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	<title>Société | Entrée Libre</title>
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	<description>Journal communautaire de Sherbrooke</description>
	<lastBuildDate>Tue, 26 May 2026 00:42:29 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Société | Entrée Libre</title>
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	<item>
		<title>Vieillir</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/vieillir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 01:24:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous voyons souvent la vieillesse comme une étape négative de notre vie Dans la vie, il y a des bébés malades et d’autres en santé, des adolescents malades et d’autres en santé, des jeunes malades et d’autres en santé, puis il y a aussi des personnes âgées malades et d’autres en santé. On ne s’en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1"><span class="s1">Nous voyons souvent la vieillesse comme une étape négative de notre vie</span></h3>
<p class="p2">Dans la vie, il y a des bébés malades et d’autres en santé, des adolescents malades et d’autres en santé, des jeunes malades et d’autres en santé, puis il y a aussi des personnes âgées malades et d’autres en santé. On ne s’en sort pas. Alors, composons avec cette situation humaine.</p>
<p class="p2">Cette prémisse exprime une réalité incontournable. En soi, la vieillesse ne peut être qualifiée pleinement de <i>« positive »</i>, car elle nous rapproche de la fin, dernière étape de notre existence que nous n’avons pas demandée.</p>
<p class="p2">Pourtant, la vieillesse peut être vécue de façon enrichissante, pleine de réflexions, d’expériences, et de liens précieux avec nos proches. Le regard que nous posons sur cette période de vie, notre attitude et notre ouverture aux petites joies du quotidien peuvent transformer ce temps en une étape plus sereine et lumineuse.</p>
<p class="p2">La sagesse veut de ne jamais mettre la vieillesse en opposition avec la jeunesse, ce sont deux étapes profondément différentes et toutes deux font parties intégrantes de nos vies, il ne s’agit pas d’un duel.</p>
<p class="p2">Ne nous imposons pas un jugement là où il devrait y avoir, tout simplement, un constat, à savoir que les différences sont des étapes nécessaires d’un même parcours humain.</p>
<p class="p2">Vieillir on ne le choisit pas, alors, allons-y, vivons jusqu’à la fin.</p>
<p class="p2"><i>« Vieillir heureux, c’est aborder chaque journée avec passion et positivité.<span class="Apple-converted-space">  </span>L’âge n’est qu’un chiffre, et que ce qui compte réellement, c’est l’attitude avec laquelle on choisit de vivre. »</i><i></i></p>
<p class="p2">Au bel âge, certaines personnes, en santé bien sûr, ont plus de propension au bonheur. Elles ont le temps et elles savent ce qu’elles veulent.</p>
<p class="p2"><i>« La vieillesse, à certains égards, maintient certaines personnes dans la bonne humeur, malgré les difficultés »</i>, explique le duo, composé d’Evelyne Charuest et Stéphane Garneau.</p>
<p class="p2"><i>« Des aînés qui habitent seuls peuvent avoir une vie sociale riche, tandis que d’autres, même entourés, éprouvent de la solitude. Certes, la vie en solo constitue un facteur de vulnérabilité sociale, économique et psychologique chez les aînés. Mais ces personnes ne sont pas toutes fragiles, en perte d’autonomie ou abandonnées par leur famille. »</i><i></i></p>
<p class="p2">Vivre seul n’est pas un drame en soi.</p>
<p class="p2">Je connais des moines heureux. Ils ont cette capacité de désirer et d’aimer ce qu’ils ont. Ils n’attendent rien de personne.</p>
<p class="p2">Attendre quelque chose pour être heureux, c’est remettre sa vie entre les mains du hasard, c’est oublier que le bonheur se trouve souvent dans ce que l’on a déjà. Il dépend plus de l’état d’esprit et du lien social que de l’âge. Il faut dédramatiser et démystifier la retraite en se rappelant, à chaque jour, que le bonheur dans toute notre vie, à date, a toujours été à l’intérieur de chacun de nous et non ailleurs.</p>
<p class="p2">Il n’existe pas de limite d’âge pour être heureux. Cette phrase vient contredire l’idée répandue que le bonheur appartient surtout à la jeunesse où tout semble possible.</p>
<p class="p2">Avec l’âge, on apprend parfois à apprécier les choses plus simples. On attend moins, on exige moins de la vie. Et c’est souvent à ce moment-là que le bonheur devient plus calme, mais aussi plus vrai.</p>
<p class="p2">Virginie Boisvert-Plante, étudiante en médecine et écrivaine, écrit :</p>
<p class="p2"><i>« Plusieurs études démontrent que les personnes âgées sont en moyenne plus heureuses que les jeunes. En 1995, des chercheurs de l’Université Fordham ont mené ce qui est aujourd’hui considéré comme une étude classique sur le bonheur. Ils ont passé en entrevue plus de 32 000 personnes afin de connaître leur niveau de bonheur. Faisant suite à la collecte des données, ils ont établi que 38 % des personnes âgées de 68 à 77 ans se disaient très heureuses ; un pourcentage beaucoup plus élevé que dans les cohortes plus jeunes. »</i></p>
<p class="p2">Virginie nous rappelle qu’avec la vieillesse vient la sagesse. On est plus en contrôle de nos émotions et l’on peut faite face aux situations de crise avec plus de calme et, surtout, que la qualité de notre réseau social est d’une importance capitale. Les gens bien entourés sont souvent plus heureux et moins susceptibles de développer des problèmes cognitifs.</p>
<p class="p2">Ce sont la quantité des petits moments de bonheur qui font de nos journées un Bonheur. La tristesse côtoie le bonheur, ça fait partie de nos vies humaines. Avec l’âge, on apprend à composer avec elle, sans l’obligation de l’accepter.</p>
<p class="p2">Vieillir c’est aimé l’Amour, c’est faire l’Amour que l’on appelle la Tendresse. C’est caresser sa main en tremblant à l’idée qu’elle nous quittera un jour. <i>« C’est aimer une femme et pouvoir lui faire la cour, pour d’autres raisons que la plastique de ses fesses »</i>.</p>
