Consommation responsable
La consommation responsable est un sujet de plus en plus populaire et un modèle de vie que plusieurs personnes adoptent de nos jours. Cela est dû à une multitude de facteurs, mais c’est, entre autres, grâce à l’avènement du commerce équitable. Au Québec, c’est l’organisme Équiterre qui a fait connaître ce concept, notamment par le biais de sa présidente, Laure Waridel, qui était présente au Salon du livre de l’Estrie, le 15 octobre dernier.
Bien que les gouvernements canadien et québécois, malgré leur « intérêt de plus en plus grand, voient [le commerce équitable] en général comme une initiative marginale », comme le souligne Laure Waridel, c’est tout de même un secteur de l’économie qui tend à se développer de plus en plus. Ayant démarré avec le café, il s’étend maintenant à d’autres produits alimentaires, aux vêtements, à l’artisanat, etc. Il existe même du jus d’orange équitable !
Acheter, c’est voter
Or, le commerce équitable va au-delà du produit et de la certification : il fait référence à une prise de position et au fait de poser une action en ce sens. « L’argent a un pouvoir politique », explique Laure Waridel. C’est ce qui me fait dire qu’acheter, c’est voter ! » Le monde capitaliste dans lequel nous vivons tournant autour de l’économie et de la consommation, c’est donc souvent en tant que consommateurs et consommatrices que nous pouvons prendre la parole et poser des gestes significatifs.
Et, bien que le fait d’acheter équitable soit une manière d’agir dans cette optique, il y a bien plus que l’on peut faire dans la vie de tous les jours. Consommer de façon responsable, c’est aussi choisir son moyen de transport (covoiturage, bus, vélo…), acheter ses vêtements usagers pour ne pas encourager les propriétaires de sweatshops, utiliser des sacs d’épicerie en tissu, rendre sa demeure plus efficace au niveau énergétique…
- « C’est aussi les gens qu’on choisit d’élire », ajoute Laure Waridel. « Il faut leur écrire, faire pression auprès d’eux. Ils considèrent que pour chaque lettre qu’ils reçoivent, ce sont 10 000 personnes qui ont cette opinion », souligne-t-elle, ajoutant qu’il faut également écrire des lettres d’opinions dans les journaux. La consommation responsable touche donc également à la participation au politique, à la prise en charge de son milieu, à l’expression de ses opinions en vue de faire bouger les choses.
Agir localement
Chacun et chacune, dans son milieu, peut agir en parlant et en promouvant des modèles de vie responsables et des trucs de consommation qui vont en ce sens. En ce qui concerne les achats, le choix de produits locaux est également une avenue. En plus de privilégier les petits commettes du coin au lieu des grandes chaînes, on peut recevoir les paniers du programme d’agriculture soutenue par la communauté (ASC) d’Équiterre, souligne Laure Waridel. « Et à Sherbrooke, vous avec TAFI & compagnie. » Effectivement, le petit commerce de la rue Wellington Nord offre une gamme de produits équitables, ainsi que des vêtements faits à partir de tissus recyclés.
Également, la prise en charge de son milieu et l’investissement des tribunes ainsi que des différents paliers politiques et publics est quelque chose que tous les citoyens et citoyennes peuvent et se doivent de faire pour que les choses changent. Parce que « les grandes choses commencent par les petits mouvements de citoyens », affirme Laure Waridel. Équiterre : http :// www.equiterre.org.



