Fortement encouragées par le travail du Comité inter africain pour l’abolition des pratiques traditionnelles néfastes, les Nations Unies ont institué la journée du 6 février comme étant celle de la lutte contre les mutilations génitales féminines.
Les mutilations génitales féminines (MGF) désignent l’ablation de tout ou partie des organes génitaux féminins. El les consistent en l’excision du clitoris et parfois en l’ablation ou la suture des petites lèvres ou des grandes lèvres. Une ouverture minuscule est laissée pour le passage de l’urine et l’écoulement du sang menstruel. Cette opération peut provoquer des hémorragies, des infections, un état de choc et des douleurs violentes. Elle entraîne souvent à terme des difficultés lors des rapports sexuels et de l’accouchement. Dans de nombreux pays, cette pratique est associée aux rites de passage vers l’âge adulte. Elle est apparemment très répandue dans des pays comme le Burkina Faso, le Tchad, Dibouti, l’Égypte, l’Érythrée, la Gambie, l’Éthiopie, le Mali, le Nigéria, le Sierra Leone et la Somalie ainsi que dans certaines régions du Soudan. Elle est également signalée dans certaines populations de l’Asie du Sud. Selon l’Organisation mondiale de la santé, deux millions de fillettes sont soumises chaque année à cette expérience à la fois terrifiante et douloureuse. Entre 100 et 140 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales sous une forme ou une autre.
Cette pratique est combattue par des groupes de femmes en Afrique et dénoncée comme une violation du droit à l’ intégrité physique dans le reste du monde. Ses détracteurs considèrent que les mutilations génitales féminines constituent une forme particulièrement violente de contrôle du statut et de la sexualité des femmes. En août 2002, la Sous-commission des Nations Unies pour la promotion et la protection des droits de l’Homme a affirmé que les gouvernements devaient mobiliser l’opinion publique, « en particulier à travers l’éducation, l’information et la formation, afin de parvenir à l’éradication complète des ces pratiques ».
Source : Amnistie Internationale, La Lettre, janvier 2004




