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	<title>Non classé | Entrée Libre</title>
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	<description>Journal communautaire de Sherbrooke</description>
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	<title>Non classé | Entrée Libre</title>
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	<item>
		<title>Test</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/test/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Bérubé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 20:38:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[test]]></description>
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		<title>Rédaction en chef recherchée </title>
		<link>https://www.entreelibre.info/redaction-en-chef-recherchee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 19:03:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Entrée Libre, c’est une voix libre et collective, bien ancrée dans Sherbrooke. Depuis ses débuts, le journal offre un espace où les citoyen·nes et les organismes communautaires peuvent s’exprimer et se rencontrer. Porté par des valeurs de bien commun et de dignité humaine, le journal Entrée Libre cherche une personne pour agir comme rédactrice ou [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b><i>Entrée Libre</i></b>, c’est une voix libre et collective, bien ancrée dans Sherbrooke. Depuis ses débuts, le journal offre <b>un espace où les citoyen</b><span class="s1"><b>·</b></span><b>nes et les organismes communautaires peuvent s’exprimer et se rencontrer.</b></p>
<p class="p1">Porté par des <b>valeurs de bien commun et de dignité humaine,</b> le journal <b><i>Entrée Libre</i></b> cherche une personne pour agir comme<b> rédactrice ou rédacteur en chef</b>.</p>
<h2 class="p1">Véritable pilier de la vie du journal</h2>
<p class="p1">La personne responsable de la rédaction insuffle énergie et cohésion au comité de rédaction, assure la direction et la cohérence de la ligne éditoriale, valorise et accompagne les collaborateur<span class="s1">·</span>trices dans leurs contributions, puis planifie et coordonne la réalisation de chaque numéro.</p>
<h3 class="p1"><span style="color: #ff0000;"><b>Si tu crois en un journalisme de proximité, engagé et accessible </b></span></h3>
<p class="p1"><strong><a href="mailto:: redaction@entreelibre.info">REJOINS-NOUS! </a></strong></p>
<p class="p1"><b>Nous cherchons une personne:</b></p>
<ul>
<li class="p1"><b>organisée</b></li>
<li class="p1"><b>communicative et créative</b></li>
<li class="p1"><b>à l’aise avec l’écriture et la révision</b></li>
<li class="p1"><b>capable de mobiliser une équipe</b></li>
<li class="p1"><b>animée par un fort intérêt pour le journalisme citoyen et les enjeux sociaux</b></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Homo economicus :  le mirage de la possession</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/homo-economicus-le-mirage-de-la-possession/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 11:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Homo sapiens est une espèce fascinante, marquée par des comportements parfois déroutants. Une grande partie de son existence est consacrée à une quête incessante : travailler pour accumuler des biens, qui finissent soit entassés dans leurs maisons, soit dans d’immenses dépotoirs. Parmi les priorités de l’Homo economicus, les voitures occupent une place centrale. Une part importante [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>L’Homo sapiens est une espèce fascinante, marquée par des comportements parfois déroutants. Une grande partie de son existence est consacrée à une quête incessante : travailler pour accumuler des biens, qui finissent soit entassés dans leurs maisons, soit dans d’immenses dépotoirs. </b></span></p>
<p class="p1">Parmi les priorités de l’Homo economicus, les voitures occupent une place centrale. Une part importante de ses revenus y est consacrée, notamment à des modèles toujours plus imposants, rapides et couteux. Pourquoi ? Il semblerait que « le temps, c’est de l’argent ». Pour certains, ces véhicules servent aussi à renouveler leur statut social, comme une sorte de mue annuelle. Acquérir la dernière voiture devient un symbole de réussite, une manière d’affirmer son rang dans la hiérarchie sociale. Et bien sûr, il est de bon ton de féliciter chaleureusement les heureux propriétaires de ces acquisitions.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais l’Homo sapiens ne s’arrête pas aux voitures. Son appétit pour la possession est insatiable. Prenons les souffleuses, par exemple : ces appareils munis de lames rotatives qui repoussent la neige. Dans une rue, il y en aura pratiquement autant que d’habitations. Ajoutons à cela les perceuses (deux ou trois par foyer), les tondeuses, et bien sûr, les voitures (souvent deux ou trois par maison). Cet amour des objets semble sans fin.</span></p>
<p class="p1">Cependant, ce qui capte véritablement leur cœur, ce sont les écrans. Ah, les écrans ! Téléviseurs, ordinateurs, portables, tablettes, consoles de jeux, et cellulaires… Ils en raffolent. Certains passent plus de dix heures par jour devant ces surfaces lumineuses, jonglant souvent entre plusieurs d’entre elles simultanément. Il n’est pas rare de voir un Homo sapiens regarder un film sur son téléviseur tout en parcourant son téléphone, créant une sorte de mise en abyme numérique. Ironiquement, ils raffolent aussi des films de zombies. Peut-être y voient-ils un miroir de leur propre condition ?</p>
