Mont-Orford
Voilà que beaucoup d’analyses, commentaires, débats et mobilisations se sont tenus depuis l’annonce de la privatisation d’une partie du parc du Mont-Orford. Qui dit vrai ?
Bataille de chiffres, appel à la raison et aux sentiments, interventions politiques « bienveillantes », vision différente (pour ne pas dire contradictoire) du développement socio-économicoenvironnemental À LONG TERME, nous avons de tout dans ce débat. Difficile d’y se retrouver. Sans entrer dans un long réquisitoire contre le projet gouvernemental-privé, nous voudrions tout de même attirer l’attention des lecteurs et lectrices sur deux-trois éléments qui nous chicotent…
Mensonges, nuances et vérité…
Rappelons que la première phase de cette démarche a débuté avec le dévoilement d’un projet porté par M. L’Espérance visant à construire un nombre important de condos sur une partie du territoire du parc Orford, et ce, en échangeant la partie du terrain nécessaire à ce projet contre un autre terrain adjacent au parc. Petit problème : le terrain concerné n’appartenait même pas à M. L’Espérance ! Puis, face aux résistances de certains milieux, celui-ci est revenu à l’assaut avec un projet modifié contenant moins de condos tout en ayant amélioré certains éléments touchant l’environnement. À cette période, l’opposition à ces projets se constitue mais demeure dans un cercle plutôt restreint de personnes préoccupées par l’environnement.
À travers cette première saga du dossier Orford, les données sur la non-rentabilité de la gestion sous bail des activités récréatives se tenant sur les terrains de ce parc (particulièrement en ce qui concerne le ski) ainsi que la nécessité de créer de l’emploi sont régulièrement utilisées pour mousser le projet de condos. Pourtant, plusieurs intervenantEs du milieu contestent les chiffres avancés, même au sein d’alliés de M. l’Espérance< !
Et vlan, voilà le privé !
Quoiqu’important, le débat entourant le projet des condos a vite laissé place au projet de privatisation d’une partie de la montagne par le gouvernement Charest. En effet, dés l’annonce de ce projet, une levée de boucliers s’est fait sentir et a donné naissance à SOS Parc Orford. Plusieurs personnes qui n’avaient pas encore réagi se sont senties interpellées par cette annonce. Voilà que le gouvernement s’attaque à une partie du patrimoine québécois qui touche une seconde corde sensible du public, l’environnement.
Le projet semble, en apparence, brodé d’amateurisme et d’improvisation ; de données confuses à des déclarations parcellaires en passant par la démission du ministre responsable de ce dossier, M. Mulcair, le gouvernement ne cesse de « corriger le tir »… Ce projet semble donc sortir d’une boîte à surprise. Pourtant…
Pour nous, ce projet n’est que la continuité (de façon un peu plus débilitant; convenons-en…) des orientations gouvernementales qui voit dans le secteur privé rentable la réponse adéquate à tous nos problèmes : santé, éducation, routes, etc. Bref, le projet de privatisation d’une partie du Mont-Orford prend racine dans l’orientation fondamentale de ce gouvernement, le néolibéralisme.
En effectuant des liens…
Conséquemment à ce que nous venons d’énoncer, nous invitons les citoyens et citoyennes à bloquer le projet de privatisation d’une partie du Mont-Orford (ainsi que d’autres projets allant dans le même sens) tout en plaçant cette lutte dans une perspective plus large de remplacement du néolibéralisme par une société plus juste et plus équitable.
Bref, opposons la tête et le cœur du bien commun aux seuls intérêts financiers et économiques de ce monde I




