Les séparatistes de Pile de Bougainville
Un documentaire, récemment présenté à la télévision, relatait le combat de résistance d’un peuple face à son gouvernement et à son armée ainsi qu’à la principale compagnie minière de l’île, de propriété anglaise.
Ce peuple de la Papouasie Nouvelle-Guinée, plus particulièrement les habitants de l’île de Bougainville a réussi à sauvegarder son territoire à plus de 80 %, et ce, d’une façon intelligente tout en nous donnant une leçon d’écologie. Après plus de dix ans de résistance, le nouveau président de l’île a su démontrer aux yeux de bien des nations que liberté, justice et indépendance sont des valeurs qui font partie de tout peuple qui se respecte. Encore aujourd’hui, ce peuple continue son combat pour l’indépendance.
Et de notre bord…
Et nous, citoyennes et citoyens, tant que nous sommes, voulons-nous vraiment nous unir pour avoir plus de justice et d’indépendance ? Quand les décisions économiques de nos deux paliers de gouvernements sèment le doute; quand des scandales financiers éclaboussent des dirigeants politiques et des chefs d’entreprises; quand l’écart entre les riches et la classe moyenne s’agrandit et que les pauvres sont de plus en plus pauvres chaque jour; quand deux systèmes de valeurs en santé et en éducation nous sont imposés de plus en plus; quand on ne respecte plus l’environnement, est-ce vraiment cela que nous voulons ?
Dans ce dernier cas, on n’a qu’à penser au film pamphlétaire de Desjardins sur « notre » forêt boréale, au combat des gens de la ligne Hertel-des-Cantons; à celui de la rivière Batiscan contre la construction de barrages hydro-électrique. On dirait que la gent politique écoute, mais n’a qu’une idée fixe : money. Mais au fait, qui écoute-t-elle vraiment ?
Qu’attendons-nous pour nous unir et dire notre intolérance et notre désaccord face aux décisions économiques prises sans considération pour l’être humain et pour son environnement ? Si on ne s’occupe pas de politique, le politique s’en occupera. Est-ce bien cela que nous désirons pour les générations futures ? En tout les cas, pas moi !