<p class="p1">Fait intéressant, l’Homo economicus est d’une remarquable cohérence. Puisqu’il adore posséder et consommer régulièrement, il a inventé des concepts comme la mode éphémère et l’obsolescence programmée, qui assurent un flux constant de nouveaux biens à acheter. Une minorité bien sûr, plus « primitive », préfère réparer leurs biens. Ces irréductibles semblent ignorer que « le temps, c’est de l’argent ». Certains vont même jusqu’à brandir des bouts de bois pour protester, prétextant que l’on épuise les ressources de la planète. Mais ces marginaux restent une exception.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Un autre moyen astucieux développé par l’Homo economicus pour produire davantage et satisfaire l’insatiable appétit des consommateurs est la création de zones franches. Dans ces espaces, la production échappe aux contraintes imposées par les États, qu’il s’agisse des normes environnementales ou des droits du travail. Cette stratégie permet non seulement de réduire les couts, mais aussi d’engranger davantage de profits tout en inondant le marché de biens en tous genres, accessibles à un plus grand nombre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Toutefois, une minorité intrigante, perçue comme plus « primitive », dévie de ce mode de vie. Ceux-là optent pour une sobriété presque archaïque : ils marchent pour se déplacer et, pour les plus sophistiqués, utilisent la bicyclette. Bien que marginaux, ces choix mettent subtilement en question le modèle dominant, comme un écho lointain d’un mode de vie oublié.</span></p>
<p class="p1">Lorsqu’il vient le temps de leur rituel démocratique, une étrange pratique où ils tracent des X sur des morceaux de papier, la majorité des Homo economicus réélit sans faillir le gouvernement qui leur promettra une croissance économique. Cette croissance leur permettra non seulement de rembourser la voiture achetée à crédit, mais aussi de continuer à nourrir leur insatiable appétit pour la consommation et la possession de biens.</p>
<p class="p1">L’Homo economicus, dans sa quête effrénée de possessions et de croissance, trace un chemin semé d’excès et de contradictions. Son modèle, bien qu’omniprésent, semble pourtant vaciller sous le poids de ses propres incohérences. Peut-être qu’un jour, lorsque ses ressources seront épuisées ou que ses souffleurs de feuilles resteront silencieux, l’Homo economicus se tournera vers d’autres voies, plus sobres, plus durables. Mais en attendant, il continue à courir, toujours plus vite, sans jamais vraiment savoir où il va.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PORTRAIT : FANIE LEBRUN (1977-2024)</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/portrait-fanie-lebrun-1977-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 11:04:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Malraux écrivait qu’une personne « est la somme de ses actes, de ce qu’il fait ». Nous laissons témoigner tes habitudes et tes choix, chère amie. Choisir un mantra pour partir en voyage, comme on choisit de bonnes chaussures. Écrire des articles pour partager les points de vue d&#8217;acteurs de changement ordinaires. Refuser de se procurer un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>Malraux écrivait qu’une personne « est la somme de ses actes, de ce qu’il fait ». Nous laissons témoigner tes habitudes et tes choix, chère amie. </b></p>
<p class="p1">Choisir un mantra pour partir en voyage, comme on choisit de bonnes chaussures. Écrire des articles pour partager les points de vue d&rsquo;acteurs de changement ordinaires. Refuser de se procurer un téléphone intelligent pour continuer à combler du temps libéré de lectures, de rencontres impromptues, de contemplation. Interviewer une amie en bonne et due forme, voix captée sur un enregistreur, pour lui faire raconter un voyage comme elle n’a jamais pu en parler aussi longuement à autrui. Se contenter d’un frigo de 2 pieds cube et vivre de produits soldés près de la date de péremption. Remplir des pages et des pages de cahier d’une calligraphie souriante toute en spirales, la musique dans les tympans. Acheter des crédits carbone pour la publication de recueils de texte et de livrets à petit tirage reliés à la main.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p class="p1">S’émerveiller de la lune qui visite le salon par la fenêtre. Voyager dans plus de 40 pays dans le monde, seule avec Jack, le sac à dos ; puis s’engager à ne plus jamais prendre l’avion par souci de réduire ses émissions de CO2. S’arrêter pour saisir le chant d’une vieille fontaine sur une pellicule. S’habiller et se meubler seconde main. Pleurer la disette de temps que le capitalisme et le néolibéralisme infligent à ses ami.e.s ; décrier leur manque de temps pour philosopher. S’attaquer aux sujets les plus tabous qui soient, pour les rendre encore plus tabous. Mettre ses talents et ses connaissances au service des nombreuses organisations communautaires ; multiplier les contrats et tolérer les conditions précaires. Faire une sieste d’après-midi à l’extérieur. Marcher ; refuser de posséder une voiture ; prendre le bus interurbain. Se laisser pénétrer par tout ce qui existe ; l&rsquo;émerveillement sans filtre à café, pur. Transformer ses indignations en publications de blogues, en conférences, en kiosques d’information. Refuser de compétitionner avec les notifications électroniques dans cette lucrative économie de l’attention. Marcher encore. Faire un festin de chocolat et de protéine végétale texturée mouillée de sauce piquante. Aimer déshabiller les propos d’autrui, gentiment, dénuder leur incohérence, avec leur consentement (parce que c’est une amie qui nous aime).<span class="Apple-converted-space">  </span>Impossible de s&rsquo;arrêter après avoir refait le monde: il fallait compléter avec le procès de Dieu. Quitter le party en catimini sans câlin d’au revoir.<span class="Apple-converted-space">   </span></p>
<p class="p1"><b>Merci pour ton anticonformisme. Nous saluons tes refus.<span class="Apple-converted-space">  </span>Salutations et merci au Prof. Lebrun : notre inspiration climatique.<span class="Apple-converted-space">  </span>THC : CHT la Nature&#8230;et alors l’esprit s’éclate.. ?..  : fécondation des ondes (Fanie qui fabulle…fa que…).</b></p>
<blockquote>
<p class="p1"><b>« [&#8230;] Je réalise pour vivre<br />
</b><b>Je vis pour changer<br />
</b><b>Pour me reconstruire<br />
</b><b>me libérer [&#8230;] » </b></p>
