De jeunes diplomates à l’ONU
Le 16 mars dernier avait lieu la 9e Simulation de l’Assemblée générale des Nations unies organisée par le Carrefour de solidarité internationale (CSI) et l’Université de Sherbrooke. Plusieurs écoles secondaires ont pris part à cet évènement qui a eu lieu dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale et a permis à nous, les jeunes, de vivre l’expérience d’être diplomate d’un jour. À travers cette journée, les élèves devaient promouvoir la solidarité internationale et l’engagement des citoyens ainsi que trouver des mesures concrètes pour assurer le développement de certains pays. Nous devions y arriver en négociant et en gardant une attitude de diplomate.
Cette expérience a permis de voir la politique d’un autre point de vue. Durant cette journée, nous avons été confrontés aux problèmes des autres pays et, malgré nos intérêts qui différaient parfois, nous avons dû arriver à un consensus, ce qui a développé notre esprit de négociation. À présent, nous ne regardons plus les nouvelles internationales de la même manière, car nous savons que, même en tant que jeunes, nous pouvons changer quelque chose. Ce fut enrichissant de voir que les gens sont attentifs à notre point de vue et qu’ils nous permettent de nous exprimer sur un sujet que beaucoup croit dédié qu’aux adultes.
Quatre thèmes
Durant l’avant-midi, les différents pays étaient divisés en quatre commissions dans lesquelles nous devions débattre sur des résolutions que nous allions présenter plus tard à l’Assemblée générale. Pour cette simulation, les sujets principaux étaient le commerce des matières premières, la croissance démographique, la coopération internationale ainsi que la santé. Les idées apportées étaient pleines de sens et dignes de vrais diplomates et nous avons dû débattre pour y arriver.
Lorsque notre travail en commission fut terminé, tous les délégués se retrouvèrent lors de l’Assemblée générale afin de voter les différentes résolutions trouvées en commission. A ce moment, nous avons dû faire valoir nos idées aux délégations qui étaient présentes dans une autre commission que la nôtre. Quatre résolutions ont été votées et deux ont été retenues. Le plus difficile était d’oublier ce que nous pensions personnellement du sujet, car nous devions penser en fonction des besoins du pays que nous représentions. Non seulement nous avons appris sur la politique, mais nous nous sommes ouverts au monde et nous avons pu mieux comprendre les autres pays dans certaines de leurs luttes.
La politique est un milieu plus dur qu’on le croit. En effet, c’est un domaine qui demande beaucoup d’informations et de conviction et le tout, d’une manière spontanée et le plus clair possible. Cette journée nous a permis et aussi à tous les jeunes ayant participé à cette activité, d’avoir un aperçu du monde dans lequel se trouve l’ONU.
Malgré les difficultés qu’il pouvait y avoir, les jeunes délégués ont réussi à en ressortir avec dignité. C’est pourquoi nous conseillons à tous les adolescents âgés de seize ans et plus de tenter l’expérience. Peut-être aura-t-elle une tout autre tournure pour vous ?
Par Camille Chrétien et Katherine Ouellet • Collège Mont Notre-Dame