<p class="p2"><strong>Felix Leclerc, le grand, nous a écrit :</strong></p>
<blockquote>
<p class="p3">Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur<br />
Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure<br />
Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur<br />
<b>Car à chaque âge se rattache un bonheur</b></p>
</blockquote>
<p>Me Laurent Pelletier, avocat à la retraite</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Du savoir à l’ignorance</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/du-savoir-a-lignorance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 11:01:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[À cause de son insatiable curiosité, l’humain a accumulé une grande quantité de connaissances. L’imprimerie, puis l’informatique ont donné l’accès au savoir à toute la planète. Mais de cette abondance naquit son opposé : la contre-information. Le précieux savoir Il y a cent-cinquante ans, si vous cherchiez une information vous alliez à la bibliothèque, vous achetiez [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">À cause de son insatiable curiosité, l’humain a accumulé une grande quantité de connaissances. L’imprimerie, puis l’informatique ont donné l’accès au savoir à toute la planète. Mais de cette abondance naquit son opposé : la contre-information.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Le précieux savoir</span></h3>
<p class="p3">Il y a cent-cinquante ans, si vous cherchiez une information vous alliez à la bibliothèque, vous achetiez un livre ou vous grappilliez dans les journaux. La qualité des résultats était proportionnelle à votre patience et limitée aux informations publiées sur le sujet. La dispersion du savoir dans le vaste monde et les différentes langues rendaient impossible l’accès au savoir planétaire. Les personnes les plus instruites étaient les grands lecteurs, les polyglottes et les grands explorateurs. Les analphabètes, grande frange de la population du passé, n’avaient pour seules connaissances que la transmission orale des apprentissages de leurs ancêtres.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Les mystères</span></h3>
<p class="p3">L’Église fut longtemps la détentrice du savoir. Avec la prière et la contemplation vint l’approfondissement de la recherche de vérité. À travers les siècles, les moines accumulèrent des milliers de renseignements et de concepts concrets et abstraits. À partir de ces explorations intellectuelles, ils relièrent les savoirs faisant avancer la pensée et ouvrant des pistes vers l’évolution de l’humanité. Et quand l’Église faisait face à des événements inexplicables, elle avançait qu’il s’agissait d’un mystère que seul l’Être Suprême pouvait comprendre.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Tout expliquer</span></h3>
<p class="p3">Naturellement, pour les grands penseurs du passé, les mystères n’existent pas. Il s’agit plutôt de phénomènes à creuser, à décortiquer, à révéler. C’est ainsi qu’à partir de l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, la course aux découvertes fut lancée. On vit apparaître un roulement de découvertes et d’inventions, tantôt résolution de mystères parfois création de théories ou de machines révolutionnaires.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">On sait tout et plus</span></h3>
<p class="p3">Finalement aujourd’hui, grâce aux médias électroniques et à l’internet, (presque) toute la planète a accès au savoir universel. La démocratisation de<span class="Apple-converted-space">  </span>l’accès à internet a aussi eu l’effet pernicieux d’ouvrir la voie à la contre-information. Ainsi tout le monde peut diffuser un savoir avéré, mais, également, des renseignements non vérifiés ni prouvés.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Les savants du faux</span></h3>
<p class="p3">Résultat : on ne sait plus à qui se fier. À ce jour, la plupart des grandes théories ont récolté leur lot de contre-théories, de remises en question et de contestations. De l’idée que la Terre serait finalement plate à la théorie de la vaccination de puces électroniques lors du COVID, tous les génies et les dérangés peuvent maintenant extérioriser leurs idées farfelues.</p>
<p class="p3">C’est simple, tout le monde peut devenir un érudit et diffuser ce qu’il prétend être prouvé. Des recherches bidon sont approuvées par des experts bidon et encensées par les opinions de consommateurs bidon.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Les marionnettes de l’IA</span></h3>
<p class="p3">Comme si la diffusion de fausses infos n’était pas assez, on a ajouté la fausse personnification des diffuseurs de contenus. On utilise maintenant l’image animée de qui on veut en lui faisant dire ce que l’on veut.</p>
<p class="p3">Face à ce <i>« Qui dit vrai ? »</i>, la solution pour plusieurs est de bloquer tout. Devant l’impossibilité de discerner le vrai du faux, l’esprit se referme et cesse de se renseigner. Nous sommes passés de pas, à peu, à trop d’information. Croire redevient un acte de foi.</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Où est la protection ?</span></h3>
<p class="p3">Trouver la vérité devient donc une tâche de détective. Malheureusement, on peut présumer qu’une grande partie de la population n’est pas habilitée à épurer l’information, à passer au tamis les renseignements afin d’en faire ressortir la véracité.</p>
<p class="p3">Il est ironique de constater que, finalement, nous sommes revenus à la case départ : on n’apprend plus rien parce qu’il y a trop d’informations véridiques auxquelles s’opposent leurs équivalents contraires proposés comme vrais aussi. Désormais, le savoir le plus précieux est celui dont la crédibilité est prouvée sans contestation ; mais existe-t-il encore ?</p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Épilogue</span></h3>
<p class="p3">Attaqué par les manipulations qu’il a lui-même créées, l’humain, est de plus en plus vulnérable. Ayant, sans méfiance, accordé sa confiance à l’information diffusée de toute part, l’humain a perdu sa capacité à discriminer le vrai du faux, l’érudit du charlatan.</p>