<p class="p1"><b>&#8211; Fanie Lebrun, <i>Silence du présent</i>, 2021.</b></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Longue vie aux médias communautaires et alternatifs!</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/longue-vie-aux-medias-communautaires-et-alternatifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 11:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[L’auteur est journaliste retraité, ancien coordonnateur du journal, et membre du Comité du 50ème anniversaire de Droit de Parole. Ce texte a été publié dans le journal Le Devoir du 30 août, dans la section « Libre Opinion ». Nous reproduisons la version intégrale publiée sur le site internet du Devoir. Fondé à l’automne 1974 par des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>L’auteur est journaliste retraité, ancien coordonnateur du journal, et membre du Comité du 50<sup>ème</sup> anniversaire de Droit de Parole.</b></p>
<p class="p1"><b><i>Ce texte a été publié dans le journal Le Devoir du 30 août, dans la section « Libre Opinion ». Nous reproduisons la version intégrale publiée sur le site internet du Devoir.</i></b></p>
<p class="p1">Fondé à l’automne 1974 par des membres de groupes populaires de la Basse-Ville de Québec, le journal Droit de parole, plus vieux journal communautaire au Québec, soulignera cet automne son cinquantième anniversaire, rien de moins.</p>
<p class="p1">Eh oui, l’épopée de Droit de parole, c’est un demi-siècle à jouer les chiens de garde de la démocratie en portant les revendications communautaires et citoyennes avec des dizaines de milliers de textes, photos et dossiers sur des enjeux locaux concernant l’environnement, l’aménagement urbain, la santé mentale, le logement, la défense des droits des femmes, les immigrants, les consommateurs, les travailleurs, les détenus, les minorités sexuelles, les étudiants et les citoyens.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Un demi-siècle à distiller une contre-information inspirée des valeurs de la gauche universelle tout en s’adaptant, à chaque demi-génération, aux besoins et aux revendications précises des nouveaux groupes en tenant compte, le plus possible, des modes d’expression et<br />
des particularités de chacun. Tout un exercice, parfois, que celui-là !</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Cinq décennies, donc, pendant lesquelles les membres de Droit de parole ont su vaillamment résister à l’entrisme des groupes marxistes de l’époque, aux différentes poursuites judiciaires (Ville, promoteurs immobiliers, groupes privés), aux sirènes de la politique partisane, aux nombreuses baisses de subvention des différents gouvernements, aux aléas de la bureaucratie ministérielle, au virage numérique, à l’envahissement des réseaux sociaux, à la pandémie de COVID-19, à l’embargo des GAFAM, et quoi encore…</span></p>
<h3 class="p4">Contrepoids</h3>
<p class="p1">Cinquante ans, imaginez ! En fait, et sans trop se la jouer pompeuse, question résilience et durée, ce sont tout de même cinq décennies pendant lesquelles les différentes équipes du journal tabloïd (distribué gratuitement dans les quartiers centraux de Québec) se sont relayées pour faire un contrepoids utile et nécessaire aux six différentes administrations municipales qui se sont succédé depuis les années 1960.</p>
<p class="p1">Un rôle de critique qui s’est avéré crucial pendant des événements majeurs, tels le bouleversant réaménagement du centre-ville de Québec au cours des années 1960-1970, le Sommet Reagan-Mulroney de 1985, le Sommet des Amériques de 2001, l’arrivée de la radio poubelle, l’opération Scorpion (prostitution juvénile), le dossier Rabaska, le port de Québec et sa pollution, le tramway et le troisième lien, autant de dossiers brûlants pour lesquels le journal a souvent pu exprimer et dénoncer ce que les médias traditionnels ne pouvaient ou n’osaient pas faire.</p>
<p class="p3">Ici, est-il besoin de rappeler que nombre de ces dossiers, qu’il s’agisse de rareté de logement, d’enjeux de mobilité durable, d’embourgeoisement, d’environnement, de santé mentale et d’itinérance, sont plus que jamais d’actualité ?</p>
<h3 class="p5">Financement</h3>
<p class="p1">Cela dit, comme pour les grands médias traditionnels, les temps sont durs aussi pour les médias alternatifs et communautaires, et Droit de parole a beau se targuer d’être un journal résilient, progressiste, durable et polyvalent, il n’échappe pas non plus à plusieurs contraintes et défis de taille : baisses de subventions du ministère de la Culture et des Communications, boulimie publicitaire des GAFAM et raréfaction des annonceurs locaux, relève plus difficile à trouver, concurrence des réseaux sociaux combinée au blocage de Meta, bref, par moments, on dirait que tout concourt à notre mise au rancart.</p>
<p class="p1"><span class="s4">Fort heureusement, le journal peut compter sur un lectorat fidèle qui apprécie le produit ainsi que sur une base militante et bénévole qui a toujours fait des pieds et des mains pour garder le journal en vie. Fort heureusement encore, il y a une belle relève dans le communautaire, et politiquement parlant, la région ne se résume pas qu’à son « mystère de droite », loin s’en faut.</span></p>
<p class="p1">Autrement, l’argent étant le nerf de la guerre, il faut absolument que l’actuel gouvernement augmente notre financement de base et comprenne que les médias communautaires ne sont pas utiles qu’en temps de crise pour sa publicité (comme pendant la pandémie) ; ce faisant, il doit impérativement leur consentir sur une base régulière au moins 4  % de son volume publicitaire. Cette promesse du 4  %, annoncée une première fois en 1995 par Jacques Parizeau, a été reprise ensuite par les gouvernements successifs, mais ne s’est hélas jamais concrétisée.</p>
<p class="p1">Les bottines doivent suivre les babines ! C’est l’avenir des médias communautaires qui se joue. C’est notre accès à une information locale libre qui en dépend. C’est la garantie d’une saine et meilleure démocratie. Longue vie à Droit de parole et aux médias communautaires et alternatifs du Québec !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Se redouter</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/se-redouter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 01:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.entreelibre.info/?p=13925</guid>

