Du côté de la colline universitaire
À la suite des coupures de 103 millions de dollars dans le régime de l’Aide financière aux études effectuées par le gouvernement Charest, les étudiants de l’Université de Sherbrooke, se voyant touchés par cette mesure draconienne, ont décidé de former un regroupement afin de la dénoncer.
Connue sous le nom d’Association étudiante des victimes des coupures de l’Aide financière (AEVCAF), cette nouvelle organisation, soutenue par la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) et par le Regroupement des étudiantes et étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS), a l’intention d’agir face au gouvernement libéral afin qu’il réalise l’ampleur des conséquences de cette réforme sur les étudiants les moins bien nantis. « Le fait que les étudiants s’unissent d’eux-mêmes face aux coupures démontre qu’ils sont conscients des effets négatifs qu’elles auront sur leur avenir et celui de leurs successeurs. C’est une initiative de grande volonté que nous sommes très heureux d’appuyer », a fait remarquer le président du REMDUS, Philippe-Olivier Giroux.
L’improvisation du ministre de l’Éducation
Ayant promis de maintenir l’accessibilité aux universités l’année dernière, lors de la Commission sur les universités, le ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, s’est vu dans l’obligation de trouver une solution improvisée face au manque de financement des universités québécoises. En décidant d’augmenter le plafond des prêts et donc, de diminuer la part des bourses dans l’Aide financière aux études (AFE), il a semé la frustration dans la population étudiante. « Le gouvernement ne doit pas détruire les rêves d’une génération remplie d’ambitions et d’espoir en restreignant l’accès à l’éducation afin de baisser les impôts des contribuables qui ont eu la possibilité de réaliser leurs propres rêves » a souligné le vice-président aux affaires externes de la FEUS, Jean-Sébastien Duquette.
C’est pourquoi lors du forum de la région de l’Estrie organisé par le gouvernement pour consulter la société civile, le samedi 18 septembre dernier, environ une quinzaine d’étudiants faisant partie de cette association, ont enterré l’ancien programme de l’AFE en plantant un arbre pour les victimes du nouveau programme. L’AEVCAF souhaite fortement être entendue et laisser un message clair au gouvernement : l’accessibilité aux universités n’est pas un choix, mais une obligation ! ! !
Sources : Philippe-Olivier Giroux Président du REMDUS 821-7998
Jean-Patrick Brady
Président de la FEUS / 82I -7655