<p class="p3">Le cerveau de l’homme rapetisse, il regarde le film parce qu’il n’a plus la patience de lire le livre ; il garde tout dans son téléphone car il n’arrive plus à se souvenir, il préfère croire au complot plutôt que de faire l’effort de plus en plus difficile de chercher la vérité. Finalement, penser à demain fait de plus en plus peur, à moins qu’on se dise comme certain :<i> « Je ne veux plus rien savoir ! »</i>.</p>
<p class="p3">Merci aussi à ceux qui n’ont pas lu.<span class="s2"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le milieu communautaire,  il est à boutte&#160;!</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/le-milieu-communautaire-il-est-a-boutte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 18:39:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Infos communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Vie municipale]]></category>
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					<description><![CDATA[Partout au Québec, et ici à Sherbrooke, les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans la vie des communautés. Ils accompagnent des milliers de personnes chaque année, ils sont des lieux d’entraide, de solidarité et d’éducation populaire et ils sont des leviers d’action collective. Ils contribuent à améliorer les conditions de vie de tous et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Partout au Québec, et ici à Sherbrooke, les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans la vie des communautés.</span><b> </b><b></b></p>
<p class="p3"><span class="s3">I</span><span class="s3">ls accompagnent des milliers de personnes chaque année, ils sont des lieux d’entraide, de solidarité et d’éducation populaire et ils sont des leviers d’action collective. Ils contribuent à améliorer les conditions de vie de tous et de toutes et ils renforcent le tissu social de nos communautés.</span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Mais les organismes ne font pas que répondre à des besoins : ils participent aussi à la transformation sociale, en donnant une voix aux premières personnes concernées, en créant des milieux de vie pour toutes les populations et en travaillant collectivement à construire des communautés plus justes et plus démocratiques. Ils ont la volonté d’agir non seulement sur les conséquences des problèmes sociaux, mais aussi sur leurs causes. Ils sont aussi les premiers à dénoncer les inégalités sociales, à défendre les plus vulnérables d’entre nous et à exiger que les gouvernements rendent des comptes. La justice sociale est leur première lutte. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Mais ils sont au bout du rouleau. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Parce que les besoins de la population augmentent et se complexifient. Tous les organismes doivent composer avec des enjeux de diversification et d’augmentation des demandes. Mais les ressources financières disponibles ne permettent pas de répondre adéquatement à l’ensemble des besoins. Ni d’offrir des conditions de travail acceptables aux travailleurs et travailleuses. Certains groupes doivent parfois faire des choix déchirants entre les conditions de travail de leur personnel et leur offre de soutien à la population. Est-ce qu’on sabre deux-trois activités pour mieux payer notre personnel ? Ou est-ce qu’on coupe l’adjointe administrative et on se répartit ses tâches pour pouvoir développer un nouveau projet ? Est-ce qu’on diminue la contribution déjà maigre au REER des employés pour offrir un repas de plus à nos participants et participantes ? C’est dans ce contexte qu’est né à Shawinigan « Le communautaire à boutte ! », une grève historique portée par des organismes communautaires. Pour la première fois, un mouvement de mobilisation est venu des groupes de base, de ceux qui travaillent au quotidien avec les populations et non des regroupements (qui ont davantage la mobilisation, la défense de droit et la revendication dans leur ADN). C’est donc le terrain qui s’est levé pour dire : c’est assez, on n’en peut plus. Et le mouvement a fait des petits à la grandeur du Québec. </span></p>
<h3 class="p6"><span class="s3">Que réclament les groupes à boutte ?</span></h3>
<p class="p7"><span class="s3">un rehaussement significatif du financement à la mission globale des organismes communautaires pour, entre autres, permettre d’offrir des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire ;</span></p>
<p class="p7"><span class="s3">Un financement stable et prévisible, qui permet aux organismes de planifier leurs actions à long terme ;</span></p>
<p class="p7"><span class="s3">Une reconnaissance du rôle essentiel que jouent les organismes communautaires dans la société québécoise ;</span></p>
<p class="p7"><span class="s3">et une reconnaissance de leur autonomie. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">C’est pourquoi du 23 mars au 2 avril, ils ont cumulé les actions de visibilité, les mobilisations, les marches et les rencontres afin d’être visibles et espérons-le entendus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le milieu communautaire ne quémande pas et il n’est pas trop dépendant du gouvernement. Il fait partie intégrante de la vision de la société qu’on voulait et qu’on veut encore au Québec. L’action communautaire autonome est un modèle unique au monde. Et un modèle envié. C’est un véritable trésor collectif dont il faut prendre soin. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Parce que quand le communautaire est à boutte, c’est toute la société qui est perdante. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le communautaire à boutte – Pourquoi s’engager dans la grève communautaire ?</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/le-communautaire-a-boutte-pourquoi-sengager-dans-la-greve-communautaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Infos communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est un enjeu de société Dans d’autres secteurs, la grève est un outil légitime reconnu pour se faire entendre. Ce qui est valable pour les secteurs de l’enseignement, des soins infirmiers et du milieu ouvrier l’est tout autant pour nous. Il est tout à fait légitime que le communautaire puisse utiliser les mêmes leviers. Nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1"><span class="s1">C’est un enjeu de société</span></h3>