					<description><![CDATA[S’ouvrir à nouveau Baisser ses gardes Se conformer à plus intelligible que sois Croire en profondeur que l’autre n’est pas mal intentionné Donner, redonner, hypothéquer sa confiance dans l’espoir d’un nouveau départ d’un horizon neuf qui lui, sera sécurisé. Oublier son nom Mettre en péril son identité Se cacher se confiner dans les remous de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">S’ouvrir à nouveau</p>
<p class="p1">Baisser ses gardes</p>
<p class="p1">Se conformer à plus intelligible que sois</p>
<p class="p1">Croire en profondeur que l’autre n’est pas mal intentionné</p>
<p class="p1">Donner, redonner, hypothéquer sa confiance dans l’espoir d’un nouveau départ d’un horizon neuf qui lui, sera sécurisé. Oublier son nom</p>
<p class="p1">Mettre en péril son identité</p>
<p class="p1">Se cacher se confiner dans les remous de son âme à la recherche de sa faille, à la recherche du sens que l’autre nous donne</p>
<p class="p1">L’autre c’est nous</p>
<p class="p1">Se blesser sur des portes qui se ferment</p>
<p class="p1">Devoir obéir à leur intransigeance pour se retrouver un passage</p>
<p class="p1">Un couloir qui mène à un endroit encore plus clos</p>
<p class="p1">Ne pas savoir qu’on m’utilise</p>
<p class="p1">Croire que je suis appréciée</p>
<p class="p1">Croire que plus est, je suis aimée</p>
<p class="p1">Je ne suis pas née pour un rien, je suis née pour évoluer</p>
<p class="p1">Mais mon évolution est bigarrée</p>
<p class="p1">Elle est teintée de ses masochistes qui n’ont pas envie de s’abimer</p>
<p class="p1">Alors c’est ton corps qu’ils prennent</p>
<p class="p1">C’est ton toi qu’ils habitent</p>
<p class="p1">Jusqu’à en disloquer la plus petite parcelle</p>
<p class="p1">Jusqu’à avoir utilisé toutes tes ressources mentales et emphatiques</p>
<p class="p1">Et quand tu crois qu’ils t’ont tout retiré</p>
<p class="p1">Que t’aurais besoin d’un long congé pour te rebâtir une confiance et une estime,</p>
<p class="p1">Ils reviennent</p>
<p class="p1">Ils n’ont pas terminé</p>
<p class="p1">Ou peut-être leur nouvelle perspective de désillusion et de carnage n’est pas encore arrivée à leurs chevilles</p>
<p class="p1">Parce que c’est ce qu’ils croient</p>
<p class="p1">Ils font déjà un effort de ne pas te broyer complètement</p>
<p class="p1">Peut-être pour sauver leur propre peau</p>
<p class="p1">Parce qu’allez si loin les incrimineraient de méchanceté humaine</p>
<p class="p1">Ah pis hop, nous y voilà, il ne restera finalement rien de ce que tu protégeais avec insistance,</p>
<p class="p1">Avec force et majorité</p>
<p class="p1">Parce que leur action ne peut s’arrêter que lorsqu’ils retourneront le regard pour se prévaloir d’une nouvelle entité à dérober, à dénuder, à galvauder dans les plus petits méandres</p>
<p class="p1">Croire en la poésie humaine</p>
<p class="p1">Se targuer de vouloir le bien même dans la bouche du mal</p>
<p class="p1">Ne pas déshonorer la bouche qui me contient, qui alimente mon espoir</p>
<p class="p1">Je veux être aimée</p>
<p class="p1">J’veux qu’on s’attarde à mes droits</p>
<p class="p1">Je veux qu’on referme la gueule qui me croque et broie mon âme avec un peu plus de perfidie à chaque mouvement de mâchoire</p>
<p class="p1">Je veux finalement qu’on m’oublie afin que je puisse m’échapper</p>
<p class="p1">Mais je crois en ce règne</p>
<p class="p1">Je crois en cette bonté tournée vers moi</p>
<p class="p1">Je crois en l’éludiction, le fait d’être choisie comme garant de ma place dans l’expérience humaine</p>
<p class="p1">Je ne me traine pas les pieds</p>
<p class="p1">Je cherche, je suis en excavation identitaire depuis la prémisse de mon obéissance à la vie</p>
<p class="p1">Au premier respire dans des spasmes de colère et d’angoisse d’être arrivée en terrain hostile,</p>
<p class="p1">Froid et glutineux</p>
<p class="p1">Froid et méandreux</p>
<p class="p1">Froid et sordide</p>
<p class="p1">Comme le ton quand tu m’appelles par mon nom et que j’ose encore croire à la vélocité de tes charmes</p>
<p class="p1">Au pouvoir que tu me flanques sur les tibias pour m’arrêter d’avancer</p>
<p class="p1">Me garder statique dans ta pensée</p>
<p class="p1">Te recevoir comme Héro du confin de ton establishment</p>
<p class="p1">T’es là</p>
<p class="p1">J’suis morte avec le fardeau que tu mets sur mes épaules</p>
<p class="p1">Mais je ne veux pas te le montrer</p>
<p class="p1">Tu as été clair</p>
<p class="p1">Qui d’autre que toi pourrait vouloir de moi</p>
<p class="p1">Qui d’autre que toi porterait la charge de me connaitre, de m’entretenir dans ses filets</p>
<p class="p1">We are so heavy</p>
<p class="p1">On est tellement lourd</p>
<p class="p1">T’as pris ta revanche pour me faire comprendre que le coeur lourd n’est pas ta tasse de thé</p>
<p class="p1">Laisse-moi être léger et inconsciemment plus violent que ce que je veux m’admettre</p>
<p class="p1">Je ne veux pas te voir au travers cette pourriture que je perçois chez toi</p>
<p class="p1">Je ne veux pas distinguer tes manques qui me poussent à redéfinir mes limites de conscience</p>
<p class="p1">Je voudrais seulement te croire quand tu dis que tu n’es pas méchant</p>
<p class="p1">Que tes actions sont louables</p>
<p class="p1">Qu’elles sont empreintes de bienveillance jusqu’à ce que tu commences à te sentir écorché</p>
<p class="p1">C’est moi qui perds</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>APPELS à participation à un numéro spécial du journal Entrée Libre</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/appels-a-participation-a-un-numero-special-du-journal-entree-libre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 03:13:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://dev2.bastacommunication.ca/entree_libre/?p=10947</guid>

