Un stop aux accidents et aux primes d’assurance

16 mai 1986

La Régie d’assurance automobile du Québec et les d compagnies d’assurance automobile devraient réduire res­pectivement les primes d’assu­rance de 10 $ pour encourager les automobiles à munir leur auto­mobile d’un feu arrière surélevé. Cette mesure devrait aussi s’ap­pliquer à ceux et celles qui achè­tent une voiture neuve déjà munie du nouveau système de balise.

C’est la demande que formule l’A.C.E.F. de l’Estrie, le C.I­.P.A.E. et la Fédération Natio­nale des Associations de Consommateurs du Québec à la Régie d’assurance automobile du Québec et aux compagnies d’as­surance. Cette demande vise à ré­duire le nombre de victimes de la route, qui a atteint cette année des proportions intolérables.

Le feu arrière surélevé réduit de moitié les collisions arrières. Mieux, ce feu arrière réduit du tiers le prix des réparations après collision amère. Aux États-Unis, les collisions arrières représen­tent le tiers de toutes les colli­sions entre deux automobiles.

Au Québec, en 1984, il y a eu 331 000 collisions impliquant deux automobiles. Selon les spé­cialistes du Bureau d’assurance du Canada, il est probable que le nombre de collisions arrières soit supérieur à 30 % au Québec. De fait, l’hiver québécois est parti­culièrement propice pour ce type de collision.

Aux États-Unis, en 1978, le coût moyen des réparations dues aux collisions arrières était de 317 $ en argent US. Pour les au­tomobiles munies d’un feu ar­rière surélevé, la facture moyenne chutait à 194 $, soit une réduction de 38 %. Dans la mesure où nous aurions au Qué­bec une économie qui se situe dans le même ordre de grandeur, il n’est que normal que les auto­mobilistes qui ont un feu arrière surélevé bénéficient d’une réduc­tion de leurs primes d’assurance. C’est une façon positive d’encou­rager la sécurité publique.

Il y aurait, bien sûr, une ma­nière plus expéditive de solution­ner le problème. Les assureurs diminuent globalement les primes de 20 $ pour l’année 1987 et le gouvernement oblige les au­tomobilistes à faire installer le feu arrière pour le 1er janvier 1988. Cette méthode a l’avantage de ne pas entraîner de problèmes administratifs.

Présentement, le gouverne­ment du Québec constate que l’é­ducation du public n’est pas effi­cace pour réduire le nombre de victimes. Il a décidé d’utiliser la méthode punitive : augmentation des amendes et des peines d’em­prisonnement et augmentation des contrôles policiers.

Mais il existe d’autres moyens pour réduire le nombre des vic­times de la route. Parmi ceux-ci le feu arrière en est un qui a fait ses preuves et qui a déjà trop tardé à être obligatoire sur les vé­hicules neufs.

Il faut de toute urgence en en­courager l’installation !

Jacques Côté
pour l’Association coopérative d’économie familiale

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