Déclaration universelle des droits de l’homme
Le thème choisi pour le 1er mai « Solidaires pour la défense des droits sociaux partout » fait référence aux articles 22 à 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Des principes fort importants y sont véhiculés. Il semble que nos dirigeants gouvernementaux auraient intérêt à relire cette Déclaration dont le Canada est signataire.
Dans ces articles plusieurs droits sont reconnus. Entre autres, le « droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » On y reconnaît aussi le droit au travail, au libre choix de celui-ci ainsi qu’à des conditions équitables, incluant le droit au repos et aux loisirs. Le droit à la syndicalisation est également inscrit dans la DUDH. Le « droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux… » s’y retrouve. Selon la DUDH, la maternité et l’enfance ont droit à une aide spéciale. Le droit à l’éducation y occupe une large place. On y lit que « l’enseignement élémentaire est obligatoire », que « l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite ».
Outil de renforcement
Deux notions que l’on retrouve à travers différents articles sont celle de la dignité humaine et celle du développement et de l’épanouissement de la personnalité. La Déclaration se veut un outil de renforcement de la primauté de la dignité ainsi que de la valeur humaine. On dit toutefois, à l’article 22, qu’il faut tenir compte de l’organisation et des ressources de chaque pays. On constate que malgré l’existence de ces articles, des dirigeants amoindrissent, voire détruisent les filets de sécurité sociale existants. On peut se demander où en sont rendus les droits économiques, sociaux et culturels. Et sur ces points, le Canada ne fait pas bande à part.
Au chapitre des programmes sociaux, nos différents gouvernements, tant fédéral que provinciaux, ont beaucoup coupé les budgets. Ce qui fait que les services à la population et la situation de l’emploi ont été énormément affectés. Un grand nombre de personnes ont été mises à pied ou ont « choisi » de prendre leur retraite. Si nous subissons ces coupures, est-ce parce que notre pays n’a pas les ressources nécessaires pour améliorer la situation ou est-ce parce que nos gouvernements n’osent pas poser les gestes qu’il faut pour aller chercher ces ressources là où elles se trouvent ? La question est posée.