					<description><![CDATA[1) Chère génération Greta Thunberg née au XXIe siècle ! Le Journal Entrée Libre t’invite à lui faire parvenir des articles à propos de ce que tu ressens, penses, souhaites, pour ton présent et ton futur. Cela fera un numéro spécial. Jane Goodall dit dans son Livre de l’espoir, qu’une alliance est encore possible entre les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">1) Chère génération Greta Thunberg née au XXI<sup>e</sup> siècle !</h3>



<p>Le Journal Entrée Libre t’invite à lui faire parvenir des articles à propos de ce que tu ressens, penses, souhaites, pour ton présent et ton futur.</p>



<p>Cela fera un numéro spécial.</p>



<p>Jane Goodall dit dans son <em>Livre de l’espoir</em>, qu’une alliance est encore possible entre les humains et les écosystèmes, pour un nouveau contrat social.</p>



<p>Ça te parle ? Ça te dis ?&nbsp; Le Journal est à l’écoute du pouvoir de la jeunesse. Ensemble dans la restauration des écosystèmes, avançons.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2)  Kwe !</h3>



<figure class="wp-block-image alignleft size-full is-resized"><a href="http://dev2.bastacommunication.ca/entree_libre/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://dev2.bastacommunication.ca/entree_libre/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather.png" alt="" class="wp-image-10951" width="241" height="241" srcset="https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather.png 660w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather-300x300.png 300w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather-150x150.png 150w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather-500x500.png 500w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather-400x400.png 400w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather-125x125.png 125w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/11/indian-feather-120x120.png 120w" sizes="(max-width: 241px) 100vw, 241px" /></a></figure>



<p>Le livre <em>1491 Nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb</em> fait voir qu’avant l’arrivée de cet individu et de son groupe, il y avait déjà une population amérindienne cultivée, qui prenait soin de l’environnement avec des villes aussi importantes qu’en Europe.</p>



<p>Les survivant.es Autochtones à la décimation font une autre histoire amérindienne.  Les trois Amériques sont envisagées comme une seule entité géographique, un continent avec en son sein une diversité culturelle, nommée : L’île-à-la-tortue, une « Grande Île sur le dos de la tortue » selon l’expression de Georges E. Sioui dans le livre <em>Pour une autohistoire amérindienne.</em></p>



<p>Les Iroquois avaient une vision de paix en considérant le Pin blanc comme le Grand arbre de la Paix. Cette vision a besoin de nouvelle énergie en ce monde aux 2200 milliards de budgets militaires annuels !</p>



<p>Cher.es Amérindien.nes locaux, le Journal Entrée Libre vous invite à lui faire connaître vos points de vue sur notre destinée commune. Nous avons hâte de nous abreuver de votre précieuse et riche culture que nous connaissons, tristement, trop peu.</p>



