Respect de la Valeur humaine

18 avril 1998

Déclaration universelle des droits de l’homme

Le thème choisi pour le 1er mai « Solidaires pour la défense des droits sociaux partout » fait référence aux articles 22 à 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Des principes fort impor­tants y sont véhiculés. Il semble que nos dirigeants gouvernementaux auraient intérêt à relire cette Décla­ration dont le Canada est signataire.

Dans ces articles plusieurs droits sont reconnus. Entre autres, le « droit à la sécurité en cas de chômage, de ma­ladie, d’invalidité, de veu­vage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indé­pendantes de sa volonté. » On y reconnaît aussi le droit au travail, au libre choix de celui-ci ainsi qu’à des con­ditions équitables, incluant le droit au repos et aux loi­sirs. Le droit à la syn­dicalisation est également inscrit dans la DUDH. Le « droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habille­ment, le logement, les soins médicaux… » s’y retrouve. Selon la DUDH, la mater­nité et l’enfance ont droit à une aide spéciale. Le droit à l’éducation y occupe une large place. On y lit que « l’enseignement élémen­taire est obligatoire », que « l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonc­tion de leur mérite ».

Outil de renforcement

Deux notions que l’on retrouve à travers différents articles sont celle de la dignité humaine et celle du développement et de l’épa­nouissement de la person­nalité. La Déclaration se veut un outil de renforce­ment de la primauté de la dignité ainsi que de la va­leur humaine. On dit toute­fois, à l’article 22, qu’il faut tenir compte de l’organisa­tion et des ressources de chaque pays. On constate que malgré l’existence de ces articles, des dirigeants amoindrissent, voire dé­truisent les filets de sé­curité sociale existants. On peut se demander où en sont rendus les droits économi­ques, sociaux et culturels. Et sur ces points, le Canada ne fait pas bande à part.

Au chapitre des program­mes sociaux, nos différents gouvernements, tant fédéral que provinciaux, ont beau­coup coupé les budgets. Ce qui fait que les services à la population et la situation de l’emploi ont été énormément affectés. Un grand nombre de personnes ont été mises à pied ou ont « choisi » de prendre leur retraite. Si nous subissons ces coupures, est-ce parce que notre pays n’a pas les ressources nécessaires pour améliorer la situation ou est-ce parce que nos gouver­nements n’osent pas poser les gestes qu’il faut pour aller chercher ces ressour­ces là où elles se trouvent ? La question est posée.