<p class="p2"><span class="s2">D</span><span class="s2">ans d’autres secteurs, la grève est un outil légitime reconnu pour se faire entendre. Ce qui est valable pour les secteurs de l’enseignement, des soins infirmiers et du milieu ouvrier l’est tout autant pour nous. Il est tout à fait légitime que le communautaire puisse utiliser les mêmes leviers.</span></p>
<p class="p3">Nous sommes partie intégrante du filet social. Nous tenons nos services à bout de bras. Or, notre travail, souve<span class="s1">nt invisible, est perçu comme une vocation, une passion, un engagement. Pourtant, nos compétences et l’expertise de nos travailleuses et travailleurs du communautaire doivent être reconnues à leur juste valeur et rémunérées de façon adéquate. Nous revendiquons une pleine reconnaissance de notre rôle, un financement à la hauteur de notre mission qui permettra d’établir des conditions de travail décentes.</span></p>
<p class="p3">Nos conditions de travail comptent. Nos missions aussi. Nos actions quotidiennes sont des services essentiels, créent des liens précieux avec des humains, protègent et font la promotion de la justice sociale et du bien commun. Faire la grève, c’est donc dire que nos voix méritent d’être écoutées.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Au fil du temps, nous avons essayé les pétitions, les manifestations pacifiques, les appels à l’aide et multiplié les rencontres. Pourtant, rien n’a vraiment bougé. Notre mouvement de grève peut créer un tournant politique.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Se rassembler autour d’une idée forte et audacieuse : celle de faire de la force collective de Shawinigan et de Mékinac, un exemple inspirant et porteur. Devant l’échec des regroupements nationaux à mobiliser largement les organismes de base, il nous faut montrer la voie. Une grève bien pensée, portée localement, peut exercer une influence réelle.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Notre action contribue à construire un mouvement social d’envergure, à retrouver le courage et à rallumer l’étincelle de la mobilisation.</span></p>
<h3 class="p1"><span class="s1">ARGUMENTAIRE SIMPLIFIÉ</span></h3>
<p class="p3"><span class="s1">Ce n’est pas juste le communautaire qui est à boutte, c’est tout le Québec qui s’essouffle. Si nous ne pouvons pas effectuer notre travail, c’est toute la société qui perd. L’action communautaire autonome, est un trésor collectif. Préserver notre autonomie, c’est préserver notre voix, nos valeurs.</span></p>
<h3 class="p1"><span class="s1"><i>Montrer concrètement notre rôle</i></span></h3>
<p class="p3"><span class="s1">Levons-nous ensemble, dans toutes les villes, même avec des moyens limités. Plus nous serons nombreux.ses, plus nous serons solides. Une grève coordonnée est un geste significatif qui peut forcer les décideurs à prendre le temps de nous écouter. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pour un centre-ville à l’image de l’ensemble des modes de transport des Sherbrookoises et Sherbrookois</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/pour-un-centre-ville-a-limage-de-lensemble-des-modes-de-transport-des-sherbrookoises-et-sherbrookois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:47:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Vie municipale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.entreelibre.info/?p=17668</guid>

					<description><![CDATA[[Lettre ouverte] Alors que la Ville de Sherbrooke décide du sort des aménagements au centre-ville pour l’été et au vu des récentes préoccupations sur l’avenir de celui-ci, nous souhaitons mettre de l’avant trois éléments que nous jugeons essentiels pour que la mobilité durable soit intégrée à sa juste valeur dans les décisions à venir. Nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>[Lettre ouverte]</b></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Alors que la Ville de Sherbrooke décide du sort des aménagements au centre-ville pour l’été et au vu des récentes préoccupations sur l’avenir de celui-ci, nous souhaitons mettre de l’avant trois éléments que nous jugeons essentiels pour que la mobilité durable soit intégrée à sa juste valeur dans les décisions à venir. Nous y incluons l’ensemble des alternatives à l’auto-solo, comme les déplacements à pied, en vélo et en transport en commun.<b></b></span></p>
<p class="p3">1. Nous voulons d’abord souligner que la vitalité du centre-ville ne se mesure pas qu’en dollars. Le centre-ville se distingue des centres commerciaux par ses lieux de culture et d’histoire, par son animation et ses événements publics. C’est un lieu d’habitation, de rencontres et de services de proximité. On ne peut le réduire qu’à une fraction de son intérêt, ses activités commerçantes.</p>
<p class="p3">Pourtant, il faut reconnaître que les aménagements piétons et cyclables au centre-ville ont aussi des retombées économiques positives. Les événements estivaux organisés sur la partie piétonne de la rue Wellington Nord attirent des foules et, avec elles, des opportunités économiques pour les commerces, restaurants et bars à proximité. Notons, par exemple, le succès du Sherblues et de Bouffe ton Centro, dont les aménagements ont été particulièrement appréciés autant par les personnes se déplaçant à pied que par les commerces.</p>
<p class="p3">Plusieurs commerçants interrogés, comme Gabriel Noël, du Kaapeh, soulignent le bel impact sur l’achalandage de leurs commerces de ces grands événements et souhaiteraient en voir surgir davantage, et ce, à l’année. Des festivités l’hiver ou des marchés de nuit apporteraient davantage de clients pendant les périodes plus calmes.</p>