<p>Ce sera un numéro spécial avec vos contributions. </p>



<p>Megwesh!</p>
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		<title>Une Iranienne emprisonnée, prix Nobel pour la Paix 2023</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/une-iranienne-emprisonnee-prix-nobel-pour-la-paix-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 01:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Narges Mohammadi, « cette femme d’un courage et d’une détermination incroyables », a inspiré notre Artiste pour la Paix de l’Année, Jacques Goldstyn, alias Boris. Elle a aussi inspiré la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, femme de gauche proche de Valérie Plante, qui a proclamé : « À Paris et partout dans le monde, nous ne cesserons jamais de [&#8230;]]]></description>
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<figure class="wp-block-image alignleft size-full"><a href="http://dev2.bastacommunication.ca/entree_libre/wp-content/uploads/2023/10/narges-Mohammadi.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="234" height="190" src="http://dev2.bastacommunication.ca/entree_libre/wp-content/uploads/2023/10/narges-Mohammadi.png" alt="" class="wp-image-10878" srcset="https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/10/narges-Mohammadi.png 234w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2023/10/narges-Mohammadi-125x101.png 125w" sizes="(max-width: 234px) 100vw, 234px" /></a></figure>



<p>Narges Mohammadi, « cette femme d’un courage et d’une détermination incroyables », a inspiré notre Artiste pour la Paix de l’Année, Jacques Goldstyn, alias Boris. Elle a aussi inspiré la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, femme de gauche proche de Valérie Plante, qui a proclamé : « À Paris et partout dans le monde, nous ne cesserons jamais de proclamer : Femme, Vie, Liberté ! »</p>



<p>Narges Mohammadi, née le 21 avril 1972, militante iranienne des droits humains et vice-présidente du Centre des Défenseurs des Droits Humains (CDDH), dirigé et fondé par Shirin Ebadi, voit donc l’Association des Prix Nobel insister pour le respect des droits humains en Iran avec la nomination de madame Mohammadi arrêtée et détenue à plusieurs reprises depuis 1998.&nbsp;</p>



<p>Son modèle Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix vingt ans plus tôt, a défendu d’une part, des femmes discriminées par le droit de la famille iranien, notamment pour le droit de garde des enfants âgés de plus de sept ans, qui revient automatiquement au père après un divorce (!), d’autre part à la défense des opposants politiques, tout en enseignant les droits urbains et les droits des femmes à l’université.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelques avertissements sur l’instrumentation possible</h3>



<p>Tamara Lorincz, militante pour la paix, espère toutefois que le zèle des médias et du gouvernement canadien en faveur de cette femme admirable ne détournera pas les autorités de l’appui qu’espèrent encore nos propres femmes autochtones brimées et sujettes à des assassinats bien plus nombreux que les femmes non racisées.&nbsp;</p>



<p>Les Artistes pour la Paix espèrent aussi que la nomination de ce prix Nobel mérité ne relancera pas les sanctions économiques que le Canada a appliquées injustement à l’Iran que nous avions dénoncées&nbsp;: les femmes souffrent plus que les hommes des rationnements de nourriture et de médicaments.&nbsp;</p>



<p>Il faut se méfier aussi de l’instrumentalisation hostile à l’Iran par ses éternels ennemis, Trump et Nétanyahou, qui avaient accusé l’Iran des pires intentions guerrières, malgré les inspections de l’<strong>Agence Internationale d’Énergie Atomique </strong>(ONU) qui concluaient toutes au respect par l’Iran de l’<strong>accord de Vienne sur le nucléaire iranien</strong> — en anglais&nbsp;: Joint Comprehensive Plan of Action ou <strong>JCPoA</strong> et en français <strong>Plan d’action global commun (PAGC)</strong>, un accord signé à Vienne en Autriche le 14 juillet 2015.&nbsp;</p>



<p>L’hostilité du Congrès américain a certainement joué un rôle dans la détérioration à nouveau sous Biden des relations irano-américaines, depuis que l’Iran a interprété de façon laxiste les seuils d’enrichissement d’uranium auxquels le pays était limité par l’entente et surtout depuis que l’Iran s’est récemment joint aux <strong>BRICS</strong>, en même temps que l’Argentine, l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Éthiopie et… les Émirats arabes unis avec qui la hache de guerre a été enterrée : l’union du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud a provoqué chez Justin Trudeau diverses crises de notre aficionado de l’OTAN que le discours récent paisible de Lula da Silva ne justifiait nullement<sup><a href="https://lautjournal.info/20211013/bootlegger-bien-davantage-quun-suspense-passionnant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1</a></sup>. </p>



<p>Nous en profitons pour féliciter publiquement celui qui reçoit cet automne le prix du militant pour la paix canadien de l’année, des mains du <strong>Rassemblement canadien pour une convention sur les armes nucléaires</strong> — organisme fondé par Pugwash, avec le toujours actif sénateur Doug Roche et notre regretté ami Murray Thomson —&nbsp;: <strong>M. Tariq Rauf</strong> qui a joué un rôle décisif pour démentir toute initiative agressive de l’Iran, comme le rappelle l’Ambassadeur autrichien Alexander Kmentt, a été à la tête de la politique de vérification et de sécurité à l’AIEA et a travaillé aussi pour le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). P.J.</p>
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		<title>Polarisation au collégial par le regard de quelques enseignant·e·s</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/fin-du-papier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2023 13:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[On vit dans une société qui nous donne l’impression que la polarisation idéologique est en démesure. L’est-elle vraiment et est-ce représentatif de la situation collégiale ? Pour mon projet de fin d’études en Sciences, lettres et arts, des professeur·e·s m’ont témoigné anonymement de leurs observations quant aux effets de la polarisation idéologique chez leurs étudiant·e·s. J’ai [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On vit dans une société qui nous donne l’impression que la polarisation idéologique est en démesure. L’est-elle vraiment et est-ce représentatif de la situation collégiale ?</p>



