Les questions qui suivent se présentent à vous comme une réflexion à « bâton rompu », une manière de penser tout haut sur le problème du logement en général, et particulièrement sur celui des H.L.M. L’ordre des questions posées n’ira pas nécessairement de pair avec leur importance, mais à tout le moins, celles-ci pourront-elles vous situer sur l’évolution des H.L.M., dont dix-sept sont situés sur le territoire sherbrookois.
Saviez-vous que… entre 1971 et 1975 les coûts de construction ont augmenté de 65 % pour les maisons unifamiliales et de 100 % pour les logements unifamiliaux.
Saviez-vous que… là où il y a de la pauvreté, le problème du logement est beaucoup plus aigu que la normale.
Saviez-vous que… il est très important de favoriser la connaissance mutuelle des locataires d’un même projet pour les aider à mieux percevoir leurs besoins communs, et ainsi, à mieux s’organiser entre eux.
Saviez-vous que… souvent les locataires des H.L.M. sont éloignés des services publics essentiels, et que 60 % d’entre eux ne possèdent pas d’auto.
Saviez-vous que… même si le droit à un logement convenable est reconnu chez nous, il est davantage considéré comme un symbole de réussite sociale et un bien de consommation : le propriétaire passe pour un noble, un type bien, alors que le locataire d’un taudis est perçu comme un indésirable.
Saviez-vous que… 50 % des locataires des H.L.M. auraient aimé être consultés avant la construction de nouveaux H.L.M.
Saviez-vous que… les municipalités se sont prévalues de la loi de la Société d’Hypothèque et de Logement (S.H.Q.) en adoptant des programmes municipaux d’habitation pour les individus et les familles à faible ou moyen revenu.
Saviez-vous que… des projets électoralement rentables pour les municipalités deviennent souvent objets de controverse.
Saviez-vous que… ces controverses sont alimentées par des préjugés comme ceux-ci : « Ce sont des loyers de pauvres », « On veut pas que nos enfants se mêlent à ceux des H.L.M. » etc.
Il ne faut pas penser que ces problèmes n’existent pas à Sherbrooke. Le fait suivant illustre d’ailleurs à quel point la fausse perception des H.L.M. est présente dans notre milieu. Un jour que des jeannettes vendaient des fleurs de porte à porte au profit de leur mouvement, la responsable du groupe dit à l’une d’elles qui se dirigeait vers le H.L.M. de la rue Dorion : « Ne va pas en vendre là, c’est rempli de monde dangereux ».




