Un exemple à suivre

1 août 2002

Les séparatistes de Pile de Bougainville

Un documentaire, récemment présenté à la télévision, relatait le combat de résistance d’un peuple face à son gouvernement et à son armée ainsi qu’à la principale compagnie minière de l’île, de propriété anglaise.

Ce peuple de la Papouasie Nouvelle-Guinée, plus parti­culièrement les habitants de l’île de Bougainville a réussi à sauvegarder son territoire à plus de 80 %, et ce, d’une façon intelligente tout en nous donnant une leçon d’écologie. Après plus de dix ans de résistance, le nouveau président de l’île a su démon­trer aux yeux de bien des nations que liberté, justice et indépendance sont des valeurs qui font partie de tout peuple qui se respecte. Encore aujourd’hui, ce peuple con­tinue son combat pour l’indépendance.

Et de notre bord…

Et nous, citoyennes et citoyens, tant que nous som­mes, voulons-nous vraiment nous unir pour avoir plus de justice et d’indépendance ? Quand les décisions écono­miques de nos deux paliers de gouvernements sèment le doute; quand des scandales financiers éclaboussent des dirigeants politiques et des chefs d’entreprises; quand l’écart entre les riches et la classe moyenne s’agrandit et que les pauvres sont de plus en plus pauvres chaque jour; quand deux systèmes de valeurs en santé et en éduca­tion nous sont imposés de plus en plus; quand on ne res­pecte plus l’environnement, est-ce vraiment cela que nous voulons ?

Dans ce dernier cas, on n’a qu’à penser au film pamphlé­taire de Desjardins sur « notre » forêt boréale, au combat des gens de la ligne Hertel-des-Cantons; à celui de la rivière Batiscan contre la construction de barrages hydro-électrique. On dirait que la gent politique écoute, mais n’a qu’une idée fixe : money. Mais au fait, qui écoute-t-elle vraiment ?

Qu’attendons-nous pour nous unir et dire notre intolé­rance et notre désaccord face aux décisions économiques prises sans considération pour l’être humain et pour son environnement ? Si on ne s’occupe pas de politique, le politique s’en occupera. Est-ce bien cela que nous dési­rons pour les générations futures ? En tout les cas, pas moi !

 

 

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