Au menu de la librairie Appalaches : Générations deboutte !

26 février 2026

Générations deboutte !

 

LA THÉORIE, UN AUTRE JOUR
JULIE DELPORTE, KARINE ROSSO, CHLOÉ SAVOIE-BERNARD, CAMILLE TOFFOLI, OLIVIA TAPIERO
ÉDITIONS DU REMUE-MÉNAGE

En 1988, les éditions du remue-ménage publient La théorie, un dimanche, un ouvrage de théorie féministe et de création qui aura été conçu autour de quelques années de rencontres et d’échanges où six femmes du milieu littéraire réfléchissaient ensemble.

Près de 40 ans après la parution de ce classique, cinq auteurices décident de reproduire le concept avec La théorie, un autre jour  : se retrouver pour parler de création, de théorie et de féminisme. Contraint·e·s par la pandémie, ielles se voient amené·e·s à remanier le plan. Les féministes discuteront par le biais des correspondances.

À travers les lettres écrites, la parole questionne, dénonce et, surtout, est livrée avec honnêteté et sensibilité. Mais, au cœur de ces textes à la fois intimes et théoriques, un conflit naît. Celui-ci soulève des échanges qui nous poussent à réfléchir au féminisme intersectionnel. Un rappel nécessaire pour prendre connaissance de nos angles morts et de nos privilèges.

 


LE MONDE EST À TOI
MARTINE DELVAUX
HÉLIOTROPE

Sous la forme d’une lettre fleuve adressée à sa fille de 14 ans, Martine Delvaux nous invite dans une relation intime et sincère.

L’autrice, féministe reconnue, interroge le leg d’une génération à l’autre  : les combats qu’elle a menés, les convictions qu’elle s’est forgées et qu’elle a souhaitées transmettre à sa fille au quotidien, que ce soit dans le commun de la vie ou lors de moments forts.

Ce texte sensible et sincère, côtoyant l’essai, s’il regorge d’une volonté maternelle et d’une force militante, laisse aussi place à l’interrogation. Dans quelle mesure souhaitons-nous léguer à nos enfants nos convictions ? Dans quelle mesure sommes-nous prêt·e·s à accepter qu’elles/ils vivent par elles/eux-même et se forgent leurs propres élans de pensées.

Enfin cette lettre est une ode à l’amour (entre une mère et sa fille) et au féminisme, l’un et l’autre se nourrissant mutuellement.

Touchant et inspirant.

…Qualificatifs que l’on peut attribuer à ce livre et plus généralement à son autrice !

 


AU BOUT DE NOTRE SANG
COLLECTIF
HAMAC, 2026

Certains phénomènes de la vie sont universels, communs, omniprésents et cependant auréolés d’un certain mystère  : la naissance, la mort, l’amour, par exemple. Ces thèmes ont été maintes et mainte fois abordés et exploités par la pensée et la fiction, le mystère reste.

Il y a un quasi-universel qui reste aussi mystérieux, porté presque exclusivement par des clichés et des stéréotypes, c’est celui de la ménopause. Et la première chose que constatent les directrices de ce collectif d’autrices, Marine Delvaux et Esther Laforce, c’est que le mystère tient ici sûrement du fait qu’il y a un silence presque total sur ce sujet, autant dans la fiction que la pensée.

La ménopause est certes un phénomène biologique mais c’est certainement sa construction sociale qui conditionne le plus les bouleversement que vit une femme à ce stade de sa vie. Parce que le cadre dans lequel se déroule ce moment de la vie des femmes en reste un patriarcal et le colonial. Dans Au bout de notre sang, c’est une multiplicité d’expériences de la ménopause qui nous est (enfin) livrée. Celle de la mère, de la soeur, de l’amante, de celle qui fût jeune fille, de celle qui est toujours en vie.

Une prise de parole inspirante.

 

 

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