Un Casse-Tête pour Les Centres de la Petite Enfance

1 septembre 1998

Pour la rentrée 98-99 : un manque de places disponibles

La rentrée 98-99 dans nos centres de la petite enfance(garderies et agences de garde en milieu familial converties en centre de la petite enfance ou CPE ) s’annonce difficile cette année. En effet, avec l’arrivée des enfants de 3 ans, bénéficiaires du tarif de 5 $/jour (après ceux de 4 ans en 97) pour septembre, les demandes de parents ne cessent d’affluer alors que les places disponibles sont déjà occupées.

Ces services doivent alors gérer la frustration des pa­rents qui veulent une place, d’autant plus que, pour la plupart, leurs allocations fa­miliales ont été coupées !

Le manque de places dispo­nibles n’est pas dû à une mauvaise volonté de la part des Centres de la Petite Enfance mais aux lenteurs bureaucratiques du Minis­tre de la Famille et de l’Enfance.

En effet, le nombre de nou­velles places à développer pour 97-98 et 98-99 n’a été connu qu’en mai 98. Et les services de garde qui ont présenté des projets n’ont reçu leur confirmation qu’à la fin de juillet. Pour la plupart des CPE, il leur était matériellement impossible de développer ces places pour la rentrée. Pourtant, malgré ces circonstances difficiles, environ 250 pla­ces (soit 150 en milieu familial et 100 autres en garderie) ont été créées pour la rentrée, sur les 1000 places prévues au dévelop­pement.

Bien sûr, afin de pouvoir mieux répondre à la de­mande des parents, les CPE de l’Estrie comptent bien redoubler d’effort pour les offrir le plus rapidement possible, et, ce, malgré le peu de soutien du ministère.

Un financement problématique

En imposant un tarif uni­forme de 5 $ /jour/enfant, le gouvernement a simplifié la vie des parents mais com­pliqué celles des CPE. En effet, avoir à gérer 2 modes de tarifs, ceux à 5 $ et ceux sous l’ancien régime, ac­compagné d’un mode de financement compliqué in­suffisant et mal adapté aux différentes réalités des ser­vices de garde, n’est pas une mince tâche pour les res­ponsables et les Conseils d’administration des CPE.

Le Regroupement des cen­tres de la petite enfance des Cantons de l’Est (RCPECE), organisme qui représente les CPE, considère que pour répondre adéquatement aux besoins des parents; il est impératif de mettre fin au double mode de finance­ment dès le prochain exer­cice financier. Conséquem­ment, toutes les places en CPE devraient être à 5 $ peu importe l’âge des enfants.

L’adoption d’une telle me­sure permettrait d’alléger le travail de gestion mais surtout de mieux planifier le développement et de pou­voir y consacrer plus de temps afin de répondre adéquatement aux deman­des pressantes des parents qui, dans toutes les régions du Québec, espèrent obtenir rapidement une place en CPE pour leur enfant.

Le rattrapage salarial

Un autre défi majeur que le réseau des centres de la pe­tite enfance va devoir ren­contrer dans les années qui s’en viennent, c’est celui du rattrapage salarial. En effet, en ayant de moins en moins le contrôle de leurs revenus, comment vont faire les centres de la petite enfance pour répondre aux demandes légiti­mes d’augmentation de salaires des employées, qui réclament l’équité sala­riale compte-tenu de leur niveau de formation ? Il va donc falloir se tourner vers le gouvernement afin qu’il majore ses subventions de façon notable pour permettre ce rattrapage salarial !

Mesures d’accessibilité dans les services de garde

Enfants ayant 3 et 4 ans au 30 septembre 98 :

5 $ par jour, quelque soit le revenu ou la situation de travail des parents ou gratuité pour les parents sur la sécurité du revenu.

Enfants de moins de 3 ans

Tarifs du CPE + aide financière du gouvernement selon le revenu des parents et le motif de garde.

 

 

 

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