Depuis Hiroshima, le nucléaire n’a pas cessé de progresser. Ce « poème-compte­-rendu » nous rappellera quel­ques erreurs sur ce parcours hasardeux.

Le nucléaire n’est pas comme la montagne dans le proverbe; si on ne vient pas à lui, il vien­dra à nous.

« 1954, Bikini : ‘Le dragon bienheureux’, bateau de pêche japonais qui croisait à 140 km au nord-est de Bikini, est touché par une averse de par­ticules radioactives. Plusieurs pêcheurs tombent malades et l’un d’eux meurt, victime de retombées de la première bombe H américaine opéra­tionnelle. »

Il s’agit d’être là, au bon mo­ment…

« Juin 1962, Alaska : Le stron­tium 90, produit redouté des retombées radioactives, est décelé dans les caribous de l’Alaska à des doses 10 à 20 fois plus concentrées que dans le cheptel (bétail) domestique. Le caribou est la viande or­dinaire des Esquimaux, dont l’organisme recèle 4 fois plus de strontium 90 que la dose moyenne relevée dans la population mondiale des zones tempérées du nord. »

N’importe où sur la terre…

« Novembre 1964, Lake Elliott, Ontario : Une enquête révèle que l’eau « potable » de Lake Elliott est radioactive. La ville puise son eau dans les deux lacs où les industries de l’uranium déversent leurs déchets. »

Pour que cette force sans com­mandant apparent.

« 22 mai 1973 à La Haye, de­vant la Cour Internationale de justice, le ministre australien déclare que « tout le monde en Australie, hommes, femmes, enfants, fœtus a dans son organisme des produits radioactifs des expériences françaises ainsi que d’autres expériences dans l’at­mosphère. »

S’installe dans nos artères sans trop de misère…

En 1979, un accident grave se produit à la centrale de Three miles Island en Pennsylvanie (USA), à quelques centaines de kilomètres de nous. La population en est informée en retard.

Hier encore, le fameux acci­dent de Chernobyl (avril 1986), entraîne l’évacuation de 40 000 personnes et contamine du même coup une bonne par­tie de l’Europe. Le lait, les fruits et les légumes devien­nent alors des produits dangereux. À Ottawa, la pluie contient six fois plus d’iodine radioactif que la norme con­sidérée acceptable.

Maintenant que la montagne est venue à nous, ne devrait-on pas réagir avant qu’elle ne nous écrase ?

Les textes cités sont tirés de « Répertoire des accidents nucléaires, 1945-1974, Écologie, rue Étienne Dolet, 45220 Château­renard, France.

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