<p class="p3">2. Les difficultés économiques vécues par plusieurs commerces centraux, qui sont bien réelles, s’expliquent par plusieurs raisons. À l’image d’autres villes au Québec, le centre-ville de Sherbrooke se transforme sous l’évolution des modes de consommation, incluant l’essor des ventes en ligne, et subit les contrecoups des difficultés économiques vécues par l’ensemble de la population.</p>
<p class="p3">Un article abordant l’état des rues commerciales québécoises constate de nombreuses fermetures de commerces à Sherbrooke et ailleurs au Québec. Parmi les explications données, les problématiques liées aux ressources humaines et à la gestion financière sont soulevées. Un autre article souligne la croissance des coûts d’exploitation et de location de locaux, ainsi que le taux de locaux vacants depuis des années. Selon Pierre Lanthier, DG de la Société de développement commercial du Faubourg Saint-Jean, les taxes commerciales expliquent une partie du problème alors que les revenus municipaux en dépendent. Des solutions à ce problème ont été envisagées par des villes comme Montréal et Québec, où la hausse des taxes commerciales a été réduite pour aider les commerçantes et commerçants.</p>
<p class="p3">3. Nous tenons enfin à rappeler que les personnes se déplaçant à pied, en vélo et en transport en commun fréquentent et profitent du centre-ville au même titre que les automobilistes. En l’absence d’étude de fréquentation du centre-ville par moyen de transport, il est tentant d’assimiler l’espace dédié à chacun sur la chaussée à son importance pour la vitalité du centre-ville.</p>
<p class="p3">L’automobile occupe la plus grande part de la chaussée et façonne le paysage urbain, des boulevards et autoroutes aux rues résidentielles et stationnement sur rue. Elle domine la rue par sa taille et sa vitesse et on en observe les traces physiques en particulier en cette période de dégel printanier. Au contraire, l’espace réduit occupé par les piétons, piétonnes et cyclistes ainsi que par les personnes se déplaçant en transport en commun nous fait rapidement sous-estimer leur présence et importance.</p>
<p class="p3">Notons d’ailleurs que, par l’importante part du centre-ville dédiée au stationnement et à la circulation automobile, nous sacrifions du même coup la sécurité et la tranquillité des autres usagères et usagers de la route, lesquel·les se trouvent moins susceptibles de fréquenter le centre-ville. Comme l’écrit Olivier Ducharme dans son livre<i> « Ville contre automobiles », </i>nous sommes tous et toutes tenus de <i>« s’accommoder de l’odeur, du bruit et de la dangerosité [des voitures] ».</i></p>
<p class="p3">En somme, nous tenons avant tout à souligner la diversité des activités et des personnes qui se déplacent et contribuent au dynamisme du centre-ville. L’espace dédié aux différents moyens de transport durable est important pour le centre-ville.</p>
<p class="p3">Ailleurs au Québec, les modes de transport durables sont soulignés comme la force des centres urbains. Nous souhaitons que ce soit le cas et voir perdurer des solutions innovantes et inclusives quant à la mobilité durable pour Sherbrooke et son centre-ville.<span class="s2"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Estrie embarque à son tour</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/lestrie-embarque-a-son-tour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 16:04:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Infos communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Le mouvement « LE COMMUNAUTAIRE À BOUTTE ! » Dans cette édition du Journal Entrée Libre qui a pour thème principal « Les mouvements sociaux », vous constaterez qu’on y parle beaucoup de ce mouvement même si plusieurs actions seront terminées quand le journal apparaitra en kiosque le 2 avril. Soit ! « Beaucoup » mais pas [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="p1">Le mouvement « LE COMMUNAUTAIRE À BOUTTE ! »</h3>
<p class="p2"><span class="s1">Dans cette édition du Journal <i>Entrée Libre</i> qui a pour thème principal « Les mouvements sociaux », vous constaterez qu’on y parle beaucoup de ce mouvement même si plusieurs actions seront terminées quand le journal apparaitra en kiosque le 2 avril. Soit ! « Beaucoup » mais pas trop ! L’occasion était trop belle.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><i>Entrée Libre</i> étant un journal <b>communautaire</b>, nous avons fait ce choix conscient de donner la parole aux représentant·e·s du secteur communautaire parce que cette lutte ne sera vraisemblablement pas terminée le 1<sup>er</sup> avril et l’information restera pertinente pour la suite.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Bonne lecture !</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La Rédaction</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La colocation est ENFIN permise !</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/la-colocation-est-enfin-permise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 14:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Suite à notre demande d’autoriser la colocation dans les HLM familiaux, le gouvernement a ENFIN adopté une modification au Règlement d’attribution des logements à loyer modique. La nouvelle version a été publiée dans la Gazette Officielle et la mesure sera en vigueur dès le 19 février. Ainsi, « Un logement de catégorie B ne peut être [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Suite à notre demande d’autoriser la colocation dans les HLM familiaux, le gouvernement a ENFIN adopté une modification au Règlement d’attribution des logements à loyer modique. La nouvelle version a été publiée dans la <i>Gazette Officielle</i> et la mesure sera en vigueur dès le 19 février.