Née d’une initiative de partenariat économique entre le Venezuela, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay, la nouvelle chaîne satellite d’information continue TeleSUR se veut un miroir culturel pour les pays latino-américains. Lancée le 24 juillet 2005 par le président vénézuélien Hugo Chàvez, la chaîne dont la mise en ondes est évaluée à près de 12,5 millions de dollars US ne fait pas l’unanimité : le gouvernement étasunien craint un déséquilibre de pouvoir dans les Amériques et la diffusion d’un contenu anti-américain. En riposte, TeleSUR soutient qu’environ « 90 % des contenus audiovisuels en Amérique latine étaient déjà le fruit de production nord-américaine ». Par ailleurs, TeleSUR se distingue des autres chaînes d’information continue en Amérique latine par le choix de ses sujets qui représentent la voix du peuple et l’absence de publicité la diffère des médias commerciaux. En réponse à la mauvaise volonté des médias nord-américains et sud-américains contrôlés par des multinationales privées, TeleSUR veut contrer le phénomène de concentration des médias et du contrôle des ondes par les États-Unis. La course vers la « décentralisation du pouvoir étasunien » n’est pas gagnée, certes, mais les efforts cumulés permettront de promouvoir le droit à une information locale qui touche directement les gens. En ce sens, le CRÉMI appuie cette initiative et encourage la population à en faire de même.
Sources : Le Devoir; juillet 2005, et magazine Trente, novembre 2005



