Situation du revenu et du logement

1 août 2003
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Qu’on veuille ou non l’admettre, Sherbrooke compte parmi les villes les plus pauvres au Québec.

Après le Sague­nay, Sherbrooke possède le plus haut taux de personnes allouant plus de 50 %de leur revenu en logement, soit 18,4 % de la population sherbrookoise en 2001. On note toutefois une mince amélioration à ce niveau, cette situation concernait 20,7 % des citoyens en 1996′. On ne peut cependant se réjouir de ces sta­tistiques, car trop de gens paient encore trop cher pour se loger. En 1996, 51,5 % des familles du centre-ville étaient classées parmi les « familles à faible revenu »2. Fort de ce constat, on ne peut qu’espérer une amélio­ration en attente des prochaines données (prévues en automne 2003)…

À louer ! Pas cher ?

D’octobre 2001 à 2002, le taux d’ inoccupation du logement est passé de 2,3 %à 1,8 %à Sherbrooke. Au centre-ville, il a diminué de moitié, descendant de 5,2 % à 2,5 %1.

Entre janvier et juillet 2003, l’Association des Locataires de Sherbrooke prévoyait recevoir environ 1000 appels concernant la crise de pénurie de loge­ments qui sévit actuellement. Au 30 avril, les membres en comptaient déjà 900…

Et la situation ne va pas en s’améliorant… Depuis les défusions municipales, Sherbrooke se classe parmi les six grandes municipalités du Québec, avec, en 2003, un taux d’inoccupation de 1,6 %4 (ce qui l’exclue du programme gouvernemental d’aide aux sans-logis, destiné aux municipalités possédant un taux d’ inoccupation de 1,5 % et moins ! Comme si une marge de 0,1 % faisait de Sherbrooke une ville à l’eau de rose…).

À l’aide !

À Sherbrooke, on compte présentement 1750 noms sur la liste d’attente pour un logement social. Le gou­vernement Landry avait prévu la construction de 13 000 logements sociaux sur une période de cinq ans (ce qui n’était pas encore suffisant) et le Premier mini­stre Charest y va avec le dos de la cuillère en diminuant ce chiffre à un maigre 10 500…

De plus, il prévoit une compression de 25 % dans l’entretien des parcs d’habitation à loyer modique (HLM)6. Qui s’occupera de répondre aux besoins de logements à coût abordable ? Le droit au logement fait partie des droits sociaux et économiques reconnus par l’Organisation des Nations Unies (ONU). II ne s’agit donc pas d’un privilège…

 

  1. Statistiques Canada, résultats du recensement canadien 2001.
  2. Ville de Sherbrooke, Sherbrooke en cartes et en chiffres – Évolution socio-économique des unités de voisinage 1991-1996.
  3. SCHL, Rapport sur les logements locatif, enquête d’oct 2002.
  4. Association des locataires de Sherbrooke, Bilan, conjoncture et pistes de solutions, 2 juin 2003.
  5. DUFRESNE, Denis. La Tribune, « Logement : Sherbrooke ne voit pas de crise », 9 mai 2003.
  6. Association des locataires de Sherbrooke, Bilan, conjoncture et pistes de solutions, 2 juin 2003.

Un peu de statistiques…

Plus de 9 000 élèves, surtout d’âge collégial affluent régulièrement au centre-ville;

Plus de 35 000 clients par semaine fréquentent le milieu culturel de la région;

7 000 cinéphiles par semaine

40 000 visiteurs par année aux musées

Plus de 5 500 travailleurs se retrouvent au centre-ville chaque jour;

Près de 54 868 personnes résident à un maximum de 15 minutes du centre-ville.

Source : Ville de Sherbrooke

Et vive la consommation…

66,5 % des consommateurs fidèles au centre-ville fré­quentent les restaurants au moins une fois par semaine; ils y dépensent en moyenne 27 $ par visite et allouent environ 67 $ pour le magasinage.

Source : Sondage réalisé par le groupe Everest

Vroum ! Vroum !

8 000 personnes par jour utilisent le transport urbain par autobus;

7 000 personnes par semaine utilisent les transits interurbains;

30 000 véhicules par jour parcourent la rue King; Plus de 4 040 piétons circulent sur King Ouest-Wellington aux heures de pointe.

Source : Ville de Sherbrooke

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