Mais encore…
Le dossier qui suit dresse un portrait sommaire de quelques éléments du Sommet de Sherbrooke qui s’est déroulé à l’Université de Sherbrooke le 24 mai dernier. Il y sera question, entre autres, d’un rapprochement entre le milieu de l’éducation et les entreprises de la région ainsi que du soutien qui leur sera accordé ; d’une présentation de deux projets novateurs ainsi que de la présence des jeunes à ce Sommet. Le dossier sera suivi d’un article sur le Marché de la gare ouvert depuis peu et d’un article sur le futur hôtel au coin des rues Belvédère Sud et King Ouest.
Le 24 mai dernier s’est tenu à la salle Maurice-O’Bready le fameux Sommet de Sherbrooke. Après plusieurs mois de préparation, cette réunion, regroupant environ 300 personnes issues de différents secteurs socio-économiques de la ville, a retenu 56 projets ; ceci dans le but que Sherbrooke soit, en 2012, reconnue sur la scène québécoise, canadienne et internationale, comme un pôle majeur en matière d’innovation.
Mission possible ou impossible que s’est donné le maire Jean Perrault, instigateur de la rencontre ? Si une attention particulière est portée à ce projet, il est possible d’y détecter une langue de bois semblable à bien des projets similaires. Est-ce pour cacher le manque de solidité du Sommet par rapport à ses ambitions ? Démystifier ce langage nous permettra de voir si cette reconnaissance à venir est réalisable ou pas.
Quatre groupes d’action
Tout d’abord, ces 56 projets ont été divisés selon quatre groupes d’action. Le premier s’est donné comme mission de « s’assurer que Sherbrooke dispose de personnes qualifiées, possédant les compétences et les talents recherchés pour une économie innovante et dynamique ». Le deuxième a pour objectif de « développer les capacités stratégiques et d’innovation des entreprises ». Le troisième a pour but de « développer des liens étroits et constants entre les entreprises, les institutions de formation et les centres de recherche et de développement ». Finalement, le dernier veut « soutenir le développement de nos institutions d’enseignement et de recherche comme outils privilégiés d’innovation ».
Bref, beaucoup de langue de bois pour quatre groupes possédant le même objectif : l’arrimage de la communauté aux besoins des entreprises locales et à celles désireuses de s’installer chez nous. C’est ce que ce Sommet visait pour Sherbrooke et une étude approfondie de quelques projets phares peut nous éclairer sur la façon dont il risque de transformer notre quotidien, qu’il soit au travail, à l’école ou ailleurs.

