ÉDITORIAL
Organismes de défense collective des droits
Les organismes de défense collective des droits (DCD) demeurent une des composantes du mouvement communautaire autonome les moins bien financées par le gouvernement québécois. Mais de quoi parle-t-on au juste ?
Les organismes en DCD interviennent sur différentes questions sociales en fonction d’obtenir plus de justice sociale : consommation (ACEF, Service budgétaire populaire, …), logement (Association des locataires), personnes handicapées (Promotion Handicap, Association des personnes handicapées visuelles,…), personnes aînées (AQDR,…), chômage (Mouvement des chômeurs et chômeuses, …), aide sociale (Action Plus, … ), etc.
C’est une contribution à une plus grande justice sociale
Bref, plus de 350 organismes en DCD sont présents sur l’ensemble du territoire québécois dont plus de 25 en Estrie. La contribution des organismes en défense collective des droits à une plus grande justice sociale et à l’atteinte de l’égalité pour toutes et tous est indéniable ; elle doit être reconnue financièrement de façon plus adéquate !
Bien qu’au Québec des avancées aient été réalisées, notamment en faveur de l’égalité des femmes, de la reconnaissance des conjoints de même sexe et de l’inclusion sociale de groupes marginalisés, il n’en demeure pas moins que beaucoup de travail reste à faire. Or, les moyens financiers pour mener à bien ces actions manquent considérablement.
L’argent pour les droits des citoyens et des. citoyennes
Le journal communautaire Entrée Libre appuie les demandes déposées par le Comité de défense collective des droits représentant l’ensemble des organismes en DCD au Québec (voir l’encadré en page 3).
Selon les données disponibles, nous constatons que la moyenne de leur financement annuel est de 51 460 alors que celui de l’ensemble des organismes communautaires, tout secteur confondu, est de 109 211 S. Plus de la moitié des organismes en défense collective. des droits reçoivent moins de 50 000 $ chacun annuellement et le quart, à peine 25 000 $. Il s’agit d’une situation inadmissible !
Entrée Libre, à l’instar de la TROVEPE* (qui demeure le fer de lance en Estrie pour la défense des organismes de DCD), interpelle donc les candidates et les candidats qui se présentent dans le cadre de la campagne électorale québécoise en leur demandant publiquement qu’elles et qu’ils s’engagent à défendre le rehaussement du financement des organismes en défense collective des droits.
*Table Ronde des Organismes Volontaires d’Éducation Populaire de l’Estrie