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Ainsi, <i>« Un logement de catégorie B ne peut être attribué qu’à un ménage composé d’une ou de plusieurs personnes âgées de moins de 65 ans »</i> ; plus besoin d’être de la même famille. Si un.e locataire qui a une chambre vide dans son logement souhaite colouer avec un.e ami.e, c’est maintenant possible ! Des ami.e.s pourront aussi déposer une demande commune.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s2">Difficile de crier victoire</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Même si la colocation est maintenant possible, c’est difficile de se réjouir. On doute que beaucoup de locataires vont utiliser ce nouveau droit. En effet, le FLHLMQ demandait aussi que les locataires qui acceptent de partager leur logement aient un incitatif sous la forme d’une réduction de loyer. Pourquoi partager une salle de bain, une cuisine et un salon si c’est pour voir son loyer doubler ?</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">De plus, avec la définition élastique de la notion de<i> « vie maritale »</i> de l’aide sociale, les personnes qui reçoivent de l’aide de dernier recours pourraient être pénalisées si elles sont considérées comme un couple ! Nous vous invitons à vous informer sur la campagne <i>« Cohabiter  : un droit, une solution »</i> qui milite pour que les personnes ayant une aide de dernier recours ne soient plus pénalisées par leur vie maritale !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les Comités consultatifs des résidant.e.s du Québec ont donc tout intérêt à questionner leur office sur la façon dont la colocation va être mise en place. Tenez-nous au courant, cela nous intéresse et surtout, cela nous permettra de faire un suivi auprès de la SHQ et de la Table des partenaires pour continuer nos démarches pour que des incitatifs à la colocation soient adoptés dans les directives !</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s2">Autres modifications</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Pour information, le gouvernement en a profité pour ajuster d’autres éléments dans le RALLM  :</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">La notion de violence conjugale est élargie à la violence familiale et conjugale. Ainsi, une personne qui doit quitter son logement pour se protéger d’une situation de violence peut être prioritaire dans l’attribution ;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Les centres d’aide aux personnes victimes d’infractions criminelles peuvent témoigner de la violence, pas juste la police ;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Un locataire a 30 jours (et non plus 15) pour demander un relogement prioritaire en cas de sinistres.</span><span class="s1"> </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">_____</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Information  : info@flhlmq.com</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft  wp-image-16766" src="https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2026/02/P08-FLHLMQ-–-La-colocation-est-ENFIN-permise-–-Logo-300x72.jpg" alt="" width="421" height="101" srcset="https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2026/02/P08-FLHLMQ-–-La-colocation-est-ENFIN-permise-–-Logo-300x72.jpg 300w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2026/02/P08-FLHLMQ-–-La-colocation-est-ENFIN-permise-–-Logo-480x116.jpg 480w, https://www.entreelibre.info/wp-content/uploads/2026/02/P08-FLHLMQ-–-La-colocation-est-ENFIN-permise-–-Logo.jpg 737w" sizes="(max-width: 421px) 100vw, 421px" /></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Stage ou discrimination ?  Quand le genre pèse sur le salaire</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/stage-ou-discrimination/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 14:26:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Les stages au Québec sont une étape incontournable pour acquérir de l’expérience et se préparer à entrer sur le marché du travail pour plusieurs formations. Mais ces dernières cachent une réalité moins amusante  : la rémunération est encore, de nos jours, inéquitable et semble liée au genre. En effet, 84 % des stages au collégial ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Les stages au Québec sont une étape incontournable pour acquérir de l’expérience et se préparer à entrer sur le marché du travail pour plusieurs formations. Mais ces dernières cachent une réalité moins amusante  : la rémunération est encore, de nos jours, inéquitable et semble liée au genre.</p>
<p class="p1"><span class="s1">En effet, 84 % des stages au collégial ne sont pas rémunérés au Québec, sachant que 74 % des stagiaires sont des femmes (La Presse, 2024). Les stages dans des domaines traditionnellement masculins, comme le génie civil, sont majoritairement rémunérés, en moyenne à 23,86 $/h (Gouvernement du Québec, 2026). Cependant, aucune donnée officielle n’a été trouvée pour les stages plus féminins, car ils ne sont généralement pas rémunérés. À la lumière de ces informations, les stagiaires en Techniques de travail social au Cégep de Sherbrooke, présenteront leurs expériences vécues  :</span></p>
<p class="p1"><em><span class="s1">Je fais mon stage final en techniques de travail social au Cégep de Sherbrooke. On fait du 35 heures par semaine, on n’est pas payées, et c’est souvent difficile de joindre les deux bouts. On peut parfois être utilisées comme main-d’œuvre dans nos milieux de stage pour répondre aux besoins du milieu. Si tu es chanceux, ils vont te donner des tâches pour que tu puisses apprendre, et si tu ne l’es pas, ils te donnent des choses qui n’ont pas rapport avec ton stage. La seule chose que l’on reçoit, c’est la bourse de persévérance offerte par le gouvernement du Québec. Or, le programme de techniques de travail social reçoit la plus petite bourse des formations techniques au collégial, soit 2 200 $. De plus, la bourse est contraignante, car on ne peut empocher aucun argent provenant de notre milieu de stage sans risquer de se faire couper notre bourse.</span></em></p>
<p class="p1"><span class="s1">— Éa Toupin (il/lui)</span></p>
