Une quoi ? Une coalition, c’est-à-dire une réunion de personnes de différents organismes, qui a pour but de favoriser la réflexion et le développement de la justice réparatrice.
Depuis quand ? Cela a commencé par une réunion initiée par le Service d’Aide Bruno Dandenault (SABD) en 1997 et de plusieurs acteurs intéressés par le sujet. En 1998 se tenait la première journée de sensibilisation. Ensuite en 1999, de concert avec la fondation Le Parrain, un comité conseil orientait les travaux d’une universitaire à la maîtrise sur un service dialogue et de médiation victime-contrevenant en cours de sentence. Ce service est disponible à l’organisme Le Pont.
En l’an 2000, il y a eu plusieurs rencontres d’information et des discussions sur le sujet avec d’autres acteurs venant de milieu comme la Sûreté municipale, la Technique policière, CIVAS pour la délinquance sexuelle ainsi que le milieu de l’intervention avec les femmes judiciarisées. Ainsi, la Coalition pour la justice réparatrice de l’Estrie a vu le jour avec un comité organisateur qui est maintenant composé de Pierre Marcoux de Justice alternative Le Pont, Marcel Villeneuve de la fondation Le Parrain, Linda Lyonnais intervenante auprès des femmes judiciarisées et Carlo Payeur du SABD.
Comment pensez-vous atteindre votre but ?
Tout d’abord un comité organisateur a établi le but et les objectifs de la Coalition. En 2001, le comité travaillait, avec l’aide de la criminologue Mylène Jaccoud, spécialiste sur le sujet, à la réalisation d’un document disponible qui définit la justice réparatrice, son but et ses principes.
Nous avons présenté ce document aux membres de certains organismes, comme à l’assemblée générale du SABD et à la Table juridico-correctionnelle; donné une formation sur les techniques de résolution de conflits à l’assemblée annuelle de l’Association des résidences communautaires du Québec (ARCQ) et organisé une conférence sur le thème : « Le système de justice doit-il ou arrive-t-il à régler les conflits ? » dans le cadre de la semaine de la justice réparatrice 2001. En 2002, nous avons été invité à participer au Séminaire international francophone sur la justice réparatrice et la médiation, comme innovateur en tant que la seule Coalition sur le sujet au Québec. Nous avons besoin de vous pour l’atteinte de notre but, soit de favoriser la réflexion et le développement de la justice réparatrice. Contactez-nous pour recevoir plus d’informations ou nous faire connaître votre volonté de vous impliquer.
Source : Coalition pour la justice réparatrice en Estrie La Souche, novembre 2002, no 1, (819) 565-2881



