La pauvreté
Les Caisses Desjardins viennent d’annoncer que des frais fixes seront chargés aux personnes n’ayant pas un minimum de 5 000 $ dans leur compte d’épargne ! Ce montant était de 2 000 $ auparavant… Encore mie fois, les moins fortunés écopent d’une mesure administrative « punitive ». Pourtant, dans un même souffle, les Caisses annoncent en grande pompe qu’elles soutiennent différents projets de lutte à la pauvreté.
Et l’aide sociale au Québec…
Côté aide sociale, le gouvernement Charest a eu la bonté d’indexer ces prestations au coût de la vie. Petite information : les prestations des personnes aptes au travail ont été indexées de seulement 50 % Cet affront n’est qu’une autre facette des attaques contre ces personnes démunies. Cependant, le gel ou les faibles augmentations des prestations d’aide sociale des vingt dernières années effectués par les gouvernements en place (tant péquiste que libéral) ont diminué de plus de 30 % le pouvoir d’achat de ces personnes.
C’est donc dans ce contexte qu’Entrée Libre appuie la campagne actuelle du Front commun des personnes assistées sociales du Québec s’intitulant « Pour la couverture des besoins essentiels, il faut plus que des peanuts : INDEXER pleinement nos prestations ! »
Évidemment, nous ne le dirons pas assez, la pauvreté ne se limite pas aux personnes à l’aide sociale mais frappe de plein fouet plusieurs segments de la population : des milliers de travailleurs (et surtout travailleuses) au salaire minimum (ou à quelques sous au-dessus…), des milliers de personnes aînées, des prestataires d’assurance-chômage ou d’accident du travail, etc., des étudiantes et étudiants dépendants des programmes d’Emploi-Québec mal adaptés ou aux prises avec un système de prêts et bourses insuffisant, etc. Toutes ces personnes ont droit à un revenu décent et les gouvernements fédéral et provincial doivent y voir. Pour cela, il nous faudrait leur faire un peu et même beaucoup de pression pour qu’ils en tiennent compte. Les élections ne sont-elles pas, entre autres, faites pour ça ?
Et l’argent au fédéral…
La même journée que le gouvernement Harper nous dévoile un surplus de plus de 13,2 MILLIARDS, il nous annonce des coupures dans certains programmes touchant davantage des moins nantis : alphabétisation, recours juridique, condition féminine, etc. Évidemment, ces coupures s’ajoutent à toutes celles des dernières années faites au détriment des prestataires de l’assurance-emploi (vol « légal » de plus de 55 MILLIARDS des surplus de la caisse d’assurance-chômage), de l’absence d’annonce du renouvellement du programme IPAC s’adressant aux sans-abri, etc.
Pourtant, en 1989, la Chambre des communes a voté à l’unanimité une résolution visant à éliminer la pauvreté chez les enfants canadiens avant l’an 2000. Bof…
Dans le monde…
En ce début de siècle, 1,2 milliard de personnes vivent dans la pauvreté extrême (revenu de 1 $ ou moins par jour) et plus de 50 000 personnes meurent CHAQUE JOUR des causes reliées à la pauvreté ! Pourtant, notre monde n’a jamais été aussi riche ! Il est vrai que cette richesse se retrouve dans de moins en moins en moins de mains mais…
La pauvreté a différents visages et prend souvent des formes pernicieuses. Quel que soit son visage, nous devons la combattre partout, tout le temps et de différentes façons.