<p class="p1"><em><span class="s1">Je trouve injuste que certains stagiaires soient rémunérés et que d’autres ne le soient pas, alors que nous investissons le même temps et la même énergie. Je fais 35 h par semaine de stage et je dois travailler 20 h supplémentaires afin de pouvoir subvenir à mes besoins ainsi que payer mon logement. Si un stage mérite d’être payé, alors tout le monde devrait l’être, sans distinction de genre ou de formation. Il ne s’agit pas seulement d’argent, mais aussi de reconnaissance car, notre travail a de la valeur et cette valeur doit être reconnue de manière équitable. Voir que certains touchent un salaire alors que d’autres n’en reçoivent pas me crée un sentiment d’injustice et de frustration. Nous méritons tous la même considération, et il est temps que les stages appliquent des règles justes et équitables. </span></em></p>
<p class="p1"><span class="s1">— Laurence Chaunt</span></p>
<p class="p1"><em><span class="s1">Je finis bientôt ma technique au Cégep de Sherbrooke. Pourtant, je vais sortir avec très peu d’argent dans mes poches, comparativement à certains étudiants. En mai, j’aurai accumulé 840 h de stage en techniques de travail social au cours de mes trois années d’études. Je n’ai jamais été rémunérée. Mes amis en techniques de l’informatique ont eu accès à la bourse Perspective auparavant, en plus d’avoir leurs deux stages payés à plus de 22,00 $ de l’heure. Un de mes meilleurs amis s’est fait payer 29,00 $ de l’heure pour son stage final alors qu’une technicienne en travail social sort des études avec un salaire d’environ 28,40 $ en milieu public (CSQ, 2026). Je trouve cela complètement injuste. Je pense à mes collègues dans des stages à Urgence Détresse, où la charge mentale est immense, où elles font des heures de soir et où toutes les interventions ont un impact important sur la vie de quelqu’un. Tout cela est non rémunéré, comme si notre travail acharné ne valait pas un centime.</span></em></p>
<p class="p1"><em><span class="s1">J’ai aussi travaillé avec ma mère en garderie pendant l’été. En parlant avec mes collègues, qui étaient toutes des femmes et qui ont fait leurs études en techniques à la petite enfance, certaines me disaient qu’elles ont commencé à 20,00 $ de l’heure, bien qu’elles aient fait trois ans d’études collégiales. Avec une simple recherche sur Internet, j’ai trouvé qu’un frigoriste, un milieu à majorité masculine, gagne en moyenne 33,40 $ de l’heure avec seulement 18 mois de formation (InforouteFPT, 2026). La différence de salaire est énorme. On pense que le Québec n’a pas d’amélioration à faire en matière d’équité, mais quand on compare les salaires des métiers majoritairement masculins avec ceux des métiers majoritairement féminins, sans oublier les stages non rémunérés dans le domaine social, j’ai mal au cœur.</span></em></p>
<p class="p1"><span class="s1">— Juliette Arel</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Bref, de nombreux milieux de stage œuvrent dans des domaines essentiels, mais offrent pourtant des stages non rémunérés. On parle ici de l’éducation, des services de santé et des services sociaux, qui constituent des piliers importants de notre société moderne. Il est temps que le gouvernement reconnaisse l’importance de ces métiers s’il souhaite atteindre l’équité salariale.</span><span class="s2"> </span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Lettre de l’AMECQ  à François Legault</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/lettre-de-lamecq-a-francois-legault/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 16:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqué]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[Qu’adviendrait-il de nos médias s’ils étaient tous contrôlés par des entreprises américaines, ou s’ils devenaient la propriété d’un ou deux conglomérats ? Auriez-vous toujours confiance en eux ? Vous devez convenir que de telles situations seraient inacceptables. Au rythme où vont les choses, cela risque cependant d’arriver, plus tôt que tard. La presse locale peine à survivre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Qu’adviendrait-il de nos médias s’ils étaient tous contrôlés par des entreprises américaines, ou s’ils devenaient la propriété d’un ou deux conglomérats ? Auriez-vous toujours confiance en eux ? Vous devez convenir que de telles situations seraient inacceptables.</p>
<p class="p1">Au rythme où vont les choses, cela risque cependant d’arriver, plus tôt que tard. La presse locale peine à survivre et quand elle aura disparu, il ne restera plus que quelques grands joueurs.</p>
<p class="p1">L’information locale indépendante, celle que les journaux communautaires produisent depuis des décennies, est pourtant essentielle à notre démocratie. Sans elle, il n’y aurait aucun contrepoids aux médias commerciaux et aux informations parfois partisanes, et des communautés entières perdraient leurs voix.</p>
<p class="p1">Depuis la COVID, les médias communautaires voient leurs revenus de publicité chuter – même le gouvernement s’est détourné d’eux, au profit de Meta, pour la publication de ses messages ! Ainsi, même avec les subventions reçues du ministère de la Culture et des Communications via le PAMEC (programme d’aide au fonctionnement des médias communautaires), nos journaux membres sont dans le rouge. Nous cherchons tous activement des solutions pour réduire leurs coûts, mais ceux-ci augmentent quand même.</p>
<p class="p1">Nous croyons que le gouvernement peut faire la différence, même en période de compressions. Les sommes totales nécessaires pour assurer la survie de nos journaux communautaires représentent une fraction infime du budget. Une hausse de 10 % du PAMEC et la reprise des publicités gouvernementales dans nos journaux seraient sans doute suffisantes.</p>
<p class="p1">Demeurant persuadé que vous serez sensible à notre requête, je vous prie d’accepter mes salutations distinguées.</p>
<p class="p1">Le président,</p>
<p class="p1">Joël Deschênes</p>
<p class="p1"><i>_______</i></p>