<p>Pour mon projet de fin d’études en Sciences, lettres et arts, des professeur·e·s m’ont témoigné anonymement de leurs observations quant aux effets de la polarisation idéologique chez leurs étudiant·e·s. J’ai été amenée à constater que la polarisation qui s’incruste dans le milieu étudiant n’a pas uniquement une nature politique.</p>



<p>Un·e· professeur·e de sciences politiques interrogé·e mentionne qu’une majorité des étudiant·e·s ne s’informent pas assez sur les enjeux sociaux et politiques, à l’extérieur des cours, pour se former une opinion ferme et inébranlable sur ces sujets. Il est donc difficile, pour l’enseignant·e, d’observer une polarisation politique qui mènerait les avis à être plus radicaux. &nbsp;</p>



<p>En revanche, pour la portion de la classe qui est informée sur les débats sociaux actuels, on aperçoit une sensibilité nouvelle pour certains sujets&nbsp;: l’environnement, les questions raciales, la religion, les groupes identitaires. Un·e professeur·e d’histoire indique que cette sensibilité pique la curiosité de ses étudiant·e·s&nbsp;: « Il y a une envie de pouvoir parler des [enjeux polarisants] parce qu’ils ne savent pas comment les aborder, même entre eux. Ça les intéresse de voir comment certains sujets deviennent aussi sensibles, pourquoi et comment on en parle après. »&nbsp;</p>



<p>Cette sensibilité amène certain·e·s professeur·e·s à se remettre en question et à repenser leur manière d’aborder leur cours&nbsp;: « Comment parler des sujets sensibles ? Quels discours et quels thèmes [puis-je] aborder sans heurter ? Est-ce que ma profession me donne la légitimité de parler de ces sujets ? » D’autres ressentent la nécessité de se réguler dans leurs paroles en craignant les réactions vives&nbsp;: « Je prends 1000&nbsp;précautions rhétoriques, je passe par Voltaire, Chomsky, je noie ma propre pensée dans des autorités qui prônent la liberté d’expression pour tous, même de la personne avec qui je suis en désaccord. »&nbsp;</p>



<p>Malgré les moments sensationnalistes majoritairement représentés dans les médias lorsqu’il est question de polarisation, un·e professeur·e en communication souligne que les effets du phénomène sont différents dans ses classes. Lorsque cet·te enseignant·e aborde un sujet sensible, contrairement à des réactions hostiles, c’est une aphasie qui se manifeste. Son interprétation de la chose est qu’il est peu tentant pour les étudiant·e·s de débattre autour des enjeux explosifs. Une crainte s’installe chez eux par rapport aux effets que pourrait engendrer le fait de donner leurs avis en classe.&nbsp;</p>



<p>Avant de penser à la polarisation entre la gauche et la droite, c’est la polarisation sociale et humaine qui prime dans les classes du Cégep de Sherbrooke, selon un·e professeur·e de sciences politiques. Ses étudiant·e·s sont de plus en plus loin les uns des autres&nbsp;: « Un éloignement s’opère entre les êtres humains qui sont assis devant moi. » Les gens ont moins le courage de se parler, de lever la main, de présenter leurs points de vue et de le défendre.&nbsp;</p>



<p>Les professeur·e·s, en sommes, ont rappelé la nécessité du débat respectueux pour l’avancement social, spécialement dans le milieu de l’éducation. En soi, les pôles politiques et les divergences d’avis ne sont pas un problème. Un·e enseignant·e en sciences politiques soutient que le problème prend place quand les pôles s’éloignent et que le centre devient inacceptable&nbsp;: « Plus les gens sont éloignés, plus ils sont en colère les uns contre les autres et plus ils ont tendance à penser, du fait de s’éloigner d’une position de compromis, que le compromis en soi est inacceptable. Le danger de la polarisation, c’est [qu’on] ait l’impression qu’on est tellement loin dans nos opinions que ça ne donne plus rien de s’écouter. Alors qu’en fait, c’est une très grande majorité des étudiant·e·s qui ne se retrouvent pas aux pôles. »</p>



<p>Ainsi, garder une ouverture d’esprit et tenter de comprendre l’autre est primordial pour atténuer les effets de la polarisation selon un·e professeur·e d’anglais. Contrer la polarisation idéologique passe par l’acceptation de l’avis contraire au sien. Après tout, un·e enseignant·e en histoire rappelle que la polarisation idéologique n’est pas une fatalité irréversible&nbsp;: « Il y a des étudiant·e·s qui sont fermement convaincu·e·s. […] Mais ils ont toute la vie pour évoluer dans leur vision des choses. »&nbsp;</p>
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		<title>Comment tuer un centre-ville : Le cas de Sherbrooke</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/comment-tuer-un-centre-ville-le-cas-de-sherbrooke/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2023 10:25:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les centres-villes sont des centres d’achats. Le verbe « étaient » serait plus juste. Dans toutes les villes, la venue des (véritables) centres d’achats, le plus souvent en banlieue, est venue les concurrencer. Celui de Sherbrooke n’y fait pas exception. Même que sa position, coincée entre une rivière et une falaise, allait rendre difficile sa transformation pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les centres-villes sont des centres d’achats. Le verbe « étaient » serait plus juste. Dans toutes les villes, la venue des (véritables) centres d’achats, le plus souvent en banlieue, est venue les concurrencer. Celui de Sherbrooke n’y fait pas exception.</p>



