6 février : Journée internationale « Tolérance zéro » pour les Mutilations génitales féminines

1 janvier 2004

Fortement encouragées par le travail du Comité inter africain pour l’abolition des pratiques traditionnelles néfastes, les Nations Unies ont institué la journée du 6 février comme étant celle de la lutte contre les mutilations génitales féminines.

Les mutilations génitales féminines (MGF) désignent l’ablation de tout ou partie des organes génitaux féminins. El les consistent en l’excision du clitoris et parfois en l’abla­tion ou la suture des petites lèvres ou des grandes lèvres. Une ouverture minuscule est laissée pour le passage de l’urine et l’écoulement du sang menstruel. Cette opération peut provoquer des hémorra­gies, des infections, un état de choc et des douleurs violentes. Elle entraîne souvent à terme des difficultés lors des rapports sexuels et de l’accouchement. Dans de nombreux pays, cette pratique est associée aux rites de passage vers l’âge adulte. Elle est apparemment très ré­pandue dans des pays comme le Burkina Faso, le Tchad, Dibouti, l’Égypte, l’Érythrée, la Gambie, l’Éthiopie, le Mali, le Nigéria, le Sierra Leone et la Somalie ainsi que dans certaines régions du Soudan. Elle est également signalée dans cer­taines populations de l’Asie du Sud. Selon l’Organisation mondiale de la santé, deux millions de fillettes sont soumises cha­que année à cette expérience à la fois terrifiante et doulou­reuse. Entre 100 et 140 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales sous une forme ou une autre.

Cette pratique est combattue par des groupes de femmes en Afrique et dénoncée comme une violation du droit à l’ inté­grité physique dans le reste du monde. Ses détracteurs consi­dèrent que les mutilations géni­tales féminines constituent une forme particulièrement vio­lente de contrôle du statut et de la sexualité des femmes. En août 2002, la Sous-commission des Nations Unies pour la pro­motion et la protection des droits de l’Homme a affirmé que les gouvernements de­vaient mobiliser l’opinion publi­que, « en particulier à travers l’éducation, l’information et la formation, afin de parvenir à l’éradication complète des ces pratiques ».

Source : Amnistie Internatio­nale, La Lettre, janvier 2004

 

 

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