<p class="p1"><i>Cet article a été reçu et mis en page avant la démission surprise de M. Legault le 14 janvier 2026.</i></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Faubourg Mena’sen,  ce n’est pas encore terminé !</title>
		<link>https://www.entreelibre.info/faubourg-menasen-ce-nest-pas-encore-termine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurelia Parrenin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 16:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.entreelibre.info/?p=16507</guid>

					<description><![CDATA[Le dossier du Faubourg Mena’sen a connu plusieurs rebondissements au cours de l’automne 2025. Deux fois plutôt qu’une, les médias ont fait part de nouvelles faisant ressortir des signes encourageants pour le comité Sauvons Mena’sen. Rappelons qu’en 2022 les cinq administrateurs qui siégeaient au conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif (OSBL) ont procédé à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le dossier du Faubourg Mena’sen a connu plusieurs rebondissements au cours de l’automne 2025. Deux fois plutôt qu’une, les médias ont fait part de nouvelles faisant ressortir des signes encourageants pour le comité Sauvons Mena’sen.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Rappelons qu’en 2022 les cinq administrateurs qui siégeaient au conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif (OSBL) ont procédé à la vente des actifs. Et, par un tour de passe-passe, ces derniers se sont appropriés du fruit de cette transaction estimée à environ 20 millions $. Par le fait même, ce bien collectif a été privatisé et les locataires font désormais affaire avec des propriétaires privés.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Octobre 2025 : La Cour d’appel du Québec se prononce</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Une décision de la Cour supérieure avait été prononcée en décembre 2024, décision selon laquelle étaient autorisées les démarches judiciaires soutenues par le comité Sauvons Mena’sen. Or, les ex-administrateurs ont logé un appel. Le jugement de la Cour d’appel était très attendu et il aura fallu attendre plusieurs mois. C’est le 10 octobre 2025 que la Cour d’appel a rendu son verdict. Elle a rejeté leur appel.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Est-ce une victoire ? Oui ! Mais ce n’est pas la fin de la bataille ! Le comité Sauvons Mena’sen se retrouve maintenant dans une situation analogue à celle où il était en décembre 2024 : il est autorisé à poursuivre ses démarches judiciaires. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour l’essentiel, le comité demande à la Cour supérieure d’annuler l’acte de vente du Faubourg Mena’sen, de récupérer le complexe domiciliaire, puis de retrouver son statut d’organisme à but non lucratif. Les procédures judiciaires relatives à cette question devraient reprendre sous peu.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Coup d’éclat en décembre 2025 : Arrestation des ex-administrateurs</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">On savait depuis 2022 que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avait débuté une enquête sur la vente du Faubourg Mena’sen. Mais le 10 décembre 2025 c’est un coup d’éclat. Les cinq ex-administrateurs du Faubourg Mena’sen sont arrêtés au terme de mandats pour fraude.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Selon l’enquête du Commissaire à la lutte contre la corruption, les cinq accusés auraient procédé à la vente du Faubourg Mena’sen qui appartenait à l’OSBL <i>L’Orientation éphémère </i>(anciennement connue sous le nom de la <i>Cité des retraités</i>). Ils auraient modifié les lettres patentes de l’OBNL afin de retirer une clause qui prévoyait qu’en cas de dissolution les actifs devaient être remis à une personne morale ayant des objets analogues. La fraude serait survenue entre le 1er juin 2018 et le 1er juin 2022.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il s’agit ici d’une procédure de nature criminelle à l’encontre des ex-administrateurs. C’est la justice qui prend l’initiative et qui porte les accusations. Comme tel, le comité Sauvons Mena’sen n’a pas à s’y immiscer.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">2026 : La bataille se poursuit</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Le comité Sauvons Mena’sen n’a pas chômé au cours des dernières années. Et son travail est loin d’être terminé. Un appel à la générosité du public a été lancé dès octobre 2024, principalement à Sherbrooke et dans la région de l’Estrie. Il fallait se donner des moyens pour soutenir cette bataille, entre autres pour assumer les frais judiciaires. La réponse à cette campagne de financement a été jusqu’à ce jour très généreuse.</span></p>
<h3 class="p2"><span class="s1">Une bataille d’envergure nationale</span></h3>
<p class="p1"><span class="s1">Il est clair que les actions menées par le comité Sauvons Mena’sen ont et auront des impacts sur les organismes à but non lucratif dans le Québec tout entier, que ce soit dans le secteur du logement ou dans d’autres secteurs d’activité. Il faut barrer la route à toute initiative, légale ou non, visant à transférer au privé les actifs de nos organismes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La campagne de sociofinancement, qui en est à sa troisième phase, fait également appel à la générosité des individus et organismes à travers le Québec. À une bataille d’envergure nationale, il faut un soutien à travers le Québec.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Plus d’information sur la campagne de financement et sur les actions du comité Sauvons Mena’sen :<br />
</span><span class="s2">https://sauvons-menasen.org.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">_________</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Luc Loignon est membre de l’OBNL « Havre du pin solitaire », de qui relève le comité Sauvons Mena’sen. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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	</channel>
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