<p>Même que sa position, coincée entre une rivière et une falaise, allait rendre difficile sa transformation pour répondre à cette nouvelle concurrence. On peut difficilement approvisionner les grands magasins, épiceries, pharmacies et autres avec des remorques de 53&nbsp;pieds et y transporter les marchandises « à bras » à partir de la rue. Et ce sont ces « grandes surfaces » qui attirent la clientèle. Une transformation était donc nécessaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un centre-ville est comme une œuvre d’art collective</h3>



<p>En ce sens, chaque propriétaire y met sa touche personnelle par un immeuble de bon goût. Ou pas. Et en prend soin. Ou pas.</p>



<p>Comme une œuvre d’art à restaurer, il faut s’assurer que <strong>les changements qu’on y fait soient réversibles.</strong> Des fois qu’on se tromperait. Des fois qu’on changerait d’avis.</p>



<p>Faute de pouvoir faciliter l’approvisionnement, on y est allé pour (ce qui semblait) le pratico-pratique&nbsp;: les marquises des années 70. Pour que les clients puissent magasiner à l’abri des intempéries. Comme au centre d’achats. Jugées laides et difficiles d’entretien (enlever la neige et les fientes de pigeons), après 20&nbsp;ans, une fois l’emprunt remboursé, on les a enlevées. Vingt ans qui ont permis à bien des commerçants de vendre leurs immeubles du centre-ville pour s’installer… dans les centres d’achats. Ironie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comme la fenêtre d’Overton</h3>



<p>Il y a eu de petits changements aussi. Insidieux. Souvent passés inaperçus. L’un après l’autre. Mais qui au total ont rendu notre centre-ville moins attrayant.</p>



<p>Les policiers à pied entre autres. Une présence rassurante, qui pouvaient maintenir l’ordre et donner des indications aux passants, pas seulement des contraventions.</p>



<p>Les balayeurs de trottoirs. D’autres villes les utilisent encore plutôt que les balais mécaniques qui ne « vont pas dans les coins » et ne font souvent que soulever la poussière qui se dépose ailleurs. (Le summum étant ces commerçants qui engagent des gens munis de balais rotatifs et de souffleurs à feuilles à essence pour envoyer la poussière… chez les voisins.) Le centre-ville par une journée de grand vent est une séance de dermabrasion du visage.</p>



<p>Autre changement imperceptible&nbsp;: la décrépitude. Des stationnements à étages d’abord (l’a-t-on assez dit dernièrement ?), je n’y reviendrai pas. Les façades des immeubles sont sales. Les immeubles en pierre grise surtout. Et en crépit. Et la brique. Quand la dernière fois a-t-on vu le nettoyage d’une seule façade ? Et les plantes sauvages qui poussent entre les façades et le trottoir. De la grande bardane, du plantain, de l’herbe à poux… coin King/Wellington. Devant l’immeuble de la Chambre de commerce. Entre autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Et des choix malheureux</h3>



<p>L’abolition de l’heure gratuite de stationnement il y a une douzaine d’années constitue peut-être le coup de grâce. Coïncidant avec une hausse de tarifs et le remplacement des horodateurs par des bornes de paiement (qui gelaient l’hiver et ne permettaient pas de ramener l’heure gratuite), les recettes des stationnements ont chuté drastiquement. Inexorablement.</p>



<p>Par la suite, comme pour ajouter l’insulte à l’injure, on a confié la gestion des stationnements à des firmes de gardiennages plutôt qu’à nos policiers (et policières surnommées un temps «&nbsp; souris vertes &nbsp;») qui, avec des appareils modernes, pouvaient détecter d’avance les voitures dont le stationnement était sur le point d’expirer. L’efficacité. Rien de tel qu’un·e client·e qui se dit « Plus jamais » !</p>



<p>Je ne me rappelle pas en quelle année on a arrêté le transport en commun sur Wellington Nord. Pour être équitables envers les automobilistes ? On sait que la première qualité d’un usager de la STS est d’être un bon marcheur.</p>



<p>La place des cyclistes au centre-ville ? Les voies du centre-ville, comme celles de Dieu, sont impénétrables pour les vélos. Point.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Faire revivre le centre-ville ?</h3>



<p>Maintenant qu’on a fait fuir la clientèle avec des horodateurs souvent en panne, du mobilier urbain rouillé et sale, l’absence de stationnements en nombre suffisant près des destinations, de même pour le transport en commun, les pistes cyclables, des contraventions et tutti quanti, que doit-on faire ?</p>



<p>Une rue piétonne ? Des tours à bureaux ? J’ai des doutes. Des gros doutes.</p>



<p>Assurons-nous au moins d’éviter les erreurs du passé&nbsp;: que les solutions retenues soient réversibles.</p>
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