Une politique globale plus que nécessaire

1 septembre 2007
Crédit image : Jacinthe Robert

Itinérance

Le 14 septembre dernier, les membres du Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ ont tenu leur assemblée générale annuelle à Sherbrooke. Ils ont profité de cet événement pour afficher publiquement leur demande pour une Politique gouvernementale en matière d’itinérance. Une centaine de militants et de militantes provenant de groupes en itinérance des quatre coins du Québec, s’étaient rassemblés au parc Blanchard, de même que quelques élus.

Il faut savoir qu’une Politique en itinérance permettrait une meilleure prise sur ce phéno­mène qui ne cesse de prendre de l’ampleur au Québec depuis les dernières années. Une Poli­tique gouvernementale devrait prendre en compte de façon globale les différents facteurs individuels et surtout sociaux qui mènent à l’itinérance : pauvreté, pénurie de logements accessibles financièrement, transformations du marché de l’emploi, décrochage scolaire, mal-être des jeunes en institu­tion, etc. Une telle politique devrait reconnaître les droits des citoyens et des citoyennes en situation ou à risque d’itiné­rance — droits trop souvent bafoués — et mettre en place un ensemble de mesures qui per­mettent un meilleur exercice de ces droits, par exemple, ac­corder un revenu décent à tous, augmenter le nombre d’unités de logement social, mieux financer les organismes en itinérance, cesser la répres­sion faite aux sans-abri dans les espaces publics.

Ça vient les solutions ?

À l’heure actuelle, si à Québec on commence à reconnaître la gravité du problème, on tarde à mettre en place des solutions. Si l’action du gouvernement Charest en matière d’itinérance est trop timide, celle en matière de lutte à la pauvreté et de logement est carrément insuffisante pour espérer une diminution significative du nombre de personnes touchées par l’itinérance et une amélio­ration de leurs conditions de vie.

Le RSIQ qui regroupe au-delà de 200 organismes québécois en itinérance actifs dans 12 ré­gions, entend poursuivre les pressions auprès des personnes élues à l’Assemblée nationale au cours de la prochaine année. Il souhaite que Québec recon­naisse l’ampleur du phéno­mène de l’itinérance et se dote d’une Politique qui suive les orientations préconisées par les membres du réseau.

Une commission

Une des voies-empruntées par le RSIQ sera de relancer la demande d’une commission parlementaire sur l’itinérance afin que l’ensemble des partis puissent entendre les demandes et les arguments des acteurs en itinérance.

Outre ces travaux auprès du gouvernement du Québec, les membres du RSIQ ont con­venu lors de leur assemblée d’un ensemble d’actions à mener en 2007-2008, notamment des représentations à Ottawa pour la poursuite des investissements fédéraux en itinérance et la reprise d’un programme de logement social.

 

 

 

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