pour illustrer par des chiffres la quantité moyenne de déchets produite ici même en Estrie, voici ce qu’on appelle LA POUBELLE MOYENNE DE L’ESTRIE :

  • Papier-carton 31 %
  • Journaux 8 %
  • Verre 11 %
  • Métaux ferreux (fer blanc) 5 %
  • Métaux non ferreux (aluminium) 1 %
  • Plastiques 9 %
  • Autres déchets 35 %

Le moyen connu pour récupé­rer le papier journal, entre autres déchets, c’est le tri à la source, et par la suite le dépôt dans des conteneurs qui seront mis à la dis­position des citoyens-nes, à rai­son d’un dépôt-conteneur par dis­trict municipal, à partir du 1er juillet 1986.

Finalement, pour les déchets organiques (restes alimentaires) qui constituent la grosse part du 35 % de notre poubelle estrienne, il n’y a pas de moyen organisé pour les recycler. Chose certaine, il n’y a pas de meilleurs engrais pour les jardins…

Pour quelqu’information que ce soit à ce sujet, il faut entrer en contact avec Robert Bergeron d’Éco-Ressources de l’Estrie, au numéro 563-5